Le comité technique de la SAFER, réuni le 3 février dernier, a examiné la cession de 99,96 % des parts du domaine viticole Château de Pianiccia pour un montant estimé à 6 millions d’euros, au profit d’une holding familiale insulaire. Une démarche qui provoque l’indignation de Via Campagnola. Dans un communiqué de presse, le syndicat dénonce, en effet, « avec fermeté » la gestion actuelle du foncier agricole par la SAFER, notamment en Haute-Corse. « Désormais, nous signalerons systématiquement toute transaction qui entraîne une spéculation excessive et des prix exorbitants de l’hectare », prévient le syndicat, exigeant « que la SAFER dissocie clairement le prix des terres agricoles de celui des constructions ». Cette confusion, selon Via Campagnola, « compromet gravement l’avenir des exploitants agricoles : bientôt, les agriculteurs ne pourront plus transmettre leur patrimoine ! »
Le syndicat agricole fustige également les conditions dans lesquelles la SAFER soumet certains dossiers aux administrateurs : « Il est inadmissible que des dossiers sensibles soient présentés en comité technique sans que les membres siégeant n’aient eu accès, en amont, aux informations nécessaires à une prise de décision éclairée ! »
La dérive des ventes de terres agricoles : une injustice pour les ‘vrais’ agriculteurs
« En Corse, nous assistons à une systématisation inquiétante de la vente de grands domaines à des investisseurs », poursuit Via Campagnola. Selon le syndicat, ces nouveaux acquéreurs recourent à « des formes juridiques ou diverses techniques de contournement de la règle », inaccessibles à l’agriculteur de base, et participent directement à « la flambée des prix du foncier agricole ». Dotés de moyens financiers et de communication « disproportionnés », ils constitueraient « une concurrence déloyale » pour ceux qui vivent réellement de la terre.
Face à cet état de fait, Via Campagnola « exige une réforme en profondeur du fonctionnement de la SAFER » et un engagement fort des pouvoirs publics, « par des mesures immédiates pour garantir l’accès des agriculteurs corses à leurs terres ». Le syndicat lance un appel à la mobilisation de tous les acteurs du monde agricole, des institutions et de la société civile « pour défendre notre patrimoine foncier » et pérenniser l’agriculture locale. « Quant aux pouvoirs publics, qu’ils agissent en connaissance de cause ! » conclut le communiqué.
Le syndicat agricole fustige également les conditions dans lesquelles la SAFER soumet certains dossiers aux administrateurs : « Il est inadmissible que des dossiers sensibles soient présentés en comité technique sans que les membres siégeant n’aient eu accès, en amont, aux informations nécessaires à une prise de décision éclairée ! »
La dérive des ventes de terres agricoles : une injustice pour les ‘vrais’ agriculteurs
« En Corse, nous assistons à une systématisation inquiétante de la vente de grands domaines à des investisseurs », poursuit Via Campagnola. Selon le syndicat, ces nouveaux acquéreurs recourent à « des formes juridiques ou diverses techniques de contournement de la règle », inaccessibles à l’agriculteur de base, et participent directement à « la flambée des prix du foncier agricole ». Dotés de moyens financiers et de communication « disproportionnés », ils constitueraient « une concurrence déloyale » pour ceux qui vivent réellement de la terre.
Face à cet état de fait, Via Campagnola « exige une réforme en profondeur du fonctionnement de la SAFER » et un engagement fort des pouvoirs publics, « par des mesures immédiates pour garantir l’accès des agriculteurs corses à leurs terres ». Le syndicat lance un appel à la mobilisation de tous les acteurs du monde agricole, des institutions et de la société civile « pour défendre notre patrimoine foncier » et pérenniser l’agriculture locale. « Quant aux pouvoirs publics, qu’ils agissent en connaissance de cause ! » conclut le communiqué.
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