À mi-mandat, quel regard portez-vous sur votre action à l’Assemblée nationale et sur le travail accompli pour la Haute-Corse ?
Je fais mon bilan avec humilité. Cela ne fait pas tout à fait deux ans que j’ai été élu, donc il a tout d’abord fallu se faire aux différents mécanismes. Mais je pense, dans les objectifs qui étaient les miens, avoir réussi à être force de proposition, dans un contexte qui n’est pas le plus facile avec les trois blocs de l’Assemblée nationale, les motions de censure à répétition, les gouvernements qui tombent les uns après les autres… Tout cela est quand même assez inédit sous la Ve République.
Quels dossiers considérez-vous aujourd’hui comme vos principales avancées depuis votre élection ?
Je pense avoir défendu des sujets nationaux qui me semblent importants, à commencer par l’agriculture. J’ai aussi fait des propositions sur la loi Montagne, mais aussi sur la santé, notamment avec les Pet-Scan, ou même pour l’aménagement des cours d’eau en Corse du fait des phénomènes particuliers qui sont à l’œuvre sur l’île, avec des pluies qui peuvent être très intenses. Je pense que j’ai porté, sur les sujets qui correspondent le plus à mon territoire, des visions, des amendements qui vont vers le rural. Un autre sujet qui me tient particulièrement à cœur, c’est aussi ma proposition de loi contre les sévices sur les animaux. Les associations disent que j’ai proposé des choses assez novatrices, notamment le fait d’interdire à quelqu’un qui se comporte de façon extrêmement cruelle envers un animal de pouvoir en adopter ensuite, ou encore l’introduction de la récidive ou d’action en groupe. J’ai bon espoir que ce travail que j’ai mené puisse passer rapidement devant l’Assemblée nationale. Et bien sûr, il y a tous les sujets qui relèvent de la Corse sur lesquels j’essaye d’être actif.
Vous l'évoquiez, la future loi Montagne est actuellement au cœur des débats. Quelles avancées concrètes pourrait-elle apporter aux communes corses ?
L’amendement Acquaviva rendait obligatoire pour les seules communes corses, le fait d’avoir un document d’urbanisme à jour en août 2027, faute de quoi elles ne pourraient plus délivrer un seul permis. Autant vous dire qu’avec près de 200 communes corses qui n’ont pas de document d’urbanisme aujourd’hui, cela serait dramatique. Il faut bien comprendre qu’avoir un document d’urbanisme ce n’est pas qu’une question de volonté. Il a aussi un aspect financier. Il existe des communes de 50 habitants qui délivrent un permis tous les deux ans. Or, quand on voit qu’il faut dépenser 40 000 euros pour un document d’urbanisme, cela pose problème pour les finances des petites communes. Et puis en Corse, nous avons aussi un empilage des lois et des normes, avec des communes qui sont parfois soumises à la loi Montagne, mais aussi à la loi Littoral, ainsi qu’au fameux Padduc, pour lequel la Collectivité de Corse a déjà trois ans et demi de retard quant à son obligation de révision. Comme je l’expliquais aux préfets, difficiles dans ces conditions d’imposer aux communes avec dureté un respect des échéances, quand la CdC s’autorise à avoir du retard. Mais dès que vous osez discuter de cela, on vient vous reprocher d’être un bétonneur. Pour ma part, j’ai la chance d’avoir comme argument un mandat de 15 ans comme maire dans une commune littorale, avec l’intégralité de mon littoral qui est protégé. Donc des leçons, je suis capable d’en donner, mais je ne le fais pas. Mais de là à en recevoir, j’aimerais bien que les autres me communiquent l’état de leur bord de mer. Je vais aussi rappeler une vérité, c’est qu’aujourd’hui, pour les communes qui n’ont pas de document d’urbanisme et qui sont donc toujours au RNU, c’est le préfet qui a 100 % la main en matière de permis de construire. Or, de la manière dont les choses sont présentées par mes opposants, on a l’impression que dans ces communes c’est open bar pour les permis de construire.
Vous vous êtes beaucoup investi sur les questions de ruralité et de montagne. Pourquoi ce sujet est-il devenu central dans votre mandat ?
La deuxième circonscription de Haute-Corse détient à elle seule plus de la moitié des communes de l’île. Du point de vue des statistiques, c’est celle où la moyenne d’âge est la plus élevée, et où le taux de pauvreté est le plus fort. Aujourd’hui, tout le monde est contre l’abandon du rural, mais dans les faits, il y a peu d’action. Pourtant il existe des solutions. Il y a celles qui sont dans la loi Montagne, mais pas que. Il faut par exemple aussi une fiscalité incitative, pour que les gens qui vivent dans ces territoires de montagne isolés, aient une fiscalité qui vienne compenser les difficultés en matière d’impôts sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés. ll faut également des routes. Et il faut aussi travailler sur les infrastructures de santé, car c’est l’élément qui va devenir le plus prégnant. Je pousse d’ailleurs beaucoup pour le nouvel hôpital de Corte qui récupérerait aussi ce qui est aujourd’hui installé à Tattone. Il faut donner les moyens à cet hôpital car c’est tout le Centre Corse qui en dépend. Il faut aussi que sur la Plaine, entre Ghisonaccia et Prunelli, il y ait, sur le modèle de ce qui existe à Calvi, un petit hôpital qui permettrait de sauver des vies lorsqu'il y a des AVC ou des crises cardiaques, où les premières minutes de prise en charge sont déterminantes. Ce sont sur tous ces sujets que j’entends travailler. À la différence, je pense, d’une mandature nationaliste où les marqueurs sont plutôt l’autonomie et les grandes théories, moi je suis un député qui préfère être dans le quotidien. C’est sans doute moins flamboyant, mais je pense que les Corses ont plus besoin que l’on travaille sur ces questions du quotidien que sur le reste.
Avez-vous le sentiment que Paris comprend mieux aujourd’hui les spécificités corses ?
Sur le sujet propre à la Corse, je n'ai pas été accueilli par le Gouvernement d'une manière extraordinaire. Je pense que, là aussi, la parole nationaliste, a souvent un poids, malheureusement, un peu trop important. Tout le monde ne pense pas que sauver les villages de l'intérieur relève de la volonté d'en faire des champions de la bétonisation. Je ne suis pas certain que Paris ait toujours conscience que malheureusement, sur ces questions-là, on a beaucoup de retard. La révision constitutionnelle relative à la Corse qui va commencer à être abordée en commission des lois à l’Assemblée nationale la semaine prochaine. Ce que je déplore c’est qu’on retrouve encore une fois ce décalage : toutes les évolutions qui ont eu lieu, notamment le statut Joxe et le statut Jospin, se sont toujours accompagnées d'un volet financier de rattrapage, comme le PEI. Aujourd'hui, de ce sujet-là, avec la majorité nationaliste, on n'en parle absolument pas. On ne parle que de l'autonomie, de la capacité législative. Vous pensez bien que le Gouvernement étant dans une situation financière extrêmement complexe, si ce n'est pas nous qui parlons de mettre la main à la poche, ce n'est pas lui qui va vous proposer. Là aussi, je trouve qu’il y a un vrai décalage entre les élus qui sommes plus dans le quotidien, et une vision qui, à mon avis, est un peu trop centrée sur les grands thèmes de l'autonomie et les grandes questions philosophiques. Malheureusement, j'ai peur que cette partie économique soit mise sous le tapis dans le cadre des discussions sur la Corse. On va nous rétorquer qu’il y aura la loi organique, mais c'est du pipeau, parce qu'une fois que la Constitution est révisée, ce n'est plus la même chose
Dans quel état d’esprit abordez-vous ce débat sur le statut d’autonomie de la Corse ?
Bien évidemment, autant ce processus mérite d'être regardé et devrait aboutir dans le bon sens, autant il y a des marqueurs, il y a des lignes rouges. Pour moi, la vraie ligne rouge, c'est la capacité législative sans contrôle du Parlement. Je fais partie des gens qui estiment que, face au contexte qui existe en Corse avec les incendies qui n’arrêtent pas et la violence, un contrôle du Parlement adapté, c'est-à-dire assez souple, est le garant que les générations futures ne seront pas sacrifiées sur l'autel d'une disposition d'autonomie adoptée sans voir qu’il pourrait y avoir des dérives.
Pensez-vous que l’Assemblée Nationale puis le Sénat s'accorderont pour adouber le projet de loi constitutionnelle ?
Il est compliqué de vous répondre, parce que nous sommes aujourd’hui dans une phase, où chaque groupe a fait des réunions pour expliquer les choses. Ce qu'il faut comprendre, c’est que le sujet corse n'est pas celui qui intéresse le plus les gens. Il faut donc faire preuve de pédagogie. Après, on sait qu'il y a des résistances, et on sait aussi qu'il y a des groupes qui sont très partagés.
En tous cas, le calendrier annoncé par le Gouvernement vous semble-t-il tenable ?
Autant celui de l'Assemblée nationale m’inspire pas d’inquiétude, autant le reste est plus incertain puisque le texte commencerait à être regardé au Sénat seulement après le 15 octobre. Il faudra que les textes votés par les deux assemblées soient exactement identiques, ce n'est pas simple non plus. Et ensuite, il faudra organiser un congrès de Versailles, en fin d'année alors qu’il sera aussi question du budget à ce moment-là. Pour ma part, je l'ai toujours dit, le délai est très compliqué, très contraint. Nous, on fait notre travail, après, quant à garantir que le texte ira au bout ou pas, on peut légitimement quand même mettre des réserves.
Je fais mon bilan avec humilité. Cela ne fait pas tout à fait deux ans que j’ai été élu, donc il a tout d’abord fallu se faire aux différents mécanismes. Mais je pense, dans les objectifs qui étaient les miens, avoir réussi à être force de proposition, dans un contexte qui n’est pas le plus facile avec les trois blocs de l’Assemblée nationale, les motions de censure à répétition, les gouvernements qui tombent les uns après les autres… Tout cela est quand même assez inédit sous la Ve République.
Quels dossiers considérez-vous aujourd’hui comme vos principales avancées depuis votre élection ?
Je pense avoir défendu des sujets nationaux qui me semblent importants, à commencer par l’agriculture. J’ai aussi fait des propositions sur la loi Montagne, mais aussi sur la santé, notamment avec les Pet-Scan, ou même pour l’aménagement des cours d’eau en Corse du fait des phénomènes particuliers qui sont à l’œuvre sur l’île, avec des pluies qui peuvent être très intenses. Je pense que j’ai porté, sur les sujets qui correspondent le plus à mon territoire, des visions, des amendements qui vont vers le rural. Un autre sujet qui me tient particulièrement à cœur, c’est aussi ma proposition de loi contre les sévices sur les animaux. Les associations disent que j’ai proposé des choses assez novatrices, notamment le fait d’interdire à quelqu’un qui se comporte de façon extrêmement cruelle envers un animal de pouvoir en adopter ensuite, ou encore l’introduction de la récidive ou d’action en groupe. J’ai bon espoir que ce travail que j’ai mené puisse passer rapidement devant l’Assemblée nationale. Et bien sûr, il y a tous les sujets qui relèvent de la Corse sur lesquels j’essaye d’être actif.
Vous l'évoquiez, la future loi Montagne est actuellement au cœur des débats. Quelles avancées concrètes pourrait-elle apporter aux communes corses ?
L’amendement Acquaviva rendait obligatoire pour les seules communes corses, le fait d’avoir un document d’urbanisme à jour en août 2027, faute de quoi elles ne pourraient plus délivrer un seul permis. Autant vous dire qu’avec près de 200 communes corses qui n’ont pas de document d’urbanisme aujourd’hui, cela serait dramatique. Il faut bien comprendre qu’avoir un document d’urbanisme ce n’est pas qu’une question de volonté. Il a aussi un aspect financier. Il existe des communes de 50 habitants qui délivrent un permis tous les deux ans. Or, quand on voit qu’il faut dépenser 40 000 euros pour un document d’urbanisme, cela pose problème pour les finances des petites communes. Et puis en Corse, nous avons aussi un empilage des lois et des normes, avec des communes qui sont parfois soumises à la loi Montagne, mais aussi à la loi Littoral, ainsi qu’au fameux Padduc, pour lequel la Collectivité de Corse a déjà trois ans et demi de retard quant à son obligation de révision. Comme je l’expliquais aux préfets, difficiles dans ces conditions d’imposer aux communes avec dureté un respect des échéances, quand la CdC s’autorise à avoir du retard. Mais dès que vous osez discuter de cela, on vient vous reprocher d’être un bétonneur. Pour ma part, j’ai la chance d’avoir comme argument un mandat de 15 ans comme maire dans une commune littorale, avec l’intégralité de mon littoral qui est protégé. Donc des leçons, je suis capable d’en donner, mais je ne le fais pas. Mais de là à en recevoir, j’aimerais bien que les autres me communiquent l’état de leur bord de mer. Je vais aussi rappeler une vérité, c’est qu’aujourd’hui, pour les communes qui n’ont pas de document d’urbanisme et qui sont donc toujours au RNU, c’est le préfet qui a 100 % la main en matière de permis de construire. Or, de la manière dont les choses sont présentées par mes opposants, on a l’impression que dans ces communes c’est open bar pour les permis de construire.
Vous vous êtes beaucoup investi sur les questions de ruralité et de montagne. Pourquoi ce sujet est-il devenu central dans votre mandat ?
La deuxième circonscription de Haute-Corse détient à elle seule plus de la moitié des communes de l’île. Du point de vue des statistiques, c’est celle où la moyenne d’âge est la plus élevée, et où le taux de pauvreté est le plus fort. Aujourd’hui, tout le monde est contre l’abandon du rural, mais dans les faits, il y a peu d’action. Pourtant il existe des solutions. Il y a celles qui sont dans la loi Montagne, mais pas que. Il faut par exemple aussi une fiscalité incitative, pour que les gens qui vivent dans ces territoires de montagne isolés, aient une fiscalité qui vienne compenser les difficultés en matière d’impôts sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés. ll faut également des routes. Et il faut aussi travailler sur les infrastructures de santé, car c’est l’élément qui va devenir le plus prégnant. Je pousse d’ailleurs beaucoup pour le nouvel hôpital de Corte qui récupérerait aussi ce qui est aujourd’hui installé à Tattone. Il faut donner les moyens à cet hôpital car c’est tout le Centre Corse qui en dépend. Il faut aussi que sur la Plaine, entre Ghisonaccia et Prunelli, il y ait, sur le modèle de ce qui existe à Calvi, un petit hôpital qui permettrait de sauver des vies lorsqu'il y a des AVC ou des crises cardiaques, où les premières minutes de prise en charge sont déterminantes. Ce sont sur tous ces sujets que j’entends travailler. À la différence, je pense, d’une mandature nationaliste où les marqueurs sont plutôt l’autonomie et les grandes théories, moi je suis un député qui préfère être dans le quotidien. C’est sans doute moins flamboyant, mais je pense que les Corses ont plus besoin que l’on travaille sur ces questions du quotidien que sur le reste.
Avez-vous le sentiment que Paris comprend mieux aujourd’hui les spécificités corses ?
Sur le sujet propre à la Corse, je n'ai pas été accueilli par le Gouvernement d'une manière extraordinaire. Je pense que, là aussi, la parole nationaliste, a souvent un poids, malheureusement, un peu trop important. Tout le monde ne pense pas que sauver les villages de l'intérieur relève de la volonté d'en faire des champions de la bétonisation. Je ne suis pas certain que Paris ait toujours conscience que malheureusement, sur ces questions-là, on a beaucoup de retard. La révision constitutionnelle relative à la Corse qui va commencer à être abordée en commission des lois à l’Assemblée nationale la semaine prochaine. Ce que je déplore c’est qu’on retrouve encore une fois ce décalage : toutes les évolutions qui ont eu lieu, notamment le statut Joxe et le statut Jospin, se sont toujours accompagnées d'un volet financier de rattrapage, comme le PEI. Aujourd'hui, de ce sujet-là, avec la majorité nationaliste, on n'en parle absolument pas. On ne parle que de l'autonomie, de la capacité législative. Vous pensez bien que le Gouvernement étant dans une situation financière extrêmement complexe, si ce n'est pas nous qui parlons de mettre la main à la poche, ce n'est pas lui qui va vous proposer. Là aussi, je trouve qu’il y a un vrai décalage entre les élus qui sommes plus dans le quotidien, et une vision qui, à mon avis, est un peu trop centrée sur les grands thèmes de l'autonomie et les grandes questions philosophiques. Malheureusement, j'ai peur que cette partie économique soit mise sous le tapis dans le cadre des discussions sur la Corse. On va nous rétorquer qu’il y aura la loi organique, mais c'est du pipeau, parce qu'une fois que la Constitution est révisée, ce n'est plus la même chose
Dans quel état d’esprit abordez-vous ce débat sur le statut d’autonomie de la Corse ?
Bien évidemment, autant ce processus mérite d'être regardé et devrait aboutir dans le bon sens, autant il y a des marqueurs, il y a des lignes rouges. Pour moi, la vraie ligne rouge, c'est la capacité législative sans contrôle du Parlement. Je fais partie des gens qui estiment que, face au contexte qui existe en Corse avec les incendies qui n’arrêtent pas et la violence, un contrôle du Parlement adapté, c'est-à-dire assez souple, est le garant que les générations futures ne seront pas sacrifiées sur l'autel d'une disposition d'autonomie adoptée sans voir qu’il pourrait y avoir des dérives.
Pensez-vous que l’Assemblée Nationale puis le Sénat s'accorderont pour adouber le projet de loi constitutionnelle ?
Il est compliqué de vous répondre, parce que nous sommes aujourd’hui dans une phase, où chaque groupe a fait des réunions pour expliquer les choses. Ce qu'il faut comprendre, c’est que le sujet corse n'est pas celui qui intéresse le plus les gens. Il faut donc faire preuve de pédagogie. Après, on sait qu'il y a des résistances, et on sait aussi qu'il y a des groupes qui sont très partagés.
En tous cas, le calendrier annoncé par le Gouvernement vous semble-t-il tenable ?
Autant celui de l'Assemblée nationale m’inspire pas d’inquiétude, autant le reste est plus incertain puisque le texte commencerait à être regardé au Sénat seulement après le 15 octobre. Il faudra que les textes votés par les deux assemblées soient exactement identiques, ce n'est pas simple non plus. Et ensuite, il faudra organiser un congrès de Versailles, en fin d'année alors qu’il sera aussi question du budget à ce moment-là. Pour ma part, je l'ai toujours dit, le délai est très compliqué, très contraint. Nous, on fait notre travail, après, quant à garantir que le texte ira au bout ou pas, on peut légitimement quand même mettre des réserves.
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