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Colloque à l'Ile-Rousse de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie


Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Lundi 15 Octobre 2018 à 17:20 | Modifié le Lundi 15 Octobre 2018 - 18:34


A l'occasion du congrès de l'UMIH qui s'est ouvert ce matin à l'Ile-Rousse, Thierry Grégoire, Président national UMIH saisonniers s'est prononcé sur l'application du Décret plage de 2006 et demande pour la Corse un moratoire de 2 ans qui permette de réaliser une cartographie complète et d'étudier les dossiers au cas par cas.


Thierry Grégoire
Thierry Grégoire

 

C'est en présence de son président que l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH) tient actuellement à l'Ile-Rousse son colloque et conseil d'administration des saisonniers. Un colloque national attendu de tous, tant les questions à l'ordre du jour sont d'importance.


On l'aura compris, l'application du décret plage est au centre des débats de ce colloque qui s'est ouvert ce matin dans la salle de séminaire à l'Hôtel Liberata di Lisula.
 

Suite à une première matinée bien remplie, Thierry Grégoire, Président de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie a accepté pour les lecteurs de CNI de s'exprimer sur des dossiers important, dont bien entendu celui du Décret Plage de 2006 et de son application.
 

«  Tous les ans nous tenons notre congrès dans une région différente. Plusieurs raisons expliquent le choix de la Corse pour cette édition 2018.La première bien entendu vient du fait que c'est une région à forte saisonnalité et la deuxième, tout simplement parce que nous avons la chance et le plaisir de compter dans notre bureau national des corses: Bernard Giudicelli qui est Président régional mais aussi André d'Oriano et Pierre Negretti qui comme vous le savez sont tous les deux BaladinsMoi-même je suis un habité de cette microrégion de Balagne, plus particulièrement de Calenzana. » précise le Président Grégoire, avant d'aborder le sujet sensible du Décret Plage.
 

Un moratoire de 2 ans pour le décret plage
 

« Cela fait plusieurs années que nous travaillons sur ce dossier. Ce décret Plage s'appliquera mais pas n'importe comment, notamment en Corse où l'on dénombre 190 activités de restaurants de plage. Ce que nous souhaitons c'est un moratoire de 2 ans pour nous permettre de réaliser une cartographie précise et d'étudier chaque dossier au cas par cas. Nous allons en ce sens appuyer la requête du Président de la Collectivité de Corse Gilles Siméoni et de Mme « Nanette » Maupertuis, présidente de l'Agence de tourisme de Corse auprès du 1er ministre Edouard Philippe mais aussi auprès de la préfère de Corse. C'est un dossier d'une grande importance sur lequel les élus doivent aussi se mobiliser pour défendre cet outil de travail indispensable au développement du tourisme et vital en terme d'image mais aussi d'emploi ».
 

Créer des logements pour les saisonniers

Thierry Grégoire s'est ensuite attardé sur un autre dossier, celui du logement des saisonniers :

«  Le premier frein pour l'activité saisonnière n'est pas forcément le salaire,mais en priorité le logement et le transport.

A Antibes Juan-les-pins le problème est en passe d'être résolu avec la construction d'une résidence dédiée aux saisonniers. Nous réfléchissons aujourd'hui à la réalisation d'autres logements de ce type, notamment en Corse ».

La réforme de l'assurance chômage est aussi au cœur des préoccupations de Thierry Grégoire qui demande plus de flexibilité pour entreprises mais aussi pour les salariés, soulignant au passage que dans leur secteur d'activité plus de 50% sont âgés de moins de 30 ans.
 

Autre sujet sensible, celui de la suppression du RSI au 1er Janvier 2018. La fin du RSI se traduit par le transfert de ses missions au régime général de la Sécurité sociale. La mise en place définitive de cette réforme d’ampleur interviendra au plus tard le 1er janvier 2020 après une période transitoire de deux ans.
 

Les négociations ont repris et l'UMIH compte bien faire entendre sa voix
 

Le président de l'UMIH revient sur la victoire remportée face à Booking.com en justice : « Cette décision ne règle peut-être pas tous les problèmes mais, ce qui est certain, c'est que les hôteliers qui souhaitent utiliser les services de Booking.com pourront proposer sur d'autres plateformes de réservation ou indirectement sur place, par téléphone ou par courriel des tarifs inférieurs à ceux qui figurent sur leur site. Jusqu'ici ces tarifs étaient interdits dans les contrats de Booking. Il reste encore du travail à faire mais c'est une victoire encourageante ».

 

Ramener le temps de location des logement AirBnB de 120 à 30 jours

 

Enfin, dernier point abordé, celui des logements AIRBnB


"Là aussi c'est un dossier que nous prenons à bras le corps et que nous comptons bien faire aboutir. Tout d'abord, je voudrais dire comme pour bien d'autres que cette société qui est domiciliée en Irlande ne doit pas échapper à notre fiscalité, tout comme du reste les propriétaires de logements affiliés à AIR BnB. Il faut faire payer ceux qui ne créent pas des valeurs. Nous, ce que nous voulons, c'est que le temps de location autorisé qui était de 120 jours soit ramené à 30 et que ces logements soient également accessibles aux employés qui ont des contrats de travail. Notre rôle à nous c'est de faire en sorte que notre économie ne se trouve pas déstabilisée. ".

 

La première journée du congrès

 

Revenons à cette première journée du congrès pour dire que cette séance devait débuter à 9 heures avec les communications et la validation du procès-verbal du conseil d'administration de l'UMIH saisonniers du 25 juin 2018.

 

Puis, c'est Laurent Barthlémy, délégué de la branche hôtellerie qui intervenait pour dresser un bilan des dispositifs de formation de la branche HCR, avant de poursuivre sur la formation professionnelle avec sa réforme, stratégie et nouvelle organisation en OPCO.


C'est ensuite Charles de Froment-Pergamon qui intervenait sur l'économie de plateformes et économies traditionnelles : quel environnement social.

C'est au restaurant « A Siesta » que tous se retrouvaient pour le déjeuner.

Thierry Grégoire, Président de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie qui ouvrait la séance de l'après-midi au cours de laquelle il abordait les sujets en rapport avec les négociations sociales de branche HCR, permettant de faire un point précis. Il poursuivait avec les négociations sociales interprofessionnelles avec la réforme de l'assurance chômage, la reprise des négociations : la réforme de l'assurance chômage, la reprise des négociations, le RSI.
 

Il cédait ensuite la parole à Nicolas Desormiere, Directeur des branches Malakoff Médéric qui développait son intervention autour de la santé et la prévoyance (HCR), avec notamment un point sur les régimes , TNS, santé du dirigeant, action sociale et enfin sur la protection sociale et son nouvel environnent.

Il revenait à Philippe Delterme, Directeur Généeal de l'UMIH de clôturer cette première journée en faisant un point sur les dossiers opérationnels et prospectifs de l'UMIH.

Ce soir, tous se retrouveront pour un dîner au restaurant « A Siesta ».

 

Programme du Mardi 16 octobre

 

De 9 heures à 12h30 :

Intervention de Yves Latour, vice-président UMIH saisonniers et délégué à la branche du monde de la nuit, suivie de celle de Laurent Barthélémy, délégué à la branche hôtellerie et de Thierry Grégoire pour la branche restauration ; logement, décret plage, divers.

Enfin, les conclusions reviendront à Hérvé Becam, vice-président confédéral de l'UMIH.






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