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Conseil départemental de la Corse-du-Sud : "Tu peux ou tu peux pas ?"


Rédigé par José Fanchi le Mercredi 4 Novembre 2015 à 10:13 | Modifié le Mercredi 4 Novembre 2015 - 10:21


Chijami e rispondi au Conseil départemental de la Corse-du-Sud mardi matin. 11 à 11, la balle au centre. Voix prépondérante oblige, la balle revient dans le camp du président. Et voilà que ça continue et ça dure. Cela a commencé avec l’intervention de Chantal Pedinielli sur la légalité des délibérations adoptées. Sans doute pour revenir au vote du rapport concernant l’aide du Département au réseau routier ajaccien, rapport adopté avec les voix des adjoints de la ville. Est-ce légal ou non ? Et la suite. Le C.D. ce n’est pas la Vie de château…


Pierre-Jean Luciani
Pierre-Jean Luciani
La question de Chantal Pedinielli était pourtant pertinente : lorsqu’un élu du Conseil départemental exerce d’autres fonctions dans une autre collectivité, est-il obligé de déclarer le conflit d’intérêt et s’abstenir lors des votes du CD ?
En clair, un conseiller municipal, adjoint au maire, de surcroît siégeant dans une autre collectivité, ne peut pas participer à un vote concernant sa commune.
Cela s'est d’ailleurs produit à l'occasion du vote d'une décision modificative du budget du SDIS, incluant une rallonge de 800 000 €. Ce rapport a finalement été adopté par 11 voix contre 11 et une nouvelle fois la voix du président Luciani a été prépondérante. Selon Pierre-Jean Luciani, le contrôle de légalité s'est exercé sans aucune anicroche.
Il va sans dire que cette intervention ne pouvait qu’être interprétée en termes de déstabilisation de la majorité compte tenu de la présence de conseillers municipaux dans le groupe du président Luciani.
Ce dernier ne déclarait-il pas :
« Notre travail est transparent. Si vous pensez le contraire, rien ne vous empêche de saisir le Tribunal Administratif… » Suspension de séance !
 
Budget : l’opposition s’oppose…
Autre intervention, relative à la décision modificative du budget principal 2015, à propos du vote de 377 238 euros supplémentaires en frais de fonctionnement et 530 000 euros en investissement. Quoi de plus normal qu’un vote de cette nature pour une simple modification ? Eh bien non ! Alors que l’on se préparait à procéder au vote, François Colonna intervenait à son tour pour évoquer la proposition du président de la Commission des Finances et dire tout le mal qu’il en pensait. Lui et l’opposition :
« Entre 2014 et aujourd’hui, l’augmentation des charges à caractère général a augmenté de 20%.  Les charges de fonctionnement et les dépenses du même ordre, contenues dans d’autres chapitres, progressent de 10 millions d’euros en une année. Puis, à propos de fiscalité : « Il y a un bond de la masse salariale. Vous brûlez la fiscalité départementale en charge de fonctionnement que vous ne maîtrisez pas du tout, simplement parce que vous ne voulez pas les maîtriser. Raison pour laquelle le groupe ne votera pas. »
Le collectif budgétaire a néanmoins été adopté par la voix prépondérante du président.
 
Le château et ses fantômes…
Complexe le dossier suivant, concernant le Château de la Punta ou ce qu’il en restera lorsque l’hiver sera passé par là…
La motion est venue de Marie-Thérèse Baranowsky et Pascal Biancamaria, désireux d’établir un calendrier pour la réhabilitation du château, cela en présence des représentants de l’association du même nom.
De son côté, Pierre-Jean Luciani confirmait bien la création d’une commission de réhabilitation du château et de ses accès et demandait aux deux conseillers de ne point présenter leur texte : « la motion est retirée mais nous demeurons plus que jamais vigilants sur les dates annoncées… »
 J. F.
 




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