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Conflit à la poste de Folelli : Le maire de Vescovato, Benoit Bruzi, répond à la CGT


Rédigé par Nicole Mari le Mercredi 17 Octobre 2018 à 21:19 | Modifié le Mercredi 17 Octobre 2018 - 21:43


Mis en cause, ce mercredi dans la journée, par le syndicat CGT des facteurs de Folelli (cf article par ailleurs) dans le conflit qui les opposent à la Direction de la Poste, le maire de Vescovato, Benoit Bruzi, a demandé, à Corse Net Infos, un droit de réponse. En colère, il entend remettre les choses à leur juste place.


Benoit Bruzi, maire de Vescocato.
Benoit Bruzi, maire de Vescocato.
Début septembre, les facteurs de Folelli se sont mis en grève pour protester contre une décision de la direction de La Poste de les délocaliser dans la nouvelle poste qui sera construite à Arena-Vescovato. Un accord a été signé après 17 jours de conflit, mais la CGT dénonce, aujourd’hui, « des promesses non tenues » et s’en prend au maire de Vescovato, Benoit Bruzi, qu’elle accuse d’avoir fait « pression » sur la Poste dans de « manœuvres électorales et politiciennes ».
 
Pas de manœuvres !
Ces propos n’ont pas du tout été du goût de Benoit Bruzi qui contre-attaque sans détours. « En aucun cas, il ne s’agit de manœuvres ! Il s’agit simplement de donner des locaux décents aux agents de la Poste de Vescovato village et aux guichetiers d’Arena qui travaillent dans de très mauvaises conditions dans des locaux insalubres. Je ne vois pas comment on peut me reprocher de vouloir donner des conditions décentes de travail aux facteurs de Vescovato ! L’objectif numéro deux était de donner à la population un distributeur de billets et une poste digne de ce nom, en façade de route, là où, vues les circonstances actuelles, ce service public pourrait survivre. Je me bats pour ça ! J’ai simplement demandé à la Poste de respecter les accords qui ont été pris avec ma commune il y a quatre ans, des accords concernant un projet global. En aucun cas, il n’y a eu de tractations, seulement des échanges vieux de quatre ans ! En aucun cas, je n’ai mis la pression sur qui que ce soit ! ».
 
Pas d’ingérence !
L’accord entre la commune et La Poste prévoit la création d’un gros centre d’exploitation du courrier et d’une nouvelle agence. Les facteurs de Vescovato seront délocalisés à Arena et l’agence actuelle de Vescovato sera transférée dans de nouveaux locaux plus grands en bordure de route territoriale à la sortie de la 4 voies « là où 23 000 voitures passent chaque jour ». La commune a déjà engagé des financements pour effectuer des études préliminaires. Le projet global validait aussi la réhabilitation de l’agence de Folelli, pas sa fermeture. La Direction de la Poste s’était même engagée à faire de Folelli un bureau fleuron, avant, selon la CGT, de changer d’avis. Une décision qui ne relève pas de sa responsabilité, rappelle Benoit Bruzi, assez sidéré par les accusations et le pouvoir décisionnaire qu'on lui prête : « En aucun cas, le maire de Vescovato n’a demandé quoi que ce soit ! Je m’occupe de défendre les intérêts de ma commune, je n’ai pas à faire de l’ingérence dans les affaires de La Poste. Ce n’est pas mon problème ! Je ne pense pas, d’ailleurs, qu’un petit maire du rural a le pouvoir de faire plier La Poste ou de contraindre qui que ce soit ! Je me bats simplement pour que le service public vive dans le rural et pour donner aux facteurs des conditions de travail décentes, c’est ça qu’on appelle des manœuvres ! ».
 
Des élections en mire
Benoit Bruzi apprécie encore moins les accusations concernant d’éventuelles « manœuvres électorales et politiciennes » et renvoie avec colère la balle dans le camp du syndicat CGT : « S’ils veulent faire de La Poste de Folelli leur revendication politicienne en vue des élections professionnelles de décembre, cela ne me regarde pas ! S’ils estiment que donner des conditions de travail décentes aux gens et mettre un distributeur de billet sur ma commune, ce sont des manœuvres électorales, alors oui, je les revendique sans problème ! Un maire qui travaille et se bat pour sa commune et pour l’intérêt général, il manœuvre ! Mais, lui, il ne manœuvre pas pour des élections professionnelles ! Et des facteurs qui travaillent dans une cave, en vrai syndicaliste que je suis, je ne peux pas le supporter ! ».
La crainte du maire de Vescovato est que le projet de La Poste étant global, le conflit avec les facteurs de Folelli ne le remette en cause dans son intégralité. « Si rien n’est fait, la poste, qui est aujourd’hui située dans la cité HLM d’Arena, va mourir parce qu’elle fait peu de chiffres d’affaires ». A chacun alors de prendre ces responsabilités, mais l’enjeu en vaut-il la chandelle ?
 
N.M.
 



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