Le dessin est sobre, presque silencieux. Pourtant, le message est lourd. Avec cette illustration titrée « Démographie : plus de décès que de naissances », Battì met en image une réalité désormais bien installée en Corse : avec le nombre de morts, pas toujours naturelles qui se succèdent " à un rythme incontrôlable" comme le dirait Battì, le solde naturel est négatif.
Sur le dessin, trois hommes portent un cercueil sous une pluie persistante. Ce cercueil ne représente pas seulement un mort. Il symbolise la Corse elle-même, ou plus précisément une société insulaire qui vieillit et se contracte. La marche est lente, pénible, entravée par l’eau. Rien ne presse, mais rien ne s’arrête non plus. Comme si l’issue était connue.
Les mots choisis renforcent le propos. « Esse » - être, exister - renvoie à une question centrale de l’histoire corse : celle de la survie, de la continuité, de la transmission. « Exister a toujours été un gros palindrome en Corse », écrit Battì. Une formule qui suggère un mouvement circulaire, une impression d’avancer sans jamais vraiment sortir de l’impasse. Les générations passent, les problèmes demeurent.
Enfin, le « Chì disgrazia ! » n’est ni un slogan ni un cri de colère. C’est une lamentation. Une manière de dire que le constat est là, visible, partagé, mais que la réponse collective peine à émerger.
Derrière le trait d’humour noir et la métaphore funéraire, Battì pointe une question centrale : que devient une société qui enterre plus qu’elle ne met au monde, et qui semble s’y résigner ? Le dessin ne propose pas de solution. Il agit comme un miroir. À chacun, ensuite, d’y regarder plus longtemps que le temps d’un sourire amer.
Sur le dessin, trois hommes portent un cercueil sous une pluie persistante. Ce cercueil ne représente pas seulement un mort. Il symbolise la Corse elle-même, ou plus précisément une société insulaire qui vieillit et se contracte. La marche est lente, pénible, entravée par l’eau. Rien ne presse, mais rien ne s’arrête non plus. Comme si l’issue était connue.
Les mots choisis renforcent le propos. « Esse » - être, exister - renvoie à une question centrale de l’histoire corse : celle de la survie, de la continuité, de la transmission. « Exister a toujours été un gros palindrome en Corse », écrit Battì. Une formule qui suggère un mouvement circulaire, une impression d’avancer sans jamais vraiment sortir de l’impasse. Les générations passent, les problèmes demeurent.
Enfin, le « Chì disgrazia ! » n’est ni un slogan ni un cri de colère. C’est une lamentation. Une manière de dire que le constat est là, visible, partagé, mais que la réponse collective peine à émerger.
Derrière le trait d’humour noir et la métaphore funéraire, Battì pointe une question centrale : que devient une société qui enterre plus qu’elle ne met au monde, et qui semble s’y résigner ? Le dessin ne propose pas de solution. Il agit comme un miroir. À chacun, ensuite, d’y regarder plus longtemps que le temps d’un sourire amer.
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