Réintroduit dans les années 1980 après avoir été porté quasiment disparu, le cerf de Corse connaît depuis un accroissement important de sa population. Selon le Parc naturel régional de Corse, elle est désormais estimée à environ 5 000 individus, soit quatre fois plus qu’il y a dix ans. Une réussite incontestable sur le plan de la réintroduction (qui trouve son origine dans un petit programme corso-sarde), mais qui génère aujourd’hui des tensions croissantes entre impératifs de conservation et réalités agricoles.
En effet, les cerfs pénètrent de plus en plus souvent dans les vergers, cultures maraîchères et prairies. Au-delà des désagréments pour les agriculteurs, les risques de collision sur les routes augmentent aussi. Face à ce constat, une réunion de travail a été organisée le 6 novembre à Serra di Fium’Orbu entre représentants du Parc, des Offices de l’environnement et de l’agriculture et de professionnels du monde agricole. Mais selon Jean-Noël Profizi, « la problématique demeure inchangée », en l’absence selon lui « de réponses claires de l’Etat ».
Le président de l’Office de l’Environnement de la Corse (OEC), Guy Armanet, s’est montré quelque peu démuni au regard des obligations européennes qui s’imposent à la France : « Au niveau européen, le cerf de Corse est inscrit dans les textes de protection de la convention de Berne. Ce qui impose à la France un régime de conservation renforcé et un encadrement strict de toute action de régulation. »
"Le cerf passe au-dessus des clôtures"
En 2023, un appel à projets de l’Office du développement agricole (ODARC) proposait une prise en charge financière de 80 % pour la mise en place de clôtures anti-cervidés. In fine, peu d’exploitants ont répondu, jugeant le cadre « trop général, trop contraignant et insuffisamment adapté aux réalités des exploitations confrontées aux cerfs, notamment celles situées à proximité des cours d’eau », rapporte Jean-Noël Profizi, se faisant le porte-parole des agriculteurs concernés. Guy Armanet en convient : « Les clôtures grillagées qui, parfois, dépassent les trois mètres, ne suffisent pas, parce que le cerf élaphe passe au-dessus. »
Pour Core in Fronte, l’urgence est désormais de « venir en aide rapidement aux agriculteurs », via la création d’un régime d’indemnisation face aux dégâts. Guy Armanet s’est dit favorable à cette hypothèse, mais appelle à une solution collective « pour essayer de construire quelque chose qui puisse convenir », tout en parvenant à s’affranchir de « cette espèce de no man’s land juridique ».
En effet, les cerfs pénètrent de plus en plus souvent dans les vergers, cultures maraîchères et prairies. Au-delà des désagréments pour les agriculteurs, les risques de collision sur les routes augmentent aussi. Face à ce constat, une réunion de travail a été organisée le 6 novembre à Serra di Fium’Orbu entre représentants du Parc, des Offices de l’environnement et de l’agriculture et de professionnels du monde agricole. Mais selon Jean-Noël Profizi, « la problématique demeure inchangée », en l’absence selon lui « de réponses claires de l’Etat ».
Le président de l’Office de l’Environnement de la Corse (OEC), Guy Armanet, s’est montré quelque peu démuni au regard des obligations européennes qui s’imposent à la France : « Au niveau européen, le cerf de Corse est inscrit dans les textes de protection de la convention de Berne. Ce qui impose à la France un régime de conservation renforcé et un encadrement strict de toute action de régulation. »
"Le cerf passe au-dessus des clôtures"
En 2023, un appel à projets de l’Office du développement agricole (ODARC) proposait une prise en charge financière de 80 % pour la mise en place de clôtures anti-cervidés. In fine, peu d’exploitants ont répondu, jugeant le cadre « trop général, trop contraignant et insuffisamment adapté aux réalités des exploitations confrontées aux cerfs, notamment celles situées à proximité des cours d’eau », rapporte Jean-Noël Profizi, se faisant le porte-parole des agriculteurs concernés. Guy Armanet en convient : « Les clôtures grillagées qui, parfois, dépassent les trois mètres, ne suffisent pas, parce que le cerf élaphe passe au-dessus. »
Pour Core in Fronte, l’urgence est désormais de « venir en aide rapidement aux agriculteurs », via la création d’un régime d’indemnisation face aux dégâts. Guy Armanet s’est dit favorable à cette hypothèse, mais appelle à une solution collective « pour essayer de construire quelque chose qui puisse convenir », tout en parvenant à s’affranchir de « cette espèce de no man’s land juridique ».
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