(Photos Gérard Baldocchi)
C'est une rencontre à Paris qui est à l'origine du projet. Juliette Laurent, de Radio Activité, découvre une association continentale spécialisée dans les ateliers radio participatifs destinés aux publics vulnérables. L'idée germe : pourquoi ne pas faire la même chose en Corse ? En contactant Fratellanza, elle trouve une association partageant la même envie. « Le public accompagné par Fratellanza est peu représenté dans les médias, ou alors représenté seulement à travers sa situation personnelle », explique-t-elle. Ces ateliers sont là pour changer ça, en leur permettant de créer eux-mêmes du contenu radiophonique sur des sujets qui les intéressent.
Apprendre, créer, s'exprimer
Concrètement, les participants découvrent le fonctionnement d'une radio et s'exercent à différents formats - témoignages, discussions, créations sonores - tout en développant leur confiance et leur capacité à s'exprimer. Ceux qui ne souhaitent pas parler peuvent s'occuper de la technique. « On les accompagne, et je suis sûre que la majorité va y arriver », assure Juliette.
Laurent. Hicham, l'un des participants, retient surtout une chose de cette première journée : « Ce que j'ai appris aujourd'hui, c'est comment fonctionne une radio. C'est un bagage, apprendre c'est ce qu'on fait depuis tout petit. » Pour lui, ces ateliers vont bien au-delà de la radio. Ils participent à la réinsertion et à la reconstruction de la confiance en soi.
Mickaël, lui, découvre un univers qu'il ne connaissait pas. « Je n'écoute pas du tout la radio. J'ai été à venir à cet atelier . C'est pas mal intéressant pour ceux qui veulent s'y intéresser », confie-t-il honnêtement, avant d'admettre que la radio n'est finalement pas faite pour lui.
Laurent. Hicham, l'un des participants, retient surtout une chose de cette première journée : « Ce que j'ai appris aujourd'hui, c'est comment fonctionne une radio. C'est un bagage, apprendre c'est ce qu'on fait depuis tout petit. » Pour lui, ces ateliers vont bien au-delà de la radio. Ils participent à la réinsertion et à la reconstruction de la confiance en soi.
Mickaël, lui, découvre un univers qu'il ne connaissait pas. « Je n'écoute pas du tout la radio. J'ai été à venir à cet atelier . C'est pas mal intéressant pour ceux qui veulent s'y intéresser », confie-t-il honnêtement, avant d'admettre que la radio n'est finalement pas faite pour lui.
Une radio locale pérenne comme horizon
Ces trois ateliers ne constituent qu'une phase pilote. Juliette Laurent veut pérenniser le projet et créer une radio locale animée par les participants eux-mêmes, en autonomie ou avec accompagnement. « L'objectif, c'est de créer un espace d'expression bienveillant, tout public, axé sur les personnes peu représentées dans les médias », précise-t-elle.
Financés pour l'instant par l'État et la Collectivité de Corse, les ateliers devront trouver de nouveaux financements pour envisager un rendez-vous mensuel, avec des créations diffusées sur des plateformes d'écoute.
À terme, l'ambition est d'ouvrir des plateaux radio dans le quartier prioritaire de Lupino, où différents profils pourraient animer débats et interviews entre eux.
Financés pour l'instant par l'État et la Collectivité de Corse, les ateliers devront trouver de nouveaux financements pour envisager un rendez-vous mensuel, avec des créations diffusées sur des plateformes d'écoute.
À terme, l'ambition est d'ouvrir des plateaux radio dans le quartier prioritaire de Lupino, où différents profils pourraient animer débats et interviews entre eux.











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