À l’appel de l’intersyndicale SNALC, STC et SNES-FSU, une quarantaine d’enseignants du collège Giraud à Bastia ont entamé un mouvement de grève ce lundi matin. Une mobilisation qui fait suite à la fermeture du bâtiment B après un affaissement du plancher survenu au mois de novembre. « On a eu une fermeture d’un de nos trois bâtiments et depuis, il y a eu une dégradation de nos conditions d'enseignement. Nous fonctionnons en mode dégradé : ce terme n'est pas de mon fait, mais de celui du recteur de l’académie », explique Pascal Pulicani, porte-parole de l’intersyndicale.
Après l’affaissement du plancher dans ce bâtiment du XIXe siècle, les 16 salles de classe concernées par la fermeture du bâtiment ont été réparties dans les deux autres bâtiments en attendant les résultats d’un diagnostic structurel et d’éventuels travaux pour sécuriser l’établissement. Mais selon les enseignants, les conditions d’enseignement ont été dégradées depuis la fermeture du bâtiment B. « On fonctionne avec les bâtiments A et C, ce qui entraîne des déplacements incessants de la part de nos élèves et qui dégrade les conditions d'accueil pédagogique. J'ajoute qu'en plus, la salle des professeurs globale est aussi fermée, ce qui empêche la concertation pédagogique. Nous n'avons plus de CDI, et notre infirmerie fonctionne aussi très difficilement », détaille Pascal Pulicani.
Aujourd’hui, ils se disent « dans l'attente de réponse de la Collectivité de Corse [propriétaire des lieux, ndlr] pour un calendrier des travaux ». « Nous souhaitons un engagement écrit de la part de la Collectivité de Corse pour obtenir une réouverture partielle du bâtiment B, parce qu'on sait que certaines salles pourraient être rouvertes, et un calendrier des travaux pour l'ensemble de notre bâtiment. Il en va de l'intérêt de nos élèves, il en va de l'intérêt de nos conditions de travail, de l'ensemble de la communauté. »
Les portes du collège Giraud resteront fermées ce lundi, et aucun cours n’est assuré. Les enseignants doivent se réunir cet après-midi en assemblée générale pour réfléchir à la suite du mouvement. « Je ne peux pas préjuger de la décision qui sera prise par mes collègues, mais il est évident que si on n'a pas de retour, notre mécontentement se poursuivra », assure Pascal Pulicani.
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