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Le GFCA héroïque face à Poitiers se qualifie pour les ½ finales du championnat de France (3-2)


Rédigé par Vincent Marcelli le Mardi 17 Avril 2018 à 21:59 | Modifié le Mercredi 18 Avril 2018 - 00:23


Au terme d’un match sensationnel, le GFCA, qui a réalisé l’une des prestations les plus abouties de son histoire s’est imposé en deux heures et demi et cinq sets face à une équipe poitevine redoutable. Pour la quatrième fois, le Gaz disputera une demi-finale du championnat de France.


(Photo Marcu-Antone Costa)
(Photo Marcu-Antone Costa)
Play-offs Quarts de finale retour
Salle du Palatinu
GFCA bat Poitiers 3-2
Spectateurs : 1200 environ
GFCA :  Takaniko, Lacassie, Carle, Dailey, Radic, Gonzales. Libero : Exiga. Ent : F.Ferrandez
Poitiers : Geiler, Al Hachadi, Bjelica Zimmerman, Kokkinakis, Koelewijn- libero : Barai- ent : B.Donat.
Arbitre : MM.Dejaiad et Juan
Evolution du score : 20-25 (28’). 25-16 (26’), 26-24 (32’), 17-25 (29’)


Sensationnel, extraordinaire, fantastique ! Les qualificatifs manquent pour qualifier la performance du GFCA face à Poitiers. Un match abouti, du suspense, de la qualité, un mental d’acier, un coaching gagnant, tous les ingrédients étaient réunis pour une fête dont on se souviendra longtemps dans les rangs ajacciens…
Un à un,  balle au centre ! Dix jours après sa victoire aux forceps (3-2) et trois jours après un match retour perdu sèchement (3-0), le GFCA reçoit Poitiers pour un match d’appui dont le vainqueur se hissera dans le dernier carré du championnat de France.
Le premier set donne le tempo de la rencontre. Les deux équipes démarrent sur les chapeaux de roue. Des deux côtés, on veut mettre la pression psychologique sur l’adversaire en remportant cette manche initiale. Si les deux équipes se neutralisent d’entrée (4-4), l’équipe ajaccienne, pourtant bien rentrée, flanche quelque peu à la suite d’un point plus que litigieux (double touche adverse). La qualité de service, les échanges plus fluides et le bloc adverse font le reste. A ce jeu, les Poitevins creusent rapidement l’écart (4-8…8-12) et enfoncent même le clou, aidés en cela par un collectif insulaire en dedans (l’absence de Mineiro se fait sentir), un bloc dépassé et des fautes directes au service (3 dans ce set). L’adversaire parvient sans encombre au money-time (13-20). L’apport de Morgado, Petrov et surtout Castard apporte plus de fraîcheur aux Gaziers. Et avec la force mentale qu’on lui connaît, le GFCA, qui concède 9 balles de set à 16-24 en sauve la bagatelle de quatre avant de céder sur une balle astucieuse de Geiler (20-25).
Le public du Palatinu a compris qu’il lui fallait aider ses protégés. Uni comme un seul homme, il pousse les « rouge et bleu ». Et c’est un autre match qui débute. La réponse du berger à la bergère en quelque sorte. Cette fois,  ce sont les « rouge et bleu » qui prennent les devants (4-1, 5-2, 6-3). Avec un collectif qui se met au diapason, la sentence ne se fait guère attendre (8-4 au premier temps mort technique). Ce qui n’est pas du goût du coach adverse qui en demande un second. Logique car le GFCA est dans un temps fort et déterminé à faire boire la tasse à des Poitevins complètement dépassés. Résultat, un nouveau 8-4 pour conforter l’avance au second temps mort technique (16-8). Le Gaz retrouve une excellente qualité de service et une grinta d’enfer. Difficile, dans cette furia, pour Poitiers qui ne peut que constater les dégâts (20-11) tant il est vrai que ce GFCA-là récite un volley quasi-parfait. Malgré un retour adverse, les Ajacciens finissent le boulot grâce à un Carle décisif au bon moment (24-16),  Comme un symbole, Brett Dailey  remet les pendules à l’heure d’un smatch rageur (25-16).

(Photos Marcu-Antone Costa)
Une fin de troisième set exceptionnelle
Tout est à refaire dans un match où l’intensité va monter d’un cran. Takaniko donne le la d’une troisième manche épique. Le GFCA fait la course en tête (3-1, 4-2, 5-3) avant de se laisser rejoindre puis dépasser par des Poitevins qui parviennent à contrer Gonzalez en bout de filet (6-8). Sentant le danger, le Palatinu en remet une couche. Mais Al Hachadi revient fort (10-14). Et le collectif adverse vire en tête au second temps mort technique (12-16). La course-poursuite s’amorce alors pour des Ajacciens en folie. Carle aligne six points  et le Gaz recolle au bon moment dans un Palatinu en feu (18-18, 20-20). Malgré cette furia, les Ajacciens ne parviennent pas à enchaîner. Bjelica assure au service (20-23). Feu de paille !  Dans une fin de set extraordinaire, Carle continue d’allumer, la réception ajaccienne est héroïque et Le Gaz revient du diable vauvert (23-23, 24-24). Malgré Al Hachadi, les Poitevins ne peuvent résister. Morgado, qui réalise une partie de très haut niveau, donne une balle de 2-1 aux Gaziers (25-24). Le contre dehors de Bjelica donne l’avantage aux Diables rouges (26-24).
La tension est à son comble à l’entame de la quatrième manche. Les deux équipes s’offrent des fautes directes. Al Harachi chambre le Palatinu à la suite bel ace et l’adversaire prend les devants au premier temps mort technique (6-8). Le Marocain sort le grand jeu au mauvais moment. Face à son timing et sa qualité d’attaque en bout de filet (18 points à ce moment du match), le GFCA fait de la résistance (11-16). Le débat reste très âpre même si la perspective de disputer une cinquième manche se profile. Mais le Gaz ne l’entend pas de cette oreille. Takaniko sort deux services-missiles et les Ajacciens tentent de grappiller (14-18, 15-19, 16-20). Peine perdue, Poitiers assure la fin de manche face à des « rouge et bleu » qui semblent se préparer à jouer leur saison sur une manche en quinze points (16-22). Kokkinakis offre sept balles d’égalisation à sets partout. La première est la bonne sur une attaque de Geiler (17-25).


Takaniko libère le Palatinu
On a donc recours, comme il y a dix jours, au set décisif pour départager les deux équipes. Sauf que cette fois, il s’agit d’attribuer un billet pour les demi-finales. Le GFCA débute mieux (3-1) avec un Fred Ferrandez qui tente le coup de poker d’aligner deux pointus (Castard et Gonzalez). Un choix judicieux contrarié par les attaques d’Al Hachari (4-6). Dans un Palatinu en folie à chaque point, le Gaz reprend les devants (7-6) et vire en tête au changement de camp (8-7). Le suspense est haletant, chaque point vaut de l’or. Les deux contres meurtriers de Lacassie, homme du tie-break, félicité par son coach, mettent la salle en transe (10-7). En difficulté sur les réceptions adverses, le Gaz lâche du lest (10-9, 11-10) et à la suite d’une faute directe de Lacassie, Poitiers recolle (11-11, 12-12). Gonzalez sort un point important au GFCA (13-12). Mais dans la foulée, Carle trouve le filet (13-13). Le Gaz va alors nous offrir un finale hitckockien en obtenant quatre balles de match. A chaque fois, et malgré les coups de boutoirs de Gonzalez, Poitiers, qui en obtenu une, résiste. Sur une faute de Geiler au service, la 4e est la bonne. Takaniko libère le Palatinu (19-17).
Place, désormais à Tours, samedi. Une bonne nouvelle n’arrivant pas seule, la victoire de Paris sur Montpellier qualifie directement le GFCA pour la coupe d’Europe…




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