C’était une confirmation très attendue. Dans un courrier daté du 23 mars, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, confirme au député de la 1ère circonscription de Haute-Corse, Michel Castellani, que l’enveloppe de dotation de continuité territoriale sera bien revalorisée à pour l’année 2026.
« Comme vous le savez, la revalorisation de la DCT a été portée à 60 millions d’euros dans le projet de loi de finances sur lequel j’ai engagé la responsabilité de mon Gouvernement », écrit le chef du Gouvernement.
Pour rappel, cette enveloppe destinée à compenser les surcoûts liés à l’insularité et fixé à 187 millions d’euros par an n’a jamais été revalorisée depuis 2009, malgré l’augmentation continue des coûts des transports et les demandes répétées des élus insulaires. Il faut dire que tout le système de délégation de service public, aussi bien dans l’aérien que dans le maritime, pourrait être mis en danger si l’enveloppe n’était pas abondée chaque année.
Fin 2025, Michel Castellani avait à nouveau obtenu le vote d’une rallonge pour 2026. Mais quelques jours plus tard, le Gouvernement avait annoncé que celle-ci serait finalement de 50 millions d’euros, soit 10 millions d’euros en deçà de la demande des élus insulaires.
Dans le même courrier, le Premier ministre évoque également la question sensible de la nouvelle fiscalité environnementale européenne, dite Emissions Trading System (ETS), qui impose une nouvelle taxe sur les émissions des opérateurs maritimes depuis le début de l’année. Alors que depuis janvier cette nouvelle taxe carbone appliquée au transport maritime a fait gonfler le prix de la remorque entre la Corse et le continent et suscite de facto de vives inquiètudes sur l’île, Sébastien Lecornu confirme que des discussions ont été engagées entre son cabinet et l’Office des transports de la Corse, reconnaissant ainsi l’impact de cette réglementation sur la desserte de l’île. En début d’année, les ETS avaient notamment été au cœur de la grève lancée par la CGT de la Corsica Linea et de La Méridionale. Lors d’un point de situation sur la crise du maritime, le président de l’OTC, Jean-Félix Acquaviva, avait alors souligné qu’une adaptation existe pour les îles de moins de 200 000 habitants et avait plaidé pour qu’un tel dispositif soit trouvé pour les territoires tels que la Corse et la Sardaigne.
À la suite du courrier du Premier ministre, sur les réseaux sociaux, Michel Castellani a salué « la confirmation de la revalorisation de l’enveloppe continuité territoriale », tout en appelant à « continuer à se battre » sur la question, jugée « difficile et importante », de la taxe carbone européenne.
« Comme vous le savez, la revalorisation de la DCT a été portée à 60 millions d’euros dans le projet de loi de finances sur lequel j’ai engagé la responsabilité de mon Gouvernement », écrit le chef du Gouvernement.
Pour rappel, cette enveloppe destinée à compenser les surcoûts liés à l’insularité et fixé à 187 millions d’euros par an n’a jamais été revalorisée depuis 2009, malgré l’augmentation continue des coûts des transports et les demandes répétées des élus insulaires. Il faut dire que tout le système de délégation de service public, aussi bien dans l’aérien que dans le maritime, pourrait être mis en danger si l’enveloppe n’était pas abondée chaque année.
Fin 2025, Michel Castellani avait à nouveau obtenu le vote d’une rallonge pour 2026. Mais quelques jours plus tard, le Gouvernement avait annoncé que celle-ci serait finalement de 50 millions d’euros, soit 10 millions d’euros en deçà de la demande des élus insulaires.
Dans le même courrier, le Premier ministre évoque également la question sensible de la nouvelle fiscalité environnementale européenne, dite Emissions Trading System (ETS), qui impose une nouvelle taxe sur les émissions des opérateurs maritimes depuis le début de l’année. Alors que depuis janvier cette nouvelle taxe carbone appliquée au transport maritime a fait gonfler le prix de la remorque entre la Corse et le continent et suscite de facto de vives inquiètudes sur l’île, Sébastien Lecornu confirme que des discussions ont été engagées entre son cabinet et l’Office des transports de la Corse, reconnaissant ainsi l’impact de cette réglementation sur la desserte de l’île. En début d’année, les ETS avaient notamment été au cœur de la grève lancée par la CGT de la Corsica Linea et de La Méridionale. Lors d’un point de situation sur la crise du maritime, le président de l’OTC, Jean-Félix Acquaviva, avait alors souligné qu’une adaptation existe pour les îles de moins de 200 000 habitants et avait plaidé pour qu’un tel dispositif soit trouvé pour les territoires tels que la Corse et la Sardaigne.
À la suite du courrier du Premier ministre, sur les réseaux sociaux, Michel Castellani a salué « la confirmation de la revalorisation de l’enveloppe continuité territoriale », tout en appelant à « continuer à se battre » sur la question, jugée « difficile et importante », de la taxe carbone européenne.
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