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Le STC du Crous de Corse alerte sur les effectifs et l’impact des décisions nationales


La rédaction le Mercredi 4 Février 2026 à 19:14

Le STC du Crous de Corse a tenu, mercredi matin à Corte, une conférence de presse pour dénoncer les conséquences des décisions nationales relatives au plafond d’emplois, jugées inadaptées aux réalités du service public étudiant en Corse



(STC)
(STC)
Le syndicat s’est notamment exprimé après la réponse de la présidente du Cnous à un courrier adressé en novembre 2025, confirmant une réduction prévisionnelle de deux équivalents temps plein en 2026. Une position que le STC estime « inacceptable, tant sur le fond que sur la méthode ».
Selon l’organisation syndicale, cette décision intervient alors que l’activité du Crous de Corse est en constante augmentation. « On donne au Crous de Corse de plus en plus de missions, de plus en plus de responsabilités, sans lui donner les effectifs nécessaires pour les mettre en œuvre dans des conditions acceptables », affirme le STC.
Le syndicat rappelle plusieurs évolutions majeures à venir, dont l’ouverture programmée de deux nouvelles résidences universitaires en 2026, l’augmentation continue de l’activité de restauration et le développement d’activités spécifiques fortement consommatrices en personnel. Il souligne également l’impact du dispositif du repas à zéro euro pour les étudiants boursiers corses.


À ces éléments s’ajoute l’annonce de la généralisation du repas à 1 euro pour tous les étudiants à compter de mai 2026. En Corse, grâce au soutien financier de la Collectivité de Corse, cette mesure pourrait ramener le prix du repas à zéro euro pour l’ensemble des étudiants. Une évolution qui, selon le STC, entraînera « une explosion du nombre de repas servis » et « une charge de travail supplémentaire considérable pour les agents ».
Le syndicat indique qu’entre 2018 et 2026, le Crous de Corse aura perdu 11 ETP, soit près de 17 % des effectifs, alors même que la fréquentation des restaurants universitaires atteint des niveaux records. « Cette situation est de nature à générer des risques psychosociaux importants », prévient-il, évoquant une dégradation des conditions de travail et, à terme, du service rendu aux étudiants.


Le STC estime par ailleurs que « les spécificités de la Corse ne sont ni reconnues, ni intégrées, ni respectées » dans les arbitrages nationaux. Il demande le maintien du plafond d’emplois, la non-comptabilisation des contrats étudiants dans celui-ci, l’adaptation des décisions nationales aux réalités insulaires et des moyens supplémentaires pour accompagner la généralisation du repas à 1 euro.
« Les personnels sont déterminés à se faire entendre », conclut le syndicat, qui assure qu’il mettra « tout en œuvre afin que ses demandes soient prises en compte par le Cnous ».