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Michel Barat : "La cinquième place, sinon rien"


Rédigé par Jacques RENUCCI le Jeudi 19 Octobre 2017 à 12:43 | Modifié le Jeudi 19 Octobre 2017 - 23:52


L'ancien recteur, un temps pressenti pour mener la liste En Marche, ne participera pas à la campagne de l'élection territoriale du mois de Décembre s'il ne figure pas en bonne position


(Archives CNI)
(Archives CNI)
- On constate dans ce qui serait la préparation de la « liste présidentielle » une certaine confusion. Qu'en est-il exactement ?
-La réalité chronologique des choses tient en quelques mots : plusieurs personnes du mouvement En Marche corse, dont en particulier monsieur Orlandi, ont prononcé mon nom pour prendre la tête de liste. A la suite de cela, j'ai été convié par Marc Ferracci à un rendez-vous. Nous étions dans la deuxième quinzaine d'août. Je l'ai rencontré, nous avons discuté ; il me souhaitait sur la liste. Je lui ai dit que j'étais d'accord à condition d'occuper une position éligible. Il m'a répondu qu'on souhaitait pour moi un peu plus, autrement dit de prendre en charge la première place. Il ne faut donc pas dire que ma désignation est partie de Paris, elle est partie de la Corse et ensuite Paris a été intéressé. A la suite de cela, il y a eu des revirements comme François Orlandi qui m’a déconseillé de me rendre à la réunion de Corte du mois d’ Août ; comme par hasard depuis je n'arrivais d'ailleurs pas à entrer vraiment en contact avec eux...


Selon la direction du parti, le scénario s'est écrit autrement..
- Les propos d'Arnaud Leroy, membre de la direction d' En Marche, rapportés dans la presse locale, sont totalement faux. Je n’ai rarement vu une telle mauvais foi à croire qu’Arnaud Leroy se venge de je ne sais quels déboires dans ses fonctions politiques. Ses propos sont méprisants non seulement pour moi mais pour les Corses. Il nuit totalement à LREM dans notre île. Je lui ai envoyé un SMS, avec copie au conseil politique du Président Macron et à son directeur de cabinet, lui signifiant que son intervention était scandaleusement mensongère et relevait de la malhonnêteté. Je ne pense pas que ces manières de faire aient reçu le moindre accord des vrais responsables. En toute sincérité, je pense que j'étais le meilleur candidat. L’attitude de M. Leroy montre qu’il faut continuer les efforts pour construire le parti dont la création ex nihilo relève déjà de l’exploit. Leroy comme ancien apparatchik du PS, représente encore ce que chez Macron on appelle « l'ancien monde », et qui en a gardé les comportements.  


-  Et ensuite ?
- Face à l'agitation grandissante, une partie de la gauche non communiste s'est réunie, en pensant qu’une investiture Barat aurait son assentiment et qu’au contraire celle d’ Orsucci risquait d’entraîner une liste dissidente. Le groupe de Corte, qui rassemble des zuccarellistes, des giacobbistes, des sociaux-démocrates, des macronistes et d'autres, considère Orsucci comme trop proche des nationalistes ; ils m’on reçu pour entendre mon point de vue. Apparemment, mon intervention leur avait donné satisfaction.
 
 
- Où en êtes-vous aujourd'hui ?
- Ma position est claire : je n’irai pas bien entendu sur une liste dissidente. J’irai volontiers sur la liste LREM pour laquelle j’avais sollicité l’investiture mais à condition d’y figurer au moins à la cinquième place. Autrement je resterai chez moi. Cela semble logique, naturel, car j’aurais pu conduire la liste et dans ce cas j'aurais tout naturellement proposé à Jean-Charles Orsucci la troisième place. Cela dit, l'éventualité que je ne sois pas sur la liste serait une erreur politique majeure et trahirait un sectarisme contraire à l’état d’esprit du macronisme et risquerait de coûter beaucoup de voix. Mais je ne veux contraindre personne. Mes relations avec Jean-Charles Orsucci sont amicales et le demeureront. Mais en cas de refus je resterais tranquillement chez moi.
 

- N'êtes-vous pas parti trop tôt ?
- Au contraire ! Face à moi, les réseaux étaient déjà montés. Lorsque les représentants d'En Marche sont venus me solliciter, je n'avais plus beaucoup d'espace d'action. Mais cet espace aurait pu suffire dans la logique d'un tel engagement. L'ADN du macronisme, c'est assurer l’entrée en politique de la société civile et lui donner l'appui d'éléments plus aguerris. Si on n'a pas d'hommes politiques sur une liste, on n'a aucune chance, si on n'a que des hommes politiques, on n'en a aucune tout autant, tant leur image est dégradée. Il faut donc réaliser l'amalgame. S'il y a confusion aujourd'hui, elle n'est pas de mon fait. J'ai toujours été clair. J'ai fait ce que je disais, j'ai dit ce que je faisais. Je reste sur ce principe.



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