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Gilets jaunes : Dépôt pétrolier de la Marana bloqué, ruée sur les stations-services


Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Lundi 19 Novembre 2018 à 18:19 | Modifié le Lundi 19 Novembre 2018 - 22:40


Le mouvement des Gilets jaunes se poursuit en Haute-Corse avec une action assez spectaculaire : le blocage du dépôt pétrolier de la Marana dans l'après-midi. L'annonce a généré une ruée sur les stations services.


Gilets jaunes : Dépôt pétrolier de la Marana bloqué, ruée sur les stations-services
Le mouvement des "Gilets jaunes"  se poursuit en Haute-Corse comme dans bien d'autres régions de France.
Si les points de blocages constatés lundi matin en sortie Sud de Bastia sont désormais levés, c'est, à la nuit tombée, vers 17h30, le dépôt pétrolier de la Marana à Lucciana qui a été bloqué par une vingtaine de "Gilets jaunes" à l'aide de tracteurs et de palettes. Cette information s'est rapidement répandue comme une trainée de poudre à travers le département de Haute-Corse, les stations services ont été prises d'assaut notamment dans la région bastiaise et en Plaine orientale.

Pour préserver les stocks, le Préfet de Haute-Corse a appelé sur Twitter les automobilistes au civisme et leur a demandé de ne pas modifier leurs habitudes de consommation. "Les stocks du dépôt de Lucciana sont suffisants. Ne créez pas la pénurie par des achats préventifs", a-t-il enjoint.

Néanmoins, malgré cet appel à la raison, dans certains endroits,  on a assisté à des scènes de panique d'automobilistes qui faisaient le forcing pour faire le plein d'essence. En début de soirée, les queues s'allongeaient devant les pompes dont certaines sont déjà à sec. Rappelons que le plein est limité à 20 euros par voiture. Mais en quelques heures, avant même la mise en place de cette restriction, les stations service de l'agglomération bastiaise n'avaient plus une goutte de carburant.

Le ministre de l'intérieur, Christophe Castaner, a annoncé qu'au niveau national, les opérations de déblocage des routes et des dépôts pétroliers étaient en cours et devraient se poursuivre dans les heures qui viennent. "Sans violence inutile mais avec la fermeté nécessaire pour rétablir l'ordre républicain", estime-t-il.
Pour l'heure, dans l'île, les forces de l'ordre ne sont pas intervenues.



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