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Conseil général de la Corse-du-Sud : Un budget primitif qui frôle les 300 M€


Rédigé par José Fanchi le Vendredi 20 Décembre 2013 à 18:03 | Modifié le Samedi 21 Décembre 2013 - 02:02


La crise est là et bien là ! Chacun en est conscient, les politiques plus encore. Il faut se battre, travailler, faire fi des querelles et aller de l’avant malgré toutes les contraintes liées à cette satanée crise. Il faut donc « agir pour l’avenir » comme le répète assez souvent Jean-Jacques Panunzi, le président du conseil général « Et appuyer massivement l’investissement pour soutenir l’activité économique » a-t-il précisé.


Conseil général de la Corse-du-Sud : Un budget primitif qui frôle les 300 M€
La session de Vendredi était essentiellement consacrée au votre du budget primitif 2014, mais avant d’entrer dans le vif du sujet, Jean-Jacques Panunzi a rendu un vibrant hommage à Raphaël Baldocchi, décédé il y a quelques jours, qui fut conseiller général du 1er canton et conseiller général et adjoint de la ville : « de 1979 à 1998, Raphaël Baldocchi a siégé ici même sur les bancs de cette vénérable assemblée sous l’étiquette Bonapartiste. Chacun se souvient du Politique - au sens noble du terme - qu’il était. Emprunt de conviction, de valeurs, toujours engagé au service des autres. Chacun se souvient de l’homme à la personnalité attachante, aux qualités humaines reconnues, qui incarnait tant l’esprit ajaccien. Sans doute les murs de cette salle se souviennent encore des interventions frappées du coin du bon sens de celui qui fut longtemps rapporteur de la Commission des Finances. La coïncidence veut justement qu’il soit parti la veille de cette séance consacrée aux finances départementales. En sa mémoire, je vous demande de bien vouloir observer une minute de silence avec une pensée toute particulière pour sa famille et ses proches. »

La confiance des établissements bancaires…

C’est vrai que le budget primitif d’une assemblée est un moment important dans la vie d’une collectivité, dans la mesure où les conseillers arrêtent les grands axes de la politique à mener durant l’année. François Colonna, comme il en a l’habitude, a donné lecture du volumineux dossier contenant tous les rapports avec force chiffres vus et revus qui apportent toute la lumière sur la santé financière de la collectivité. Le président du conseil général l’a d’ailleurs 
rappelé : « Je tiens à remercier tout particulièrement les services pour leur contribution précieuse à ce travail. S’il fallait se convaincre de l’intérêt de la collectivité départementale dans nos territoires, la lecture du projet de budget primitif 2014 vaut, je crois, tous les colloques et autres réflexions sur le mille-feuille institutionnel français. Le département est utile. Il garanti les solidarités. Il renforce l’économie locale et détermine les stratégies d’aménagement qui construisent la Corse du Sud de demain. Il ne s’agit pas de verser dans l’autosatisfaction mais le fait est que cette qualité nous est aujourd’hui reconnue ; à la fois par la Chambre Régionale des Comptes mais aussi par la Charte Gissler ou la confiance que nous accordent les établissements bancaires. Nos fondamentaux sont bons et sains. 
L’endettement est maîtrisé et les investissements maintenus à un niveau élevé. Ces grands équilibres doivent être préservés comme notre gestion doit rester sûre. Fondé sur une exigence de gestion rigoureuse de la collectivité, ce projet de BP préserve donc nos marges de manœuvre mais aussi notre capacité à agir… »

Solidarité et investissement

Les dépenses d’investissement demeurent élevées « ce qui n’est pas un mince exploit dans le contexte actuel, pour présenter un volume de près de 70 millions d’euros » s’est empressé d’ajouter le président qui a poursuivi avec les recettes de fonctionnement qui n’évoluent que très peu. En effet, 5 millions d’euros sont attendus au titre du fonds de compensation des AIS auxquels devraient devait s’ajouter une fiscalité complémentaire « avec la possibilité de moduler pendant deux ans de 0,7 point le taux des DMTO. »
«La fiscalité directe ne progresse guère car il s’agit du seul levier fiscal dont dispose le Département mais, ajoute-t-il : « Il a semblé indispensable de ne pas toucher cette année encore à la taxe foncière sur les propriétés bâties afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages, déjà malmenés par la hausse des prélèvements nationaux en tous genres. Au final, il en résulte une épargne brute prévisionnelle de 34,6 millions d’euros, en hausse de 6%. Celle-
ci viendra financer nos investissements. »

Affronter la crise sereinement…

Un budget conforme au cap fixé au moment du débat d’orientations budgétaires. Raison pour laquelle Jean-Jacques Panunzi a rappelé : « En 2014, notre première priorité c’est d’êtreencore et toujours aux côtés des habitants de Corse-du-Sud fragilisés par la crise, par la dépendance et le handicap. Dans les mesures mal compensées par le Gouvernement, nous continuerons à assurer nos missions solidarités auxquelles nous consacrons près de 78 
millions d’euros. »
En ce qui concerne l’investissement, qu’il considère comme une deuxième priorité, le président a rappelé que près de 70 millions d’euros avaient été engagés cette année, effort qui sera poursuivi. Les investissements directs, en maîtrise d’ouvrage départementale, s’établissent à eux seuls à plus de 45 millions d’euros (routes, bâtiment, travaux portuaires et opérations diverses) et les investissements indirects (19,5 millions d’euros) pour les équipements communaux.
« Ces quelques dossiers sont la mise en pratique d’un cap. Nos investissements sont concrets. Ils améliorent directement et immédiatement le quotidien de nos concitoyens. Ils renforcent notre département pour lui permettre de mieux affronter la crise et de regarder plus sereinement vers l’avenir » a conclu Jean-Jacques Panunzi.

Les chiffres

Quelques interventions ont précédé l’adoption du Budget Primitif 2014. Lorsqu’au terme de la lecture des rapports, le président a demandé s’il y avait des intervenants, il s’est adressé directement à François Casasoprana, un tantinet ironique : « Ne me dites pas que vous n’avez rien à dire François ! » Sourires bien sûr, mais très sûr de lui, le conseiller général du 3e canton, qui sait apprécier à leur juste valeur les moments de détente, s’est tout de même fendu d’une intervention. Déformation sans doute…
A propos des chiffres communiqués, ils sont les suivants :
- Dépenses de fonctionnement : 191 ME (+ 1,3%)
- Dépenses d’investissement : 69,2 ME (- 1%)
- Recette de fonctionnement : 225,6 ME (+ 2%)
- Epargne brute prévisionnelle : 34,6 ME (+ 6%)
J. F.




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