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Marcheschi plonge le Palais des Gouverneurs de Bastia dans les ténèbres…


le Samedi 4 Juillet 2015 à 01:59 | Modifié le Samedi 4 Juillet 2015 - 14:05


En présence de Philippe Perfetti - adjoint délégué à la mise en valeur du patrimoine, de Mattea Lacave - adjointe déléguée à la culture, à l'ouverture au monde méditerranéen et à la langue corse, et de Ivana Polisini - adjointe déléguée à la politique éducative, Gilles Simeoni - maire de Bastia et Elisabeth Cornetto - conservateur en chef, ont dévoilé en fin de journée, au sein du musée de la ville, l'exposition "Abîmes Abysses" de l'artiste Jean-Paul Marcheschi.


Après avoir investi le Palais Fesch d'Ajaccio en 2000 avec  son exposition "Riveder le stelle", Jean-Paul Marcheschi revient dans la lumière de la scène artistique insulaire en présentant ses créations au sein du Palais des Gouverneurs de sa ville natale, du 04 juillet au 04 octobre. Immergé dans un univers monochrome hypnotique et angoissant, le visiteur sillonne les moindres recoins du musée, les salles nobles et claires mais aussi carcérales et les fortifications, à la découverte d'un important ensemble d'oeuvres nouvelles (majoritairement conçues pour la citadelle de Bastia) comme "Le gouffre", "La chapelle de l'apparition de l'ange", ou encore "Le lac du sommeil de l'oubli".

Né à Bastia au numéro 12 de la rue Spinola, un 17 février  de l'année 1951, "la ville se devait de lui rendre hommage en l'accueillant en son sein" explique Gilles Simeoni, tout en soulignant que "U Palazzu di U Guvernatori, cet écrin aux murs chargés d'Histoire, confère au parcours artistique une dimension encore plus forte". "Abîmes Abysses" n'est pas seulement une exposition de peintures et de sculptures, c'est un itinéraire poétique que l'artiste propose, révélateur d'une grande part de sa cosmologie intime, imprégnée de références méditerranéennes" souligne Elisabeth Cornetto.

Partagé entre la Corse, les îles de la Méditerranée l'Italie et Paris, Jean-Paul Marcheschi, peintre de formation techniquement classique, à la suite d'un séjour à Stromboli, se forme à l'usage du feu. Jouant de la flamme comme d'un pinceau et d'un ciseau. L'artiste peintre-sculpteur, à la renommée internationale, exposant depuis 1988, réalise actuellement "Rodin, Dante, l'Enfer" qui sera présenté dès l'automne 2016 au sein du musée Rodin à Paris.


Informations pratiques :
Du 04 juillet au 04 octobre 2015
Musée de la Ville de Bastia

Itinéraire du visiteur :
Le parcours de l’exposition s’inscrit dans la logique de La Divine Comédie de Dante : on part des ténèbres pour remonter progressivement vers la lumière.

- Rez-de-chaussée
L’exposition ouvre par 333 visages nouveaux, extraits du projet de 11.000 portraits de l’humanité

- 1er sous-sol
Le chant des âmes errantes (premier abîme)
Le gouffre ou Le promontoire des étoiles, Contemplation de la nuit par un grand ensemble d’animaux sculptés (oiseaux, tortues, sangliers, etc.)
Le chant des suicidés (Dante, De l’enfer, chant XIII)
L’arbre, la chute d’un corps dans l’air noir (deuxième abîme)
Le chemin de lumière
Il se compose autour du récit de Dante dans la Divine Comédie relatant le dernier voyage d’Ulysse (chant XXVI de L’Enfer).
Des antiphonaires rétroéclairés, forment un chemin qui conduit aux citernes.

- 2e sous-sol
La chapelle de l’apparition de l’ange
Des nombreux extraits du Phâo seront projetés sur le mur sud dont Le frère visité par l'ange, L’amphithéâtre des morts, Le rêve, Le plongeur de Paestum ...
Sur fond d’éclair fractal, le film de Gilles Perru, Le veilleur, en grande partie tourné en Corse, retraçant les principales étapes de l’œuvre de Jean-Paul Marcheschi.

- Entresol
La salle des astres clairs et des immatériaux
Boîtes à lumière et sculptures de suie sur plexiglass
Au centre Le lac des trois météores et, de part et d'autre, deux grandes compositions : à gauche des Ur-visages, arcanes de la nuit ; à droite, un ensemble important extrait des 11.000 nuits
Le lac du sommeil et de l’oubli accompagné de pages d'antiphonaires disposées sur l'un des murs; sur l'autre, un extrait de la suite Stromboli
Le studiolo (La salle des livres rouges) fait l'objet d'un investissement total de l’espace; sur des lutrins sont disposés des livres rouges ouverts et, au-dessus, des pages de livres peints
L'ensemble est surplombé d'un grand vitrail d'où l’on aperçoit la terre
La salle des tempêtes, des feux rouges, du sanglier
La salle du fond de l’eau où seront évoqués les phénomènes de photoluminescence, les organismes du fond de l'eau : coelacanthes, posidonies, coraux...
Iles, orizzonte oscuro, hauts-reliefs paysages




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