- Pourquoi avoir réalisé cet exercice de prospective sur la Corse à horizon 2050 ? Quels objectifs poursuivez-vous ?
- L’assemblée de Corse s’est dotée d’un laboratoire de prospective, d’abord et avant tout, pour comprendre les grandes tendances de changement qui touchent déjà et vont toucher notre territoire dans les trois décennies à venir. Nous avons été impactés par la crise du COVID, puis par plusieurs tempêtes soudaines, dont celle de 2022 qui fut meurtrière, des épisodes de canicule et de sécheresse. Au-delà de ces évènements soudains, peu prévisibles, mais symptomatiques de bouleversements climatiques et sanitaires, il y a, de plus, des évolutions tendancielles sur le plan démographique, économique ou technologique que nous devons anticiper. Notre objectif est donc double : créer un outil pour anticiper autant que possible les changements à venir et leurs impacts sur le territoire, éclairer la décision publique et se mettre en capacité de penser les futurs possibles.
- Quels sont, selon vous, les enjeux et les défis globaux qui attendent la Corse ?
- Indiscutablement le changement climatique et l’évolution démographique sont deux tendances globales qui vont peser dans les 25 années à venir. Cela est confirmé par tous les experts que nous avons consultés. Mais les évolutions technologiques, qu’il s’agisse de nouvelles modalités de transport, de nouvelles énergies, de l’IA (Intelligence artificielle), joueront aussi un rôle majeur sur la façon dont nous produiront. Enfin, les questions géopolitiques prennent un tour nouveau ces derniers temps et risquent de provoquer de nouvelles conflictualités, notamment en Méditerranée, et nous serions, dès lors, potentiellement concernés. La question du positionnement géostratégique de la Corse risque de s’inviter dans notre quotidien.
- Quel sera l’impact du changement climatique pour l’île ?
- Les Trajectoires de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) estiment des augmentations de température de l’ordre de 2,7 degrés pour la Corse d’ici 2050. Il s’agit de moyennes, et les impacts ne seront pas pareils dans toutes les microrégions. De plus, cette élévation de température s’accompagnera d’évènements soudains, comme des canicules, des tempêtes, des inondations… avec des conséquences humaines, comme environnementales. Nos secteurs économiques seront touchés : la saison touristique ne sera plus la même, le comportement des touristes changera, l’agriculture devra s’adapter notamment en modifiant l’altitude des cultures, mais aussi les variétés cultivées. Nos comportements devront aussi évoluer en matière d’habitat : où construire ? Comment construire ? Sans parler des ressources en eau. L’outil, que nous avons construit, permet de poser les impacts systémiques de ce changement.
- En matière de démographie, la tendance actuelle, marquée par une croissance extérieure, va-t-elle se poursuivre ? Et avec quels effets ?
- La population augmente déjà sur la base d’un solde migratoire positif d’environ +4000 personnes par an, arrivant à titre principal de France continentale. La tendance devrait se poursuivre, selon l’INSEE, avec toutefois un ralentissement. De sorte que les estimations actuelles identifient un maximum de 420 000 habitants en 2070, et un scénario médian à 370 000. Concomitamment, la population vieillit et, compte tenu d’un taux de fécondité faible, il y aura plus de 2,4 seniors pour 1 jeune de moins de 20 ans en 2050, contre 1,2 aujourd’hui. Il va devenir compliqué de persister dans nos fonctionnements actuels ! Cela est un défi à relever sur les plans économique et social.
- Dans ce contexte, quelles seront les conséquences sur la crise du foncier et du logement ?
- Loger, nourrir, éduquer ou aider de plus en plus de monde est un défi en soi pour le décideur public. Sans compter les transformations sociologiques qui font débat. La croissance démographique est positive en théorie sur le long terme si un projet de société solide est proposé, mais, à court et moyen termes, la pression sur les ressources, notamment la terre, crée des tensions. Nous n’y échappons pas. La question du logement abordable et celle de terres destinées à la production agricole se posent. La Collectivité de Corse s’est déjà engagée sur ses sujets, en réflexion comme en action.
- Globalement, comment voyez-vous l’évolution de l’économie insulaire ? Sa dépendance envers le tourisme va-t-elle s’accentuer ?
- Plusieurs scenarii sont possibles : la poursuite de la spécialisation touristique qui crée de la croissance, mais génère aussi de nombreux effets pervers dont la pression foncière et immobilière et la dépendance extrême à un seul secteur. Une bifurcation vers un ou deux secteurs stratégiques - numérique ou autre - avec un repositionnement du tourisme qui reste le moteur économique. Une diversification économique avec un tourisme de niche, plusieurs secteurs innovants dans le numérique, les industries culturelles et créatives à fort contenu en capital humain et tous fortement exportateurs…
- L’autre problématique concerne les transports, mais aussi la connectivité. Qu’est-ce que l’IA par exemple peut apporter aux Corses ?
- Les mécanismes sous-jacents, risques et opportunités, de l’IA sont encore peu connus. Mais les experts consultés, dont certains sont intervenus dans le cadre d’une conférence publique que nous avons organisée à Bastia en juillet 2025, nous ont indiqué que l’IA peut nous permettre de transformer notre organisation du travail, de développer des industries créatives, d’accroître notre productivité, de sonder nos marchés, de gérer des ressources rares, etc. À condition de ne pas subir ces mutations technologiques, mais d’en être des acteurs éclairés, à la fois facilitateurs de leur développement et régulateurs de leurs risques, l’IA ouvre ainsi des champs d’opportunités importants pour la Corse.
- Concernant les dynamiques institutionnelles, quel est l’enjeu ?
- Nous avons considéré plusieurs niveaux institutionnels : le mondial, l’européen, le national et le local. Si on se place dans la tendance actuelle, on assiste à la fois à une polarisation forte à l’échelle mondiale, une montée du protectionnisme et un retour à la recentralisation des compétences et des moyens par réflexe sécuritaire. Ce n’est guère optimiste pour les territoires et les régions ! Pour autant, comme en économie, en géopolitique, il y a des cycles. 25 ans c’est long. Le cycle actuel peut se retourner bien avant cette échéance. C’est pour cela que nous avons envisagé tout autant la tendance au « retour des Empires », des Etats-nations que les phénomènes de décentralisation. Pour la Corse, accroître ses compétences est clairement une opportunité pour augmenter sa réactivité et sa résilience face aux chocs, tout en ayant en tête que son positionnement stratégique en Méditerranée peut être valorisé.
- Toutes ces tendances sont soumises à beaucoup d’incertitudes. A quelles ruptures peut-on s’attendre ?
- Par définition, les ruptures sont imprévisibles. Mais en l’état actuel de nos réflexions, la question géopolitique, la question des nouvelles connectivités, et les défis de l’identité individuelle et collective peuvent induire des bifurcations importantes.
- En réponse à ces défis, vous envisagez quatre scénarii possibles et très différents. Le premier est très pessimiste, voire inquiétant ?
- Le premier cumule toutes les contraintes et toutes les vulnérabilités. Une évolution terrible, mais faire de la prospective, c’est aussi penser l’impensable.
- Le second scénario, à peine plus réjouissant, trace une croissance appauvrissante. Qu’entendez-vous par là ?
- Le concept de croissance appauvrissante décrit une trajectoire de création de richesses matérielles qui s’accompagne d’inégalités sociales, territoriales, d’externalités négatives sur le plan environnemental. Aujourd’hui, notre croissance est tirée par la croissance démographique de nature exogène et le tourisme… Elle s’accompagne d’effets pervers que nous ne voulons pas voir, mais que nous déplorons de manière schizophrénique. Sans une action publique forte, la situation de 2025 se transformera en scénario 2.
- Le troisième scénario, plus positif, table sur un repositionnement stratégique. Lequel ?
- Il s’agit d’identifier un ou deux secteurs créateurs de richesse, basés sur du capital humain, et de nouvelles technologies, y compris pour faire face au changement climatique ou au vieillissement de la population. Il y a, en Corse, aujourd’hui, de jeunes entrepreneurs dans des productions immatérielles de très niveau technologique, qui exportent dans le monde entier. Donc, c’est faisable. Mais cela n’exclut en rien la présence d’une agriculture et d’une pêche de qualité, comme d’un secteur touristique plus durable.
- Le quatrième enjeu n’est-il pas, à l’inverse, trop optimiste ?
- Les quatre scenarii sont disjoints, facialement du pire au meilleur, mais chacun porte aussi des avantages comme des éléments plus contrastés. La réalité sera certainement un entre-deux, selon ce que les décideurs présents et futurs anticiperont et surtout agiront au lieu de réagir. Ce quatrième futur fait partie des possibles. Il est fondé sur la connaissance. Il faut être optimiste ! Je reprendrai les mots d’Hannah Arendt qui pourtant avait vécu les horreurs de l’Allemagne nazie : « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible ! ». Dans cette perspective, la formation et le capital humain sont des variables motrices.
- Quels enseignements tirez-vous de ce travail prospectif ?
- La Corse va affronter des bouleversements qui sont déjà en marche, comme le changement climatique et la croissance démographique. Elle suit en cela des tendances partagées par les territoires méditerranéens. Elle a, comme atout, une cohésion sociale encore forte, une identité culturelle riche et des ressources naturelles qu’elle doit préserver. Ce travail prospectif souligne aussi la nécessité absolue de développer nos réseaux de coopération, nos bases de données pour mieux piloter notre trajectoire et surtout notre capacité d’innovation.
Propos recueillis par Nicole MARI.
Pour plus d’informations, retrouvez les quatre scenarii sur le site de la Collectivité de Corse.
https://www.isula.corsica/assemblea/docs/rapports/2026E1011-annexe.pdf
- L’assemblée de Corse s’est dotée d’un laboratoire de prospective, d’abord et avant tout, pour comprendre les grandes tendances de changement qui touchent déjà et vont toucher notre territoire dans les trois décennies à venir. Nous avons été impactés par la crise du COVID, puis par plusieurs tempêtes soudaines, dont celle de 2022 qui fut meurtrière, des épisodes de canicule et de sécheresse. Au-delà de ces évènements soudains, peu prévisibles, mais symptomatiques de bouleversements climatiques et sanitaires, il y a, de plus, des évolutions tendancielles sur le plan démographique, économique ou technologique que nous devons anticiper. Notre objectif est donc double : créer un outil pour anticiper autant que possible les changements à venir et leurs impacts sur le territoire, éclairer la décision publique et se mettre en capacité de penser les futurs possibles.
- Quels sont, selon vous, les enjeux et les défis globaux qui attendent la Corse ?
- Indiscutablement le changement climatique et l’évolution démographique sont deux tendances globales qui vont peser dans les 25 années à venir. Cela est confirmé par tous les experts que nous avons consultés. Mais les évolutions technologiques, qu’il s’agisse de nouvelles modalités de transport, de nouvelles énergies, de l’IA (Intelligence artificielle), joueront aussi un rôle majeur sur la façon dont nous produiront. Enfin, les questions géopolitiques prennent un tour nouveau ces derniers temps et risquent de provoquer de nouvelles conflictualités, notamment en Méditerranée, et nous serions, dès lors, potentiellement concernés. La question du positionnement géostratégique de la Corse risque de s’inviter dans notre quotidien.
- Quel sera l’impact du changement climatique pour l’île ?
- Les Trajectoires de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) estiment des augmentations de température de l’ordre de 2,7 degrés pour la Corse d’ici 2050. Il s’agit de moyennes, et les impacts ne seront pas pareils dans toutes les microrégions. De plus, cette élévation de température s’accompagnera d’évènements soudains, comme des canicules, des tempêtes, des inondations… avec des conséquences humaines, comme environnementales. Nos secteurs économiques seront touchés : la saison touristique ne sera plus la même, le comportement des touristes changera, l’agriculture devra s’adapter notamment en modifiant l’altitude des cultures, mais aussi les variétés cultivées. Nos comportements devront aussi évoluer en matière d’habitat : où construire ? Comment construire ? Sans parler des ressources en eau. L’outil, que nous avons construit, permet de poser les impacts systémiques de ce changement.
- En matière de démographie, la tendance actuelle, marquée par une croissance extérieure, va-t-elle se poursuivre ? Et avec quels effets ?
- La population augmente déjà sur la base d’un solde migratoire positif d’environ +4000 personnes par an, arrivant à titre principal de France continentale. La tendance devrait se poursuivre, selon l’INSEE, avec toutefois un ralentissement. De sorte que les estimations actuelles identifient un maximum de 420 000 habitants en 2070, et un scénario médian à 370 000. Concomitamment, la population vieillit et, compte tenu d’un taux de fécondité faible, il y aura plus de 2,4 seniors pour 1 jeune de moins de 20 ans en 2050, contre 1,2 aujourd’hui. Il va devenir compliqué de persister dans nos fonctionnements actuels ! Cela est un défi à relever sur les plans économique et social.
- Dans ce contexte, quelles seront les conséquences sur la crise du foncier et du logement ?
- Loger, nourrir, éduquer ou aider de plus en plus de monde est un défi en soi pour le décideur public. Sans compter les transformations sociologiques qui font débat. La croissance démographique est positive en théorie sur le long terme si un projet de société solide est proposé, mais, à court et moyen termes, la pression sur les ressources, notamment la terre, crée des tensions. Nous n’y échappons pas. La question du logement abordable et celle de terres destinées à la production agricole se posent. La Collectivité de Corse s’est déjà engagée sur ses sujets, en réflexion comme en action.
- Globalement, comment voyez-vous l’évolution de l’économie insulaire ? Sa dépendance envers le tourisme va-t-elle s’accentuer ?
- Plusieurs scenarii sont possibles : la poursuite de la spécialisation touristique qui crée de la croissance, mais génère aussi de nombreux effets pervers dont la pression foncière et immobilière et la dépendance extrême à un seul secteur. Une bifurcation vers un ou deux secteurs stratégiques - numérique ou autre - avec un repositionnement du tourisme qui reste le moteur économique. Une diversification économique avec un tourisme de niche, plusieurs secteurs innovants dans le numérique, les industries culturelles et créatives à fort contenu en capital humain et tous fortement exportateurs…
- L’autre problématique concerne les transports, mais aussi la connectivité. Qu’est-ce que l’IA par exemple peut apporter aux Corses ?
- Les mécanismes sous-jacents, risques et opportunités, de l’IA sont encore peu connus. Mais les experts consultés, dont certains sont intervenus dans le cadre d’une conférence publique que nous avons organisée à Bastia en juillet 2025, nous ont indiqué que l’IA peut nous permettre de transformer notre organisation du travail, de développer des industries créatives, d’accroître notre productivité, de sonder nos marchés, de gérer des ressources rares, etc. À condition de ne pas subir ces mutations technologiques, mais d’en être des acteurs éclairés, à la fois facilitateurs de leur développement et régulateurs de leurs risques, l’IA ouvre ainsi des champs d’opportunités importants pour la Corse.
- Concernant les dynamiques institutionnelles, quel est l’enjeu ?
- Nous avons considéré plusieurs niveaux institutionnels : le mondial, l’européen, le national et le local. Si on se place dans la tendance actuelle, on assiste à la fois à une polarisation forte à l’échelle mondiale, une montée du protectionnisme et un retour à la recentralisation des compétences et des moyens par réflexe sécuritaire. Ce n’est guère optimiste pour les territoires et les régions ! Pour autant, comme en économie, en géopolitique, il y a des cycles. 25 ans c’est long. Le cycle actuel peut se retourner bien avant cette échéance. C’est pour cela que nous avons envisagé tout autant la tendance au « retour des Empires », des Etats-nations que les phénomènes de décentralisation. Pour la Corse, accroître ses compétences est clairement une opportunité pour augmenter sa réactivité et sa résilience face aux chocs, tout en ayant en tête que son positionnement stratégique en Méditerranée peut être valorisé.
- Toutes ces tendances sont soumises à beaucoup d’incertitudes. A quelles ruptures peut-on s’attendre ?
- Par définition, les ruptures sont imprévisibles. Mais en l’état actuel de nos réflexions, la question géopolitique, la question des nouvelles connectivités, et les défis de l’identité individuelle et collective peuvent induire des bifurcations importantes.
- En réponse à ces défis, vous envisagez quatre scénarii possibles et très différents. Le premier est très pessimiste, voire inquiétant ?
- Le premier cumule toutes les contraintes et toutes les vulnérabilités. Une évolution terrible, mais faire de la prospective, c’est aussi penser l’impensable.
- Le second scénario, à peine plus réjouissant, trace une croissance appauvrissante. Qu’entendez-vous par là ?
- Le concept de croissance appauvrissante décrit une trajectoire de création de richesses matérielles qui s’accompagne d’inégalités sociales, territoriales, d’externalités négatives sur le plan environnemental. Aujourd’hui, notre croissance est tirée par la croissance démographique de nature exogène et le tourisme… Elle s’accompagne d’effets pervers que nous ne voulons pas voir, mais que nous déplorons de manière schizophrénique. Sans une action publique forte, la situation de 2025 se transformera en scénario 2.
- Le troisième scénario, plus positif, table sur un repositionnement stratégique. Lequel ?
- Il s’agit d’identifier un ou deux secteurs créateurs de richesse, basés sur du capital humain, et de nouvelles technologies, y compris pour faire face au changement climatique ou au vieillissement de la population. Il y a, en Corse, aujourd’hui, de jeunes entrepreneurs dans des productions immatérielles de très niveau technologique, qui exportent dans le monde entier. Donc, c’est faisable. Mais cela n’exclut en rien la présence d’une agriculture et d’une pêche de qualité, comme d’un secteur touristique plus durable.
- Le quatrième enjeu n’est-il pas, à l’inverse, trop optimiste ?
- Les quatre scenarii sont disjoints, facialement du pire au meilleur, mais chacun porte aussi des avantages comme des éléments plus contrastés. La réalité sera certainement un entre-deux, selon ce que les décideurs présents et futurs anticiperont et surtout agiront au lieu de réagir. Ce quatrième futur fait partie des possibles. Il est fondé sur la connaissance. Il faut être optimiste ! Je reprendrai les mots d’Hannah Arendt qui pourtant avait vécu les horreurs de l’Allemagne nazie : « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible ! ». Dans cette perspective, la formation et le capital humain sont des variables motrices.
- Quels enseignements tirez-vous de ce travail prospectif ?
- La Corse va affronter des bouleversements qui sont déjà en marche, comme le changement climatique et la croissance démographique. Elle suit en cela des tendances partagées par les territoires méditerranéens. Elle a, comme atout, une cohésion sociale encore forte, une identité culturelle riche et des ressources naturelles qu’elle doit préserver. Ce travail prospectif souligne aussi la nécessité absolue de développer nos réseaux de coopération, nos bases de données pour mieux piloter notre trajectoire et surtout notre capacité d’innovation.
Propos recueillis par Nicole MARI.
Pour plus d’informations, retrouvez les quatre scenarii sur le site de la Collectivité de Corse.
https://www.isula.corsica/assemblea/docs/rapports/2026E1011-annexe.pdf









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