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Le festival du film politique, une première nationale à Porto-Vecchio


Rédigé par Pierre BERETTI le Mardi 17 Octobre 2017 à 17:49 | Modifié le Mardi 17 Octobre 2017 - 18:09


Porto-Vecchio accueillera la première édition du festival du film politique du 26 au 29 octobre. Une compétition de qualité sera proposée à un jury tout aussi éminent et à la presse ainsi qu’une rétrospective minutieusement sélectionnée par Karl Zéro destinée au public qui peut voter dès aujourd’hui sur internet. De nombreuses surprises sont au rendez vous comme le concert d’I Mantini qui viendra ponctuer l’évènement.


Le festival du film politique, une première nationale à Porto-Vecchio
C’est une première nationale. Le premier festival du film politique est né en Corse. Aux manettes, deux couples co-fondateurs, d’une part Karl Zéro et Daisy D’Errata, d’autre part Jérôme Paoli et Anne-Catherine Mendez. De nombreux partenaires privés ont contribué à l’organisation de cette manifestation mais aussi, bien évidemment, le secteur public avec le Département de la Corse-du-Sud, la CTC et la mairie de Porto-Vecchio. Le maire Georges Mela n’est pas peu fier d’accueillir l’évènement.
 

« Si nous faisons l’annonce du festival à Ajaccio, c’est pour exprimer de manière symbolique la dimension régionale de celui-ci. A l’origine de ce projet, il y a eu une simple discussion entre amis lors d’un dîner. Je suis heureux que Porto-Vecchio ouvre la voie d’un festival que nous espérons pérenne. Le lieu s’y prête merveilleusement bien avec notre cinémathèque régionale. Cette dernière porte le nom de Jean-Paul de Rocca Serra qui a marqué 50 ans de politique sur notre île. On pense également à Jean-Pierre Mattei, cinéphile et ancien élu municipal. Porto-Vecchio est donc une ville qui est un carrefour idéal entre la politique et le cinéma. Nous recevrons de nombreuses personnalités dans le jury de toutes sensibilités. Malgré l’échéance territoriale qui approche, ce festival veut s’inscrire dans une pluralité politique et aller au delà des clivages partisans ».
 

« Un festival du film politique, apolitique ! »
Une première nationale voire internationale donc pour un festival du film politique en Corse. Le chef d’orchestre local Jérôme Paoli a travaillé de nombreuses années avec Karl Zéro qu’on ne présente plus. Si on pouvait penser que ce festival est né en Corse en raison de l’origine de son co-fondateur, il n’en est rien. « La Corse est une région au sein de laquelle la politique a une importance quotidienne qu’on ne retrouve pas ailleurs, souligne Jérôme Paoli. On parle aisément de ce sujet sérieusement ou plus simplement au hasard des rencontres. Les autres régions sont moins empreintes de cet intérêt. Par ailleurs, évidemment nous avions l’ambition de donner un écho international à ce festival. C’est une belle vitrine pour notre île et nous espérons que les années à venir accueilleront à la fois des politiciens mais aussi des acteurs et réalisateurs de renom. C’est un travail de long haleine mais nous nourrissons l’espoir de donner à ce festival du film politique la même dimension que le festival de Cannes. Pour autant, nous avons sélectionné un jury dans lequel aucune mouvance politique n’est privilégiée. C’est un festival du film politique, apolitique ! »
 
La compétition ou la loi du plus fin contre la loi du plus fort
La présidente d’honneur du jury est d’origine corse et Secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes. En effet, Marlène Schiappa incarnera la parité et aura la charge de conduire les débats autour de la compétition. Le festival du film politique présentera six films en compétition : « Entre deux rives » de Kim-Ki duk, « Le jeune Karl Marx » de Raoul Peck, « Après la guerre » d’Annarita Zambrano, « Chez nous » de Lucas Belvaux, « Made in France » de Nicolas Boukhrief et « Le Caire » de Tarik Saleth. Ces films ont été minutieusement sélectionnés sous la houlette de Daisy d’Errata, compagne et collaboratrice de Karl Zéro.
 
« Il y a un fil conducteur dans le choix des films en compétition. Il s’agit de personnages qui se retrouvent à un moment donné dans l’impossibilité de répondre à quelque chose qui est plus fort qu’eux. Jean-Benjamin de Laborde disait qu’en politique il y a la loi du plus fort et celle du plus fin. Nos films en compétition mettent en regard ces deux forces qui s’opposent et cette lutte du personnage (le plus fin) face au pouvoir qui le dépasse ».
 
Le public invité à voter sur internet
En charge de la rétrospective, Karl Zéro a concocté un cocktail détonnant avec des surprises au programme puisque le festival à peine naissant à déjà un impact sur la sphère cinématographique. « Lors de nos démarches pour créer notre jury, nous avons eu quelques observations assez drôles sur la localisation en Corse d’un film politique. On a suggéré qu’il y avait un danger, une prise de risque dans le choix géographique. Bien sur le cliché écarté, le festival et la Corse ont été largement validés. Nous avions sélectionné des films mais le festival a déjà fait du bruit et nous avons été contactés par des réalisateurs qui désiraient nous proposer leur film. Ainsi, d’autres films qui n’étaient pas programmés à l’origine viendront s’ajouter. La rétrospective que nous proposons est également une compétition ».
 
En effet, si la compétition précédemment citée est destinée au prix de la presse et à celui du jury, la rétrospective est destinée exclusivement au public qui peut voter d’ores et déjà sur internet. Sont proposés les films suivants : « le Président » d’Henri Verneuil, « La conquête » de Xavier Durringer, « Il Divo » de Paolo Sorrentino, « Emmanuel Macron : les coulisses d’une victoire » de Yann L’Hénoret, « Edouard, mon pote de droite » de Laurent Cibien, Le Candidat de Niels Arestrup, Edmond Siméoni : l’esprit militant » de Pierre-Antoine Beretti (qui ouvrira le festival), « I Am Not Your Negro » de Raoul Peck, « Snowden » de Oliver Stone et « Bienvenue Mister Chance » de Hal Hashby.
D’autres films seront proposés hors compétition comme « Une femme douce » de Sergei Loznitsa, « Moi et le Che » de Patrice Gautier, « Votez pour moi » de Omar Mebrouk et Florian Pannetier et « Unfair game » de Thomas Huchon.
 
Le jury : Marlène Schiappa, Niels Arestrup, Edmond Siméoni, Jean Lassale, Clément Dumoulin, Xavier Durringer, Jean-Paul Huchon, Joey Starr et Yann Moix.
 
Infos et vote du public : www.festivaldufilmpolitique.com



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