Dès le début de la matinée de ce jeudi 9 juillet, le village du Restonica Trail, établi sur l’esplanade du parking Tuffelli, fut pris d’assaut par les trailers et leurs familles : Une véritable marée humaine qui, en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « ouf », a déferlé sur le cours Paoli. Toutes et tous venaient récupérer leur dossard pour les quatre épreuves de cette 18e édition du Restonica Trail by UTMB. Tout au long de la journée les participants, la population, ont déambulé dans les allées du Village du Restonica Trail à la découverte de produits énergisants, de Cryothérapie. Ils ont été tout autant guidés par les produits des producteurs locaux, tee-shirts et souvenirs à emporter, estampillés de cette si noble labellisation insulaire, dans les boutiques de l’UTMB et du Restonica Trail.
Sous une chaleur étouffante, les heures filaient comme des secondes au point que l’instant attendu par les plus jeunes arrivait sans crier gare. Mais face à un trop grand nombre de demandes d’inscriptions pour « E Corse per i Zitelli », les organisateurs repoussaient l’heure du départ de 45 minutes : « Une fois encore nous avons été surpris par l’engouement de ces courses pour enfants au point que nous avons manqué de dossards », glissait Jean-Eric Lanoir le président du Restonica Trail. Il est vrai qu’à l’image des quatre épreuves de ce trail, « E Corse per i Zitelli » prennent chaque année un peu plus d’ampleur… Et ça se comprend, puisqu’ils auront été plus de 400 enfants sur le coup de 18h45, à se masser avec leurs familles, sur la ligne de départ pour accompagner tout d’abord les plus petits, les enfants de trois ans qui devaient participer au mini Giru di Tumbone et ses 100 mètres.
Des grands, des cyclistes ouvraient la marche aux gamins accompagnés de leurs parents pour courir jusqu’à la ligne d’arrivée dans une ambiance de folie. En effet, l’ambiance montait encore d’un cran au départ des 4 à 6 ans pour disputer le mini Tavignanu Trail et ses 400 mètres, puis le mini Restonica Trail et ses 650 mètres , avant que les plus grands, les filles et les garçons de 10 à 14 ans ne s’élancent pour les 1 000 mètres du mini Ultra Trail di Corsica sous les applaudissements de plus en plus fournis des riverains massés en nombre des deux côtés de la chaussée, son bitume aussi fumant que les semelles des enfants, leurs petites jambes comme possédées par le héros de certains petits à l’imaginaire fertile, se réclamant combattants et fiers, comme le prochain « Usain Bolt » pour ces quatre courses, au point que, sur la ligne de départ, nombre d’entre eux tombaient. Mais qu’importe, agiles tels des ressorts, ils reprenaient leur course, sous les applaudissements chaleureux d’un public particulièrement attentif et attendri. Le speaker intarissable, chauffait la foule à encourager sa progéniture avec sa voix nordiste chantante, saluant « les échanges, ceux des papas, des mamans, des papys, des mamies, de cette jeune relève », mais pas seulement ; le speaker charismatique, saluant la symbolique de cet «échange», entre Corse et Continent, appelait tout ce beau monde, grands et petits, à « avoir une petite pensée pour les amis du Continent : merci à nos amis corses d’être venus aider les familles, comme nous étions venus aussi aider pour les incendies des familles corses, avec un clin d’œil aux soldats du feu sur le front des incendies, citant notamment le jeune sapeur-pompier Savoyard de 22 ans disparu ». Tout au long des quatre courses, il exhortait les petits à « courir chercher la statue de Paoli et de revenir- avec des formulations pour les riverains : on s’écarte, qui va piano, va sano ; allez, les champions, l’arche multicolore de l’arrivée est magique, elle vous attend avec vos médailles ! » Et sans même craindre une seule seconde la chaleur encore vive, il répétait un peu à la manière d’une comptine : Allez, allez, ils vont chercher la statue de Paoli, et ils vont nous la ramener ici ! Et oui, les amis du Nord, ils sont exigeants ! On est parti ! On gère plus ou moins mais on gère comme on peut, sur son amusant leitmotiv : on va chercher la statue Paoli, place aux géants !
Et tandis que tous étaient récompensées de leur magnifique première médaille qui rendait si fiers les parents, la pause permettait à la foule d’investir les terrasses des divers établissements, le temps de se rafraîchir avant l’arrivée de la batucada « Samb’Avà di Corti », annonçant le départ imminent des ultras-trailers sur le coup des 23 heures ! Tant et si bien que le coup d’envoi du quart de finale de la coupe du Monde de football entre la France et le Maroc, faillit presque passer totalement inaperçu !
C’est un véritable tsunami qui débordait sur le cours Paoli sur le coup de 22 h 15, alors que les premiers trailers se dirigent sur la ligne de départ. On a du mal à se frayer un passage parmi une foule dense, compacte dont le cœur bat à l’unisson. Jean-Eric Lanoir donne ses derniers conseils aux athlètes avant que Catherine, Michel Poletti et leur fille Isabelle, créateurs de l'Ultra Trail du Mont-Blanc, souhaitent à tous les concurrents de « terminer leur course ou de faire au mieux, sans pour autant prendre de risques » ; Michel Poletti d’ajouter qu’il prendrait le départ de la 68 kms samedi : « Je crois que les cailloux corses sont d’un niveau supérieur à ceux des Alpes et je vais goûter ça avec plaisir. Faites attention à vous. Ici les montagnes sont magnifiques, mais elles sont exigeantes. Soutenez-vous aussi et faites gaffe à vos voisins ».
Enfin, à dix minutes du départ, le maire de Corte, le Dr Xavier Poli, dans une envolée lyrique atteignant à une sensibilité avouée et bien légitime de recevoir autant de nations dans le centre Corse ancienne capitale de la Corse, ne cachait donc pas son émotion, sa joie, sa fierté, d’accueillir ces 5200 athlètes en Corse et à Corte : « En mon nom propre et au nom de la commune de Corte, je suis fier de vous accueillir ici. Son anaphore émue, hospitalière, chaleureuse répétait : « Bienvenus à toutes et à tous ; bienvenus en Corse, bienvenus à Corte, bienvenus au cœur de la montagne et bienvenus sur le Restonica Trail. Vous êtes tous venus ici pour atteindre un objectif. Que ce soit pour gagner, pour participer, pour finir. Je vous souhaite à toutes et à tous d’atteindre cet objectif en gardant la part de prudence qui est nécessaire. Cet objectif est au bout de vos pieds, au bout de vos jambes, au bout de vos cœurs, au bout de vos têtes. Je vous souhaite une bonne course et qu’à l’issue vous emporterez Corte, la Corse et nos montagnes dans vos cœurs et dans vos têtes ».
Le compte à rebours est alors lancé. Le top départ est donné à 23 heures très précises. Tandis que les athlètes s’élancent, les fumigènes rouges sont craqués pour accompagner les 624 partants pour 110 kilomètres et 7 200 mètres de dénivelés positifs. Et du dénivelé, il y en avait dès les 12 premiers kilomètres puisque les coureurs devaient avaler 1400 mètres ! D’entrée de course, ça fait mal, très mal… Sur cette première montée, les favoris menaient logiquement le bal. En effet, les Français Gautier Airiau et Aurélien Dunand-Pallaz, et l’Américain Jesse Rich étaient en tête. La première féminine, la Finlandaise Johanna Antila, était également dans le groupe de tête.
Gilda Emmanuelli et Mario Grazi
Sous une chaleur étouffante, les heures filaient comme des secondes au point que l’instant attendu par les plus jeunes arrivait sans crier gare. Mais face à un trop grand nombre de demandes d’inscriptions pour « E Corse per i Zitelli », les organisateurs repoussaient l’heure du départ de 45 minutes : « Une fois encore nous avons été surpris par l’engouement de ces courses pour enfants au point que nous avons manqué de dossards », glissait Jean-Eric Lanoir le président du Restonica Trail. Il est vrai qu’à l’image des quatre épreuves de ce trail, « E Corse per i Zitelli » prennent chaque année un peu plus d’ampleur… Et ça se comprend, puisqu’ils auront été plus de 400 enfants sur le coup de 18h45, à se masser avec leurs familles, sur la ligne de départ pour accompagner tout d’abord les plus petits, les enfants de trois ans qui devaient participer au mini Giru di Tumbone et ses 100 mètres.
Des grands, des cyclistes ouvraient la marche aux gamins accompagnés de leurs parents pour courir jusqu’à la ligne d’arrivée dans une ambiance de folie. En effet, l’ambiance montait encore d’un cran au départ des 4 à 6 ans pour disputer le mini Tavignanu Trail et ses 400 mètres, puis le mini Restonica Trail et ses 650 mètres , avant que les plus grands, les filles et les garçons de 10 à 14 ans ne s’élancent pour les 1 000 mètres du mini Ultra Trail di Corsica sous les applaudissements de plus en plus fournis des riverains massés en nombre des deux côtés de la chaussée, son bitume aussi fumant que les semelles des enfants, leurs petites jambes comme possédées par le héros de certains petits à l’imaginaire fertile, se réclamant combattants et fiers, comme le prochain « Usain Bolt » pour ces quatre courses, au point que, sur la ligne de départ, nombre d’entre eux tombaient. Mais qu’importe, agiles tels des ressorts, ils reprenaient leur course, sous les applaudissements chaleureux d’un public particulièrement attentif et attendri. Le speaker intarissable, chauffait la foule à encourager sa progéniture avec sa voix nordiste chantante, saluant « les échanges, ceux des papas, des mamans, des papys, des mamies, de cette jeune relève », mais pas seulement ; le speaker charismatique, saluant la symbolique de cet «échange», entre Corse et Continent, appelait tout ce beau monde, grands et petits, à « avoir une petite pensée pour les amis du Continent : merci à nos amis corses d’être venus aider les familles, comme nous étions venus aussi aider pour les incendies des familles corses, avec un clin d’œil aux soldats du feu sur le front des incendies, citant notamment le jeune sapeur-pompier Savoyard de 22 ans disparu ». Tout au long des quatre courses, il exhortait les petits à « courir chercher la statue de Paoli et de revenir- avec des formulations pour les riverains : on s’écarte, qui va piano, va sano ; allez, les champions, l’arche multicolore de l’arrivée est magique, elle vous attend avec vos médailles ! » Et sans même craindre une seule seconde la chaleur encore vive, il répétait un peu à la manière d’une comptine : Allez, allez, ils vont chercher la statue de Paoli, et ils vont nous la ramener ici ! Et oui, les amis du Nord, ils sont exigeants ! On est parti ! On gère plus ou moins mais on gère comme on peut, sur son amusant leitmotiv : on va chercher la statue Paoli, place aux géants !
Et tandis que tous étaient récompensées de leur magnifique première médaille qui rendait si fiers les parents, la pause permettait à la foule d’investir les terrasses des divers établissements, le temps de se rafraîchir avant l’arrivée de la batucada « Samb’Avà di Corti », annonçant le départ imminent des ultras-trailers sur le coup des 23 heures ! Tant et si bien que le coup d’envoi du quart de finale de la coupe du Monde de football entre la France et le Maroc, faillit presque passer totalement inaperçu !
C’est un véritable tsunami qui débordait sur le cours Paoli sur le coup de 22 h 15, alors que les premiers trailers se dirigent sur la ligne de départ. On a du mal à se frayer un passage parmi une foule dense, compacte dont le cœur bat à l’unisson. Jean-Eric Lanoir donne ses derniers conseils aux athlètes avant que Catherine, Michel Poletti et leur fille Isabelle, créateurs de l'Ultra Trail du Mont-Blanc, souhaitent à tous les concurrents de « terminer leur course ou de faire au mieux, sans pour autant prendre de risques » ; Michel Poletti d’ajouter qu’il prendrait le départ de la 68 kms samedi : « Je crois que les cailloux corses sont d’un niveau supérieur à ceux des Alpes et je vais goûter ça avec plaisir. Faites attention à vous. Ici les montagnes sont magnifiques, mais elles sont exigeantes. Soutenez-vous aussi et faites gaffe à vos voisins ».
Enfin, à dix minutes du départ, le maire de Corte, le Dr Xavier Poli, dans une envolée lyrique atteignant à une sensibilité avouée et bien légitime de recevoir autant de nations dans le centre Corse ancienne capitale de la Corse, ne cachait donc pas son émotion, sa joie, sa fierté, d’accueillir ces 5200 athlètes en Corse et à Corte : « En mon nom propre et au nom de la commune de Corte, je suis fier de vous accueillir ici. Son anaphore émue, hospitalière, chaleureuse répétait : « Bienvenus à toutes et à tous ; bienvenus en Corse, bienvenus à Corte, bienvenus au cœur de la montagne et bienvenus sur le Restonica Trail. Vous êtes tous venus ici pour atteindre un objectif. Que ce soit pour gagner, pour participer, pour finir. Je vous souhaite à toutes et à tous d’atteindre cet objectif en gardant la part de prudence qui est nécessaire. Cet objectif est au bout de vos pieds, au bout de vos jambes, au bout de vos cœurs, au bout de vos têtes. Je vous souhaite une bonne course et qu’à l’issue vous emporterez Corte, la Corse et nos montagnes dans vos cœurs et dans vos têtes ».
Le compte à rebours est alors lancé. Le top départ est donné à 23 heures très précises. Tandis que les athlètes s’élancent, les fumigènes rouges sont craqués pour accompagner les 624 partants pour 110 kilomètres et 7 200 mètres de dénivelés positifs. Et du dénivelé, il y en avait dès les 12 premiers kilomètres puisque les coureurs devaient avaler 1400 mètres ! D’entrée de course, ça fait mal, très mal… Sur cette première montée, les favoris menaient logiquement le bal. En effet, les Français Gautier Airiau et Aurélien Dunand-Pallaz, et l’Américain Jesse Rich étaient en tête. La première féminine, la Finlandaise Johanna Antila, était également dans le groupe de tête.
Gilda Emmanuelli et Mario Grazi
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