C’est un équipement décrié par les associations de protection de la vie animale depuis l’ouverture du centre commercial Baleodis E.Leclerc à Sarrola-Carcopino en 2018. Installé au cœur de la galerie commerciale, un aquarium accueille depuis lors de nombreuses espèces exotiques, comme des poissons Napoléon, raies et même, depuis quelque temps, des requins zèbres. Des animaux qui vivraient dans des « conditions inadaptées » selon les associations PAZ et Global Earth Keeper qui viennent de lancer une pétition afin de demander « la fermeture de cet aquarium et le placement des animaux vers des structures adaptées ».
« Les poissons Napoléon vivent naturellement sur de grands récifs coralliens, avec de vastes zones de déplacement et parcourent de longues distances chaque jour. La captivité ne peut pas répondre à leurs besoins complexes (environnements complexes, espace immense, qualité de l’eau irréprochable, alimentation très variée…) », exposent ainsi les associations dans la pétition.
En 2017, avant même l’ouverture du centre commercial, Global Earth Keeper avait déjà dénoncé le projet de création de cet aquarium, avait lancé une première pétition qui avait recueilli quelques 28 000 signatures et organisé une manifestation sur la place du Diamant. En réponse, dans une lettre adressée à l’association, la direction de l’établissement avait assuré que l’équipement avait une visée pédagogique et pourrait permettre de « sensibiliser les visiteurs et leur donner envie de s’intéresser au rôle écologique de certains animaux », et pourquoi pas de « modifier quelques comportements ». Un argument qui a du mal à passer pour l’association. « Encore eût-il fallu à minima qu'ils disposent des panneaux informatifs », fustige Global Earth Keeper sur ses réseaux sociaux en rétorquant que cet aquarium n’est qu’une « animation décorative dans un but lucratif » qui contribue de surcroît à banaliser la captivité animale.
Par ailleurs, si à l’époque de la création de l’aquarium l’annonce de l’introduction de requins avait suscité une levée de boucliers et n’avait pas eu lieu dans un premier temps, deux requins zèbres ont bien été installés dans l’aquarium depuis l’été 2024. Global Earth Keeper avait alors à nouveau dénoncé la détention de ces animaux classés espèces en danger avançant que l’équipement n’est pas adapté pour les accueillir et s'était interrogé sur leur provenance. Une question à laquelle PAZ semble avoir trouvé la réponse
Dans le cadre des élections municipales, l’association indique avoir demandé à une quinzaine de mairies et métropoles de lui transmettre les documents administratifs relatifs à leur zoo/aquarium. « L’une de ces demandes, faite le 7 février 2025, concernait le complexe animalier de Brest Océanopolis (le bâtiment est détenu par la métropole de Brest). En France, tout le monde a le droit de demander l’accès à ce type de documents conformément au Code des relations entre le public et l’administration. N’ayant pas obtenu les documents demandés dans les délais prévus par la loi, PAZ a été contrainte de saisir la CADA, qui a rendu un avis favorable à la transmission des documents demandés, puis, en l’absence de réponse, le Tribunal administratif le 5 octobre 2025 », explique l’association en indiquant avoir reçu une partie des documents demandés le 10 octobre 2025, les avoir analysés, et avoir mis en lumière « des informations choquantes ».
« PAZ révèle qu’en septembre 2022, deux requins-zèbres d’Océanopolis ont été envoyés à l’aquarium du centre commercial E.Leclerc Baléone à Sarrola-Carcopino », affirme ainsi l’association, qui s’interroge sur les conditions et les motivations de ce transfert. « Nous nous sommes posé la question d’un possible intérêt financier, mais le registre transmis par la métropole de Brest indique “Donation to”, ce qui laisse à penser qu’il n’y a pas eu de rétribution financière. Nous posons tout de même la question : les requins-zèbres ont-ils été vendus à E.Leclerc Baléone par le complexe Océanopolis ? Si oui, à quel prix ? », questionne PAZ qui s’inquiète aussi de la traçabilité des animaux. « Sur ce document, nous pouvons constater que deux requins-zèbres femelles ont été “donnés” par Océanopolis à l’aquarium du centre commercial E.Leclerc Baléone, le 2 septembre 2022. Or, sur place, nous ne trouvons qu’un seul requin-zèbre femelle. Où est le deuxième ? ».
Dans tous les cas, dans leur pétition, les deux associations maintiennent que « les requins et autres poissons marins détenus dans cet aquarium commercial vivent dans des conditions bien éloignées de leurs habitats naturels, avec un espace limité et un environnement non conforme à leurs besoins biologiques ». Une situation que PAZ et Global Earth Keeper jugent génératrice « de stress, de comportements anormaux et de souffrance ». À ce jour, leur pétition a déjà recueilli plus de 16 000 signatures.
« Les poissons Napoléon vivent naturellement sur de grands récifs coralliens, avec de vastes zones de déplacement et parcourent de longues distances chaque jour. La captivité ne peut pas répondre à leurs besoins complexes (environnements complexes, espace immense, qualité de l’eau irréprochable, alimentation très variée…) », exposent ainsi les associations dans la pétition.
En 2017, avant même l’ouverture du centre commercial, Global Earth Keeper avait déjà dénoncé le projet de création de cet aquarium, avait lancé une première pétition qui avait recueilli quelques 28 000 signatures et organisé une manifestation sur la place du Diamant. En réponse, dans une lettre adressée à l’association, la direction de l’établissement avait assuré que l’équipement avait une visée pédagogique et pourrait permettre de « sensibiliser les visiteurs et leur donner envie de s’intéresser au rôle écologique de certains animaux », et pourquoi pas de « modifier quelques comportements ». Un argument qui a du mal à passer pour l’association. « Encore eût-il fallu à minima qu'ils disposent des panneaux informatifs », fustige Global Earth Keeper sur ses réseaux sociaux en rétorquant que cet aquarium n’est qu’une « animation décorative dans un but lucratif » qui contribue de surcroît à banaliser la captivité animale.
Par ailleurs, si à l’époque de la création de l’aquarium l’annonce de l’introduction de requins avait suscité une levée de boucliers et n’avait pas eu lieu dans un premier temps, deux requins zèbres ont bien été installés dans l’aquarium depuis l’été 2024. Global Earth Keeper avait alors à nouveau dénoncé la détention de ces animaux classés espèces en danger avançant que l’équipement n’est pas adapté pour les accueillir et s'était interrogé sur leur provenance. Une question à laquelle PAZ semble avoir trouvé la réponse
Dans le cadre des élections municipales, l’association indique avoir demandé à une quinzaine de mairies et métropoles de lui transmettre les documents administratifs relatifs à leur zoo/aquarium. « L’une de ces demandes, faite le 7 février 2025, concernait le complexe animalier de Brest Océanopolis (le bâtiment est détenu par la métropole de Brest). En France, tout le monde a le droit de demander l’accès à ce type de documents conformément au Code des relations entre le public et l’administration. N’ayant pas obtenu les documents demandés dans les délais prévus par la loi, PAZ a été contrainte de saisir la CADA, qui a rendu un avis favorable à la transmission des documents demandés, puis, en l’absence de réponse, le Tribunal administratif le 5 octobre 2025 », explique l’association en indiquant avoir reçu une partie des documents demandés le 10 octobre 2025, les avoir analysés, et avoir mis en lumière « des informations choquantes ».
« PAZ révèle qu’en septembre 2022, deux requins-zèbres d’Océanopolis ont été envoyés à l’aquarium du centre commercial E.Leclerc Baléone à Sarrola-Carcopino », affirme ainsi l’association, qui s’interroge sur les conditions et les motivations de ce transfert. « Nous nous sommes posé la question d’un possible intérêt financier, mais le registre transmis par la métropole de Brest indique “Donation to”, ce qui laisse à penser qu’il n’y a pas eu de rétribution financière. Nous posons tout de même la question : les requins-zèbres ont-ils été vendus à E.Leclerc Baléone par le complexe Océanopolis ? Si oui, à quel prix ? », questionne PAZ qui s’inquiète aussi de la traçabilité des animaux. « Sur ce document, nous pouvons constater que deux requins-zèbres femelles ont été “donnés” par Océanopolis à l’aquarium du centre commercial E.Leclerc Baléone, le 2 septembre 2022. Or, sur place, nous ne trouvons qu’un seul requin-zèbre femelle. Où est le deuxième ? ».
Dans tous les cas, dans leur pétition, les deux associations maintiennent que « les requins et autres poissons marins détenus dans cet aquarium commercial vivent dans des conditions bien éloignées de leurs habitats naturels, avec un espace limité et un environnement non conforme à leurs besoins biologiques ». Une situation que PAZ et Global Earth Keeper jugent génératrice « de stress, de comportements anormaux et de souffrance ». À ce jour, leur pétition a déjà recueilli plus de 16 000 signatures.








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