Dans l'attente d'un projet de mixité sociale, le site d'A Quercetta accueille temporairement des personnes dans le besoin.
En juillet 2024, la commune faisait l’acquisition de l’ancien village de vacances A Quercetta, au hameau de Trinité, pour y monter un programme immobilier à des fins de mixité sociale. Le projet est toujours d’actualité, mais l’an dernier, la réalité a toqué à la porte du CCAS : il y avait urgence à loger des personnes en situation de précarité. Sans perdre de temps - et sans non plus nuire au projet initial, qui suit son cours - quatre des dix-sept logements d’A Quercetta ont pu être remis aux normes, et ainsi offrir temporairement un toit à ces Porto-Vecchiais dans le besoin.
"Mettre une limite"
Cette mise à disposition auprès du CCAS arrivant à échéance le 1er juillet prochain, il a été proposé aux élus porto-vecchiais de renouveler la convention pour une durée d’un an et d’y adjoindre un cinquième logement, de type T4, toujours sur le site d’A Quercetta. Sécuriser un logement d’urgence supplémentaire pour des personnes en difficulté, une simple formalité ? Pas pour Georges Mela, qui redoute l’escalade : « Il faut mettre une limite, sinon on va se retrouver face à des difficultés qui ne feront que grandir, et il faudra reloger l’ensemble de ces personnes, sur demande du CCAS », anticipe l’ancien maire de Porto-Vecchio, tout en suggérant que la problématique soit gérée à l’échelle de la communauté de communes. Surtout, selon lui, il convient de bien regarder qui bénéficie de ces logements d’urgence : « Si on avait la possibilité de faire le tri, exclusivement pour les Porto-Vecchiais qui sont ici, eh bien j’applaudirais des deux mains. Le problème, c’est qu’il n’y a pas que des Porto-Vecchiais qui sont ici. Il y en a beaucoup d’autres. »
« Tri dans la misère »
« On n’accueille pas un flot d’envahisseurs dans ces logements d’urgence, lui a rétorqué Didier Lorenzini, à la fois vice-président du CCAS et adjoint au maire en charge de l’action sociale. Ce sont surtout des personnes âgées qui les occupent. Plutôt des gens de chez nous qui sont en difficulté et qu’on a logés, parce qu’on ne pouvait pas décemment les laisser dehors. » Les réticences de Georges Mela, le deuxième groupe d’opposition Paesu Vivu, ne les partage pas, et il l’a fait savoir par la voix du Guy-Marc Nicolaï : « On ne peut pas dire en face à une dame qui est dans le besoin : "désolé, on a dit qu’on s’arrêtait à cinq logements, donc on ne peut plus vous prendre en charge". Et je préfère voir des gens logés et accueillis que de les voir s’agglutiner devant les supermarchés en faisant la manche. » Fixer un quota de logements d’urgence à ne pas dépasser ? « Je ne trouve pas ça très humain, a lâché Michel Giraschi, le 1er adjoint en charge du logement. Si on avait eu sept logements d’urgence exploitables, on en aurait demandé sept, et pas cinq. N’oublions pas qu’il y a 870 demandes de logements sociaux sur la commune, souvent des personnes qui sont dans une situation de détresse ou de précarité, qui vivent en surrocupation de leur logement, dans des conditions insalubres ou dans des mobil-homes. Après, je vous laisse le soin de faire le tri dans la misère et de savoir qui est corse, porto-vecchiais, un peu porto-vecchiais ou pas encore... »
En dépit des divergences, chacun s’est accordé à reconnaître la défaillance de l’État sur la question, qui a la compétence du logement d’urgence, « mais ne l’assume pas, du point de vue des infrastructures », regrette Didier Lorenzini. Le projet immobilier d'A Quercetta devant voir le jour à la fin de l'année 2027, nul doute que la problématique du logement d'urgence à Porto-Vecchio reviendra très vite sur la table.
"Mettre une limite"
Cette mise à disposition auprès du CCAS arrivant à échéance le 1er juillet prochain, il a été proposé aux élus porto-vecchiais de renouveler la convention pour une durée d’un an et d’y adjoindre un cinquième logement, de type T4, toujours sur le site d’A Quercetta. Sécuriser un logement d’urgence supplémentaire pour des personnes en difficulté, une simple formalité ? Pas pour Georges Mela, qui redoute l’escalade : « Il faut mettre une limite, sinon on va se retrouver face à des difficultés qui ne feront que grandir, et il faudra reloger l’ensemble de ces personnes, sur demande du CCAS », anticipe l’ancien maire de Porto-Vecchio, tout en suggérant que la problématique soit gérée à l’échelle de la communauté de communes. Surtout, selon lui, il convient de bien regarder qui bénéficie de ces logements d’urgence : « Si on avait la possibilité de faire le tri, exclusivement pour les Porto-Vecchiais qui sont ici, eh bien j’applaudirais des deux mains. Le problème, c’est qu’il n’y a pas que des Porto-Vecchiais qui sont ici. Il y en a beaucoup d’autres. »
« Tri dans la misère »
« On n’accueille pas un flot d’envahisseurs dans ces logements d’urgence, lui a rétorqué Didier Lorenzini, à la fois vice-président du CCAS et adjoint au maire en charge de l’action sociale. Ce sont surtout des personnes âgées qui les occupent. Plutôt des gens de chez nous qui sont en difficulté et qu’on a logés, parce qu’on ne pouvait pas décemment les laisser dehors. » Les réticences de Georges Mela, le deuxième groupe d’opposition Paesu Vivu, ne les partage pas, et il l’a fait savoir par la voix du Guy-Marc Nicolaï : « On ne peut pas dire en face à une dame qui est dans le besoin : "désolé, on a dit qu’on s’arrêtait à cinq logements, donc on ne peut plus vous prendre en charge". Et je préfère voir des gens logés et accueillis que de les voir s’agglutiner devant les supermarchés en faisant la manche. » Fixer un quota de logements d’urgence à ne pas dépasser ? « Je ne trouve pas ça très humain, a lâché Michel Giraschi, le 1er adjoint en charge du logement. Si on avait eu sept logements d’urgence exploitables, on en aurait demandé sept, et pas cinq. N’oublions pas qu’il y a 870 demandes de logements sociaux sur la commune, souvent des personnes qui sont dans une situation de détresse ou de précarité, qui vivent en surrocupation de leur logement, dans des conditions insalubres ou dans des mobil-homes. Après, je vous laisse le soin de faire le tri dans la misère et de savoir qui est corse, porto-vecchiais, un peu porto-vecchiais ou pas encore... »
En dépit des divergences, chacun s’est accordé à reconnaître la défaillance de l’État sur la question, qui a la compétence du logement d’urgence, « mais ne l’assume pas, du point de vue des infrastructures », regrette Didier Lorenzini. Le projet immobilier d'A Quercetta devant voir le jour à la fin de l'année 2027, nul doute que la problématique du logement d'urgence à Porto-Vecchio reviendra très vite sur la table.
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