Hélène Beretti, entourée de militants de Core In Fronte, annonce l'alliance avec la liste nationaliste menée par Gilles Simeoni à Bastia.
- La rumeur qui courait depuis plusieurs semaines est confirmée. Pourquoi Core in Fronte et vous-même avez décidé de participer à la liste menée par Gilles Simeoni ?
- La rumeur courait parce qu’effectivement Core in Fronte a été approché par Gilles Simeoni pour devenir partenaire sur la ville de Bastia lors des prochaines municipales, comme il y a d’autres alliances avec Femu a Corsica dans d’autres communes de Corse. Notre participation est le fruit d’un travail. Elle a nécessité de travailler sur un programme et aussi sur ce qui, pour nous, fait notre ADN, c’est-à-dire les fondamentaux patriotiques. À partir du moment où nous avons réussi à nous entendre sur ce recentrage-là et sur le fait que la tête de la liste porte ces fondamentaux, il nous a paru nécessaire d’y aller. Les élections municipales, c’est aussi là où le nationalisme peut montrer qu’il est porteur d’espoir pour la vie quotidienne des gens. Il fallait qu’on soit présent.
- C’est la première fois que Core in Fronte passe de l’opposition politique à la gestion publique. Est-ce un pas majeur qui est franchi ?
- Oui. Personnellement avec d’autres militants de Core in Fronte, nous pensons qu’il est très important maintenant d’entrer dans le concret de la gestion publique pour activer les leviers qui sont en phase avec les idées que nous portons. Il faut aller de l’idée à l’action et de l’action au quotidien des gens. Il est important qu’on l’incarne et qu’on le pratique. Pour moi, c’est d’autant plus évident que c’est mon quotidien professionnel. C’est vraiment une volonté d’être dans l’action et dans le concret. S’allier avec des gens qui ont une obédience autonomiste sur un projet, c’est quelque chose qui a pu se faire sereinement.
- Quels sont les points d’accord avec Femu a Corsica ?
- Ce sont des points d’accord sur les éléments du programme. Un mot, qui les résume bien, est : « Bastia, cità corsa ». Cela signifie que nous sommes d’accord pour remettre les fondamentaux de notre identité au centre de la gestion municipale. Ne serait-ce que pour l’attribution de logements sociaux où il faut privilégier les Bastiais. Il faut essayer d’utiliser des leviers pour que ce soit un fait réel et qu’on ne soit pas systématiquement dépendant de sociétés nationales qui font venir des gens du parc de Marseille ou d’ailleurs au détriment de notre population. Ça non ! Nous ne le voulons pas ! Nous voulons essayer de faciliter l’accès au logement pour les Bastiais et de faire de Bastia une ville vivante, pas une ville de valise. Nous voulons faire reculer le Airbnb spéculatif pour éviter que des quartiers ne se dépeuplent et pour permettre à des jeunes de venir s’y installer. Tous ces leviers, sur lesquels nous insistons, relèvent de la gestion concrète municipale.
- Vous avez également évoqué, comme priorité, la défense de l’artisanat et du petit commerce. Avez-vous trouvé un point d’accord ?
- Oui. C’est un autre point qui, pour nous, est fondamental et sur lequel nous nous sommes accordés avec Gilles Simeoni, Femu a Corsica et les autres partenaires. Le fait que Bastia est une ville dans laquelle il reste encore un tissu artisanal et commercial avec des petits commerces de proximité qu’il faut préserver. Ces petits commerces sont aujourd’hui en grande difficulté. Une ville est comme un organisme vivant, elle évolue, mais l’évolution n’est pas en faveur du petit commerce, de ce tissu économique qui est une immense richesse parce que les centres de consommation ont tendance à se déplacer hors des villes. Le panier de la ménagère n’est pas extensible.
- Quelles solutions proposez-vous ?
- Il faut des politiques municipales qui permettent de ramener la population en ville. Il faut des politiques de transports, des investissements, des aménagements urbains, des politiques culturelles qui permettent de stabiliser et de maintenir la population. C’est, pour nous, aussi quelque chose de fondamental. Nous sommes convaincus qu’il est possible d’agir, même si les outils municipaux ne nous permettent pas de légiférer, il y a quand même des leviers d’intervention qu’il est nécessaire d’activer pour aboutir à ce type de résultat. On peut aussi envisager Bastia comme une capitale culturelle qui met en avant son patrimoine linguistique et religieux qui est exceptionnel. Ce sont des leviers sur lesquels nous souhaitons peser et agir. Nous voulons être aussi l’aiguillon systématique pour proposer et porter des projets.
- Vous êtes pressentie pour être seconde sur la liste. Le confirmez-vous ?
- Ma place sur la liste, ce sera à Gilles Simeoni de l’annoncer. Je serai en situation de responsabilité avec d’autres militants. Je ne serai pas la seule représentante de Core In Fronte.
- Combien et quels militants de Core In Fronte seront présents sur la liste ?
- Il y aura quatre à cinq représentants de Core In Fronte. Je ne peux pas vous donner encore les noms, le travail est en cours dans la section. Je tiens à insister sur le fait que nous n’avons pas parlé de nom, seul le mien a été avancé parce que j’ai été désignée pour porter le message de Core In Fronte. Ce qui est entendu, c’est que la tête de la liste aura une obédience nationaliste.
- Core in Fronte aura-t-il des postes d’adjoints ?
- Oui, certainement, au moins un. Je le répète, ce n’est pas ce que nous avons travaillé le plus, nous avons vraiment travaillé sur le programme. Après évidemment pour peser, pour impulser, il faut être aux responsabilités. Et ces responsabilités passent par des délégations ou des postes d’adjoint. Nous le savons, Gilles Simeoni le sait. Mais là où il y a vraiment quelque chose de fort, c’est le fait que deux entités politiques distinctes se mettent ensemble pour porter une dynamique, et cette dynamique est recentrée sur des fondamentaux qui sont des fondamentaux d’identité. On ne peut pas ignorer l’évolution de la ville, - même si une ville est, comme je l’ai dit, en perpétuelle évolution -, avec la masse des gens qui arrivent de l’extérieur. Le fait que le cœur de ville se dépeuple n’est pas spécifique à Bastia, ce sont des problématiques qui existent partout en France et en Europe. Ce sont des choses sur lesquelles nous pensons que notre identité nationaliste est de nature à donner un espoir. Lorsqu’on l’affirme dans les politiques publiques, c’est une façon de maintenir un cœur de ville bastiais corse avec des Bastiais qui sont heureux d’être là et à qui ça profite.
- Comment s’annonce cette campagne ?
- Il faut convaincre, écouter beaucoup. Je ne suis pas une habituée de la politique, je suis plutôt une habituée des dossiers et des projets, mais j’arrive avec mes convictions et mon envie de réussir. C’est pareil pour nos militants. Nous espérons que les électeurs nous feront confiance. Et s’ils nous font confiance, nous assumerons les responsabilités. C’est le jeu de la démocratie.
Propos recueillis par Nicole MARI.
- La rumeur courait parce qu’effectivement Core in Fronte a été approché par Gilles Simeoni pour devenir partenaire sur la ville de Bastia lors des prochaines municipales, comme il y a d’autres alliances avec Femu a Corsica dans d’autres communes de Corse. Notre participation est le fruit d’un travail. Elle a nécessité de travailler sur un programme et aussi sur ce qui, pour nous, fait notre ADN, c’est-à-dire les fondamentaux patriotiques. À partir du moment où nous avons réussi à nous entendre sur ce recentrage-là et sur le fait que la tête de la liste porte ces fondamentaux, il nous a paru nécessaire d’y aller. Les élections municipales, c’est aussi là où le nationalisme peut montrer qu’il est porteur d’espoir pour la vie quotidienne des gens. Il fallait qu’on soit présent.
- C’est la première fois que Core in Fronte passe de l’opposition politique à la gestion publique. Est-ce un pas majeur qui est franchi ?
- Oui. Personnellement avec d’autres militants de Core in Fronte, nous pensons qu’il est très important maintenant d’entrer dans le concret de la gestion publique pour activer les leviers qui sont en phase avec les idées que nous portons. Il faut aller de l’idée à l’action et de l’action au quotidien des gens. Il est important qu’on l’incarne et qu’on le pratique. Pour moi, c’est d’autant plus évident que c’est mon quotidien professionnel. C’est vraiment une volonté d’être dans l’action et dans le concret. S’allier avec des gens qui ont une obédience autonomiste sur un projet, c’est quelque chose qui a pu se faire sereinement.
- Quels sont les points d’accord avec Femu a Corsica ?
- Ce sont des points d’accord sur les éléments du programme. Un mot, qui les résume bien, est : « Bastia, cità corsa ». Cela signifie que nous sommes d’accord pour remettre les fondamentaux de notre identité au centre de la gestion municipale. Ne serait-ce que pour l’attribution de logements sociaux où il faut privilégier les Bastiais. Il faut essayer d’utiliser des leviers pour que ce soit un fait réel et qu’on ne soit pas systématiquement dépendant de sociétés nationales qui font venir des gens du parc de Marseille ou d’ailleurs au détriment de notre population. Ça non ! Nous ne le voulons pas ! Nous voulons essayer de faciliter l’accès au logement pour les Bastiais et de faire de Bastia une ville vivante, pas une ville de valise. Nous voulons faire reculer le Airbnb spéculatif pour éviter que des quartiers ne se dépeuplent et pour permettre à des jeunes de venir s’y installer. Tous ces leviers, sur lesquels nous insistons, relèvent de la gestion concrète municipale.
- Vous avez également évoqué, comme priorité, la défense de l’artisanat et du petit commerce. Avez-vous trouvé un point d’accord ?
- Oui. C’est un autre point qui, pour nous, est fondamental et sur lequel nous nous sommes accordés avec Gilles Simeoni, Femu a Corsica et les autres partenaires. Le fait que Bastia est une ville dans laquelle il reste encore un tissu artisanal et commercial avec des petits commerces de proximité qu’il faut préserver. Ces petits commerces sont aujourd’hui en grande difficulté. Une ville est comme un organisme vivant, elle évolue, mais l’évolution n’est pas en faveur du petit commerce, de ce tissu économique qui est une immense richesse parce que les centres de consommation ont tendance à se déplacer hors des villes. Le panier de la ménagère n’est pas extensible.
- Quelles solutions proposez-vous ?
- Il faut des politiques municipales qui permettent de ramener la population en ville. Il faut des politiques de transports, des investissements, des aménagements urbains, des politiques culturelles qui permettent de stabiliser et de maintenir la population. C’est, pour nous, aussi quelque chose de fondamental. Nous sommes convaincus qu’il est possible d’agir, même si les outils municipaux ne nous permettent pas de légiférer, il y a quand même des leviers d’intervention qu’il est nécessaire d’activer pour aboutir à ce type de résultat. On peut aussi envisager Bastia comme une capitale culturelle qui met en avant son patrimoine linguistique et religieux qui est exceptionnel. Ce sont des leviers sur lesquels nous souhaitons peser et agir. Nous voulons être aussi l’aiguillon systématique pour proposer et porter des projets.
- Vous êtes pressentie pour être seconde sur la liste. Le confirmez-vous ?
- Ma place sur la liste, ce sera à Gilles Simeoni de l’annoncer. Je serai en situation de responsabilité avec d’autres militants. Je ne serai pas la seule représentante de Core In Fronte.
- Combien et quels militants de Core In Fronte seront présents sur la liste ?
- Il y aura quatre à cinq représentants de Core In Fronte. Je ne peux pas vous donner encore les noms, le travail est en cours dans la section. Je tiens à insister sur le fait que nous n’avons pas parlé de nom, seul le mien a été avancé parce que j’ai été désignée pour porter le message de Core In Fronte. Ce qui est entendu, c’est que la tête de la liste aura une obédience nationaliste.
- Core in Fronte aura-t-il des postes d’adjoints ?
- Oui, certainement, au moins un. Je le répète, ce n’est pas ce que nous avons travaillé le plus, nous avons vraiment travaillé sur le programme. Après évidemment pour peser, pour impulser, il faut être aux responsabilités. Et ces responsabilités passent par des délégations ou des postes d’adjoint. Nous le savons, Gilles Simeoni le sait. Mais là où il y a vraiment quelque chose de fort, c’est le fait que deux entités politiques distinctes se mettent ensemble pour porter une dynamique, et cette dynamique est recentrée sur des fondamentaux qui sont des fondamentaux d’identité. On ne peut pas ignorer l’évolution de la ville, - même si une ville est, comme je l’ai dit, en perpétuelle évolution -, avec la masse des gens qui arrivent de l’extérieur. Le fait que le cœur de ville se dépeuple n’est pas spécifique à Bastia, ce sont des problématiques qui existent partout en France et en Europe. Ce sont des choses sur lesquelles nous pensons que notre identité nationaliste est de nature à donner un espoir. Lorsqu’on l’affirme dans les politiques publiques, c’est une façon de maintenir un cœur de ville bastiais corse avec des Bastiais qui sont heureux d’être là et à qui ça profite.
- Comment s’annonce cette campagne ?
- Il faut convaincre, écouter beaucoup. Je ne suis pas une habituée de la politique, je suis plutôt une habituée des dossiers et des projets, mais j’arrive avec mes convictions et mon envie de réussir. C’est pareil pour nos militants. Nous espérons que les électeurs nous feront confiance. Et s’ils nous font confiance, nous assumerons les responsabilités. C’est le jeu de la démocratie.
Propos recueillis par Nicole MARI.
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