Sous un soleil éclatant et dans une rigueur parfaitement maîtrisée, le quartier Raffalli a accueilli ce 30 avril une cérémonie de Camerone d’une grande tenue, organisée au millimètre. Autour des légionnaires du 2e Régiment Étranger de Parachutistes, la journée a rassemblé un large parterre d’invités et d’autorités, venus honorer l’un des rendez-vous les plus emblématiques de la Légion étrangère.
Dans une mise en scène protocolaire sans faille, se côtoyaient autorités civiles, militaires et religieuses, élus locaux et représentants institutionnels. Parmi eux, le préfet de Haute-Corse Michel Prosic, le préfet de région Eric Jalon, le sous-préfet de Calvi Yannick Scalzotto, ainsi que plusieurs maires de Balagne, Ange Santini, Étienne Suzzoni, Pierre Guidoni, Jean-Marie Seité et du député Francois-Xavier Ceccoli, avaient pris place aux côtés de nombreux invités de marque.
La solennité du dispositif, la précision des enchaînements et la rigueur du cérémonial ont donné à cette commémoration une dimension à la fois impressionnante et profondément symbolique, à la hauteur de l’histoire et des valeurs portées par Camerone.
Une mémoire vivante tournée vers le présent
Plus qu’un hommage historique, la cérémonie de Camerone s’inscrit dans une continuité. Celle d’un esprit, forgé dans l’adversité, transmis génération après génération. Face aux légionnaires rassemblés, le récit du combat de 1863 a rappelé le sacrifice du capitaine Danjou et de ses hommes, devenus le symbole d’un engagement sans faille.
En introduisant son propos, Alice Rufo, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, a immédiatement replacé cet héritage dans une lecture actuelle. « C’est un évènement de résistance. Camerone, c’est la fête traditionnelle de la Légion, mais surtout une célébration du courage face à la plus grande adversité. Cet esprit de résistance qui anime la Légion est quelque chose de très fort, qui doit inspirer bien au-delà ».
Une parole politique face aux réalités du terrain
Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes, Alice Rufo a tenu à ancrer cette cérémonie dans l’actualité des engagements militaires français. Elle a rendu hommage aux soldats récemment tombés en opération.
« Nous avons rendu hommage à ces militaires tombés au Liban et au Kurdistan irakien. Leur engagement pour la paix et la sécurité est essentiel. S’en prendre à des soldats de maintien de la paix, c’est attaquer la paix elle-même, et c’est extrêmement grave ».
Elle a également insisté sur l’importance stratégique des forces françaises, notamment en Méditerranée. « Le 2e REP est un régiment de pointe, engagé sur de nombreux théâtres extérieurs. Dans une période marquée par le retour des conflits, la présence de nos forces est essentielle pour la stabilité ».
Évoquant enfin son lien personnel avec la Balagne, elle a ajouté. « J’ai des attaches ici, c’est un territoire auquel je suis fidèle. Comme on dit à Calvi Semper Fidelis. Et cette cérémonie en est une illustration forte ».
Dans une mise en scène protocolaire sans faille, se côtoyaient autorités civiles, militaires et religieuses, élus locaux et représentants institutionnels. Parmi eux, le préfet de Haute-Corse Michel Prosic, le préfet de région Eric Jalon, le sous-préfet de Calvi Yannick Scalzotto, ainsi que plusieurs maires de Balagne, Ange Santini, Étienne Suzzoni, Pierre Guidoni, Jean-Marie Seité et du député Francois-Xavier Ceccoli, avaient pris place aux côtés de nombreux invités de marque.
La solennité du dispositif, la précision des enchaînements et la rigueur du cérémonial ont donné à cette commémoration une dimension à la fois impressionnante et profondément symbolique, à la hauteur de l’histoire et des valeurs portées par Camerone.
Une mémoire vivante tournée vers le présent
Plus qu’un hommage historique, la cérémonie de Camerone s’inscrit dans une continuité. Celle d’un esprit, forgé dans l’adversité, transmis génération après génération. Face aux légionnaires rassemblés, le récit du combat de 1863 a rappelé le sacrifice du capitaine Danjou et de ses hommes, devenus le symbole d’un engagement sans faille.
En introduisant son propos, Alice Rufo, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, a immédiatement replacé cet héritage dans une lecture actuelle. « C’est un évènement de résistance. Camerone, c’est la fête traditionnelle de la Légion, mais surtout une célébration du courage face à la plus grande adversité. Cet esprit de résistance qui anime la Légion est quelque chose de très fort, qui doit inspirer bien au-delà ».
Une parole politique face aux réalités du terrain
Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes, Alice Rufo a tenu à ancrer cette cérémonie dans l’actualité des engagements militaires français. Elle a rendu hommage aux soldats récemment tombés en opération.
« Nous avons rendu hommage à ces militaires tombés au Liban et au Kurdistan irakien. Leur engagement pour la paix et la sécurité est essentiel. S’en prendre à des soldats de maintien de la paix, c’est attaquer la paix elle-même, et c’est extrêmement grave ».
Elle a également insisté sur l’importance stratégique des forces françaises, notamment en Méditerranée. « Le 2e REP est un régiment de pointe, engagé sur de nombreux théâtres extérieurs. Dans une période marquée par le retour des conflits, la présence de nos forces est essentielle pour la stabilité ».
Évoquant enfin son lien personnel avec la Balagne, elle a ajouté. « J’ai des attaches ici, c’est un territoire auquel je suis fidèle. Comme on dit à Calvi Semper Fidelis. Et cette cérémonie en est une illustration forte ».
André Santelli, une vie de combat honorée
Moment central de cette prise d’armes, l’élévation de l’adjudant André Santelli à la dignité de Grand-croix de la Légion d’honneur. À 102 ans, cet enfant de San Gavinu-di-Tenda incarne à lui seul un siècle d’histoire militaire.
Engagé en 1942, il participe aux combats en Afrique du Nord, à la Libération de la France, avant d’enchaîner trois séjours en Indochine où il commande le commando 17 dans des opérations de guérilla au nord Vietnam. Il combat ensuite en Algérie jusqu’en 1957.
Titulaire de 11 citations, blessé à deux reprises, déjà décoré de la médaille militaire et fait chevalier de la Légion d’honneur à titre exceptionnel en 1958, il est aujourd’hui l’un des derniers témoins vivants de ces conflits majeurs.
Son élévation, rarissime, a suscité une émotion palpable, saluée par l’ensemble des troupes et des officiels présents.
Fidélité, héritage et exigence
Au-delà des décorations et du cérémonial, Camerone rappelle une réalité constante, l’engagement militaire ne relève ni du symbole ni du discours. Il impose une exigence absolue, celle de tenir jusqu’au bout, quelles que soient les circonstances.
À Calvi, cette exigence prend un sens particulier. Dans les rangs du 2e REP, jeunes légionnaires et anciens combattants partagent la même ligne invisible, celle d’un engagement total au service de la France.
Une ligne que certains commencent à peine à tracer, et que d’autres, comme André Santelli, ont suivie toute leur vie.
Engagé en 1942, il participe aux combats en Afrique du Nord, à la Libération de la France, avant d’enchaîner trois séjours en Indochine où il commande le commando 17 dans des opérations de guérilla au nord Vietnam. Il combat ensuite en Algérie jusqu’en 1957.
Titulaire de 11 citations, blessé à deux reprises, déjà décoré de la médaille militaire et fait chevalier de la Légion d’honneur à titre exceptionnel en 1958, il est aujourd’hui l’un des derniers témoins vivants de ces conflits majeurs.
Son élévation, rarissime, a suscité une émotion palpable, saluée par l’ensemble des troupes et des officiels présents.
Fidélité, héritage et exigence
Au-delà des décorations et du cérémonial, Camerone rappelle une réalité constante, l’engagement militaire ne relève ni du symbole ni du discours. Il impose une exigence absolue, celle de tenir jusqu’au bout, quelles que soient les circonstances.
À Calvi, cette exigence prend un sens particulier. Dans les rangs du 2e REP, jeunes légionnaires et anciens combattants partagent la même ligne invisible, celle d’un engagement total au service de la France.
Une ligne que certains commencent à peine à tracer, et que d’autres, comme André Santelli, ont suivie toute leur vie.
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