(Illustration Philippe HUGUEN / AFP)
Alors que les deux dépôts pétroliers de l’île sont bloqués depuis ce jeudi matin par les distributeurs qui entendent dénoncer le danger qu’ils encourent du fait des différences de tarifs entre les stations Total et les autres chaînes, le Conseil Exécutif de Corse annonce avoir rencontré « les responsables des réseaux Vito et Eni, ainsi qu’un représentant du réseau des détaillants » et avoir pris attache avec les représentants régionaux de la compagnie Total.
Face à la situation internationale qui conduit à une flambée des prix des carburants, « particulièrement impactante en Corse pour les acteurs insulaires de la distribution, comme pour les consommateurs à la pompe », le Conseil Exécutif rappelle en effet dans un communiqué que cette hausse s’ajoute en Corse a des prix qui étaient déjà « nettement supérieurs à la moyenne française ». Mais la situation est d’autant plus préoccupante sur l’île que le marché corse présente des spécificités fortes, avec un maillage dense de stations-service qu’il s’agit de préserver.
Le Conseil exécutif détaille ainsi que, contrairement au continent où la grande distribution domine largement le marché de la distribution de carburants, la Corse repose sur un équilibre entre plusieurs réseaux avec trois acteurs qui structurent aujourd’hui ce marché : Total, Vito et Eni, avec respectivement 49, 63 et 19 stations sur l’île. Un modèle qui garantit une présence sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales et de montagne. Or, dans ce contexte, l’instauration d’un bouclier tarifaire par Total dans le cadre d’un accord national - qui permet de plafonner le prix du diesel autour de « 2,10 € », contre « 2,60 € en moyenne sans bouclier tarifaire » - crée un déséquilibre majeur. Car si Vito, via le groupe Rubis, avait initialement suivi cette logique, l’entreprise indique désormais ne plus être en mesure d’en assumer le coût. Même constat du côté d’Eni.
« En l’état actuel, seul Total maintient donc un bouclier tarifaire en Corse », poursuit le communiqué. Une situation qui « a des effets bénéfiques pour les consommateurs insulaires se rendant dans les stations-service Total », mais qui place donc les autres réseaux en difficulté. « Le différentiel de prix (50 centimes au litre) dirige mécaniquement l’ensemble des consommateurs vers l’enseigne proposant un bouclier tarifaire », relève l’exécutif, estimant que cela « entraînera à très court terme la disparition des stations affiliées à une autre enseigne ». Une telle évolution aurait en effet « des conséquences négatives majeures pour la Corse », avec la « disparition de dizaines, voire de centaines d’emplois » et « l’affaiblissement du maillage territorial (notamment dans les zones rurales et de montagne) ». L’Exécutif met également en garde contre « le risque d’une situation de monopole, à exclure par principe ».
En conséquence, le Conseil exécutif de Corse demande « l’organisation d’une réunion immédiate avec le Gouvernement, en présence des distributeurs », afin de « définir et de mettre en œuvre sans délai les mesures permettant de généraliser le bouclier tarifaire à l’ensemble des distributeurs présents en Corse ». Le président du Conseil exécutif indique avoir saisi le Premier ministre en ce sens.
Sur le fond, l’Exécutif réaffirme en outre qu’il est « indispensable de régler de façon structurelle la question du surcoût du prix du carburant en Corse », en s’appuyant notamment sur « les préconisations de l’avis de l’autorité de la concurrence en date du 17 novembre 2025 » qui posait comme exigences « la fin de toute logique de monopole », « la disparition des mécanismes pouvant conduire à des surcoûts ou surprofits », « une fiscalité adaptée » ainsi que « l’encadrement des prix chaque fois que nécessaire ».
« Ces solutions structurelles, conformes au caractère de territoire insulaire de la Corse, ont une vocation naturelle à nourrir les débats à intervenir devant le Parlement à compter du mois de mai, et qui auront pour objet la révision constitutionnelle et le statut d’autonomie de la Corse », réaffirme encore l’Exécutif.
Face à la situation internationale qui conduit à une flambée des prix des carburants, « particulièrement impactante en Corse pour les acteurs insulaires de la distribution, comme pour les consommateurs à la pompe », le Conseil Exécutif rappelle en effet dans un communiqué que cette hausse s’ajoute en Corse a des prix qui étaient déjà « nettement supérieurs à la moyenne française ». Mais la situation est d’autant plus préoccupante sur l’île que le marché corse présente des spécificités fortes, avec un maillage dense de stations-service qu’il s’agit de préserver.
Le Conseil exécutif détaille ainsi que, contrairement au continent où la grande distribution domine largement le marché de la distribution de carburants, la Corse repose sur un équilibre entre plusieurs réseaux avec trois acteurs qui structurent aujourd’hui ce marché : Total, Vito et Eni, avec respectivement 49, 63 et 19 stations sur l’île. Un modèle qui garantit une présence sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales et de montagne. Or, dans ce contexte, l’instauration d’un bouclier tarifaire par Total dans le cadre d’un accord national - qui permet de plafonner le prix du diesel autour de « 2,10 € », contre « 2,60 € en moyenne sans bouclier tarifaire » - crée un déséquilibre majeur. Car si Vito, via le groupe Rubis, avait initialement suivi cette logique, l’entreprise indique désormais ne plus être en mesure d’en assumer le coût. Même constat du côté d’Eni.
« En l’état actuel, seul Total maintient donc un bouclier tarifaire en Corse », poursuit le communiqué. Une situation qui « a des effets bénéfiques pour les consommateurs insulaires se rendant dans les stations-service Total », mais qui place donc les autres réseaux en difficulté. « Le différentiel de prix (50 centimes au litre) dirige mécaniquement l’ensemble des consommateurs vers l’enseigne proposant un bouclier tarifaire », relève l’exécutif, estimant que cela « entraînera à très court terme la disparition des stations affiliées à une autre enseigne ». Une telle évolution aurait en effet « des conséquences négatives majeures pour la Corse », avec la « disparition de dizaines, voire de centaines d’emplois » et « l’affaiblissement du maillage territorial (notamment dans les zones rurales et de montagne) ». L’Exécutif met également en garde contre « le risque d’une situation de monopole, à exclure par principe ».
En conséquence, le Conseil exécutif de Corse demande « l’organisation d’une réunion immédiate avec le Gouvernement, en présence des distributeurs », afin de « définir et de mettre en œuvre sans délai les mesures permettant de généraliser le bouclier tarifaire à l’ensemble des distributeurs présents en Corse ». Le président du Conseil exécutif indique avoir saisi le Premier ministre en ce sens.
Sur le fond, l’Exécutif réaffirme en outre qu’il est « indispensable de régler de façon structurelle la question du surcoût du prix du carburant en Corse », en s’appuyant notamment sur « les préconisations de l’avis de l’autorité de la concurrence en date du 17 novembre 2025 » qui posait comme exigences « la fin de toute logique de monopole », « la disparition des mécanismes pouvant conduire à des surcoûts ou surprofits », « une fiscalité adaptée » ainsi que « l’encadrement des prix chaque fois que nécessaire ».
« Ces solutions structurelles, conformes au caractère de territoire insulaire de la Corse, ont une vocation naturelle à nourrir les débats à intervenir devant le Parlement à compter du mois de mai, et qui auront pour objet la révision constitutionnelle et le statut d’autonomie de la Corse », réaffirme encore l’Exécutif.
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Les deux dépôts pétroliers de Corse bloqués par les distributeurs insulaires








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