Joëlle Anne Bagard a toujours eu comme passion première le plaisir de transmettre ses connaissances et de voir ses élèves prendre plaisir à progresser et à atteindre leurs objectifs. Son talent, son savoir-faire sont précieux tant au conservatoire de Bastia, qu’au centre culturel Una Volta ou à U Teatrinu.
- Comment êtes-vous tombée dans la musique ?
- Mes parents écoutaient beaucoup de musique. A l’âge de 5 ans j’étais en Eveil musical. Ils ne m’ont jamais forcée, j’ai toujours fait ça par plaisir. Plus tard j’ai obtenu une licence de musicologie à la Sorbonne et un diplôme de comédien des Cours Florent. Après avoir enseigné au Pays Basque, je me suis installée en Corse voilà 4 ans. Mon père est d’Olmeta di Tuda.
- La chanson ?
- J’écris depuis longtemps, depuis mon adolescence. Des poésies qui sont devenues des chansons dès lors que j’ai eu une guitare. C’est vraiment cet instrument qui m’a permis de faire des chansons. Je les ai glissées dans un tiroir en attendant le bon moment pour les sortir.
-Et ce moment est arrivé ?
- Je l’ai ressenti en effet. Dans le single, je me raconte. Comment j’ai voulu changer de vie, me rapprocher de la famille car ici j’en ai beaucoup. Ce single « Elle est belle » et le suivant feront partie d’un EP contenant 6 chansons. Des élèves m’ont également poussée, encouragée à le faire, à ne pas garder pour moi seule mes chansons. C’est d’ailleurs ce que je leur apprends : Réaliser leurs rêves. Mais jusqu’à présent je ne m’appliquais pas ce conseil.
- Le thème ?
- J’y parle de la nouvelle génération car je suis tous les jours à son contact. Chaque génération est qualifiée de mauvaise. Alors j’ai pris le contre-pied, pour montrer qu’il y a quand même des bons côtés. Il y a aussi un couplet sur l’état de notre planète et je qualifie la nouvelle génération de courageuse car on lui laisse un monde guère réjouissant, pas très beau.
- Un mot sur la conception du single..
- On a enregistré au studio Atom à Lucciana. On retrouve Vincenzu Lota aux percussions, Pierre-Paul Pieri à la basse, Mickael Ferra à la guitare et Robert Gigou à la conception graphique. Le guitariste Patrick Cesari m’a aussi accompagné pour la maquette. En studio on a essayé de rendre la chanson plus pop. Ce travail en studio a été pour moi une découverte. C’est un travail passionnant car la chanson se transforme au fil du partage, des échanges entre nous, tout en conservant l’essence.
-Le premier single d’une longue série ?
- Le single sort ce 27 février sur toutes les plateformes habituelles. Comme je vous le disais, je prévois la sortie d’un EP intitulé « Le départ » en septembre. Un double sens pour le mot : Tout quitter et mes débuts dans la chanson. Il y aura 5 autres chansons dont le single « Sur une île » qui sortira après celui-ci et qui raconte mon arrivée en Corse. Les autres auront pour thème l’amour, les vies. Il y aura aussi de l’humour, avec de l’autodérision mais c’est ma première chanson « Elle est belle » qui donne le ton.
- Des références en matière de chanteurs ?
- J’aime les chansons qui racontent des histoires comme celles des Cabrel, Duteil, Fugain, Linda Lemay ou Jeanne Cherhal.
- La scène ?
- La scène ?
- Je me lance dans une nouvelle aventure. C’est pour moi le début d’une grande aventure si le public est au rendez-vous. J’ai bien sûr prévu de faire de la scène. Déjà, en version acoustique, je participe ce samedi 28 février à 20h30 au concert donné en faveur du Secours Catholique au Centre Culturel L’Ab’Oru à Bastia.
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