Les enquêteurs cherchent des indices près du cimetière de Véro (Corde-du-Sud) le 13 janvier 2026 au lendemain de l'assassinat d'Alain Orsoni lors des obsèques de sa mère AFP Pascal POCHARD-CASABIANCA
Le président du conseil exécutif, Gilles Simeoni, a présenté mardi ses condoléances aux proches de cette "figure marquante de l'histoire contemporaine du nationalisme corse, dans sa part de lumière comme dans sa part d'ombre", estimant, dans un communiqué, que ce nouvel assassinat "participe d'une pression mafieuse qui pèse lourdement sur la société corse".
"Le respect des morts, ainsi bafoué, emporte dans sa chute terrible notre tradition et les valeurs de notre civilisation", avait réagi pour sa part, lundi soir le PNC (Voir par aillleurs).
Mais pour bon nombre des historiques du Front de libération nationale corse (FLNC) dont Alain Orsoni était un des fondateurs, "ça fait déjà très longtemps qu'il n'était plus un nationaliste mais plutôt un membre de la voyoucratie", analysait pour l'AFP Thierry Dominici, politologue à l'université de Bordeaux, spécialiste des mouvements nationalistes.
Il n'a d'ailleurs "pas d'impact, ni idéologique, ni intellectuel, sur les militants" indépendantistes actuels, estimait l'universitaire.
Scellés devant un pin
Pendant ce temps sur le terrain les enquêteurs étaient à pied d'œuvre pour localiser le lieu où s'était embusqué le tireur et des scellés ont été posés à la mi-journée devant un pin, à une centaine de mètres de l'escalier du cimetière où Alain Orsoni s'est effondré, mortellement touché, ont constaté nos confères de l'AFP.
Les investigations allaient se poursuivre dès l'arrivée sur l'île d'un magistrat Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) qui à peine créé est confronté à l'un des meurtres les plus retentissants depuis celui du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012 qui était l'avocat d'Alain Orsoni, dont l'un des protagonistes a été condamné à 30 ans de réclusion récemment par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.
Évidences
Mais, au-delà des éléments que recueilleront les enquêteurs une évidence s’impose: le meurtrier d’Alain Orsoni disposait d’informations précises. Il connaissait la date du décès de sa mère ainsi que celle des obsèques, rendues publiques samedi. Il savait qu’Alain Orsoni serait présent, connaissait l’emplacement exact du tombeau familial et maîtrisait parfaitement les lieux. Et cette connaissance du terrain lui a permis de se positionner, d’avoir sa cible dans sa ligne de mire et de l’abattre le lundi.
"Le respect des morts, ainsi bafoué, emporte dans sa chute terrible notre tradition et les valeurs de notre civilisation", avait réagi pour sa part, lundi soir le PNC (Voir par aillleurs).
Mais pour bon nombre des historiques du Front de libération nationale corse (FLNC) dont Alain Orsoni était un des fondateurs, "ça fait déjà très longtemps qu'il n'était plus un nationaliste mais plutôt un membre de la voyoucratie", analysait pour l'AFP Thierry Dominici, politologue à l'université de Bordeaux, spécialiste des mouvements nationalistes.
Il n'a d'ailleurs "pas d'impact, ni idéologique, ni intellectuel, sur les militants" indépendantistes actuels, estimait l'universitaire.
Scellés devant un pin
Pendant ce temps sur le terrain les enquêteurs étaient à pied d'œuvre pour localiser le lieu où s'était embusqué le tireur et des scellés ont été posés à la mi-journée devant un pin, à une centaine de mètres de l'escalier du cimetière où Alain Orsoni s'est effondré, mortellement touché, ont constaté nos confères de l'AFP.
Les investigations allaient se poursuivre dès l'arrivée sur l'île d'un magistrat Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) qui à peine créé est confronté à l'un des meurtres les plus retentissants depuis celui du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012 qui était l'avocat d'Alain Orsoni, dont l'un des protagonistes a été condamné à 30 ans de réclusion récemment par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.
Évidences
Mais, au-delà des éléments que recueilleront les enquêteurs une évidence s’impose: le meurtrier d’Alain Orsoni disposait d’informations précises. Il connaissait la date du décès de sa mère ainsi que celle des obsèques, rendues publiques samedi. Il savait qu’Alain Orsoni serait présent, connaissait l’emplacement exact du tombeau familial et maîtrisait parfaitement les lieux. Et cette connaissance du terrain lui a permis de se positionner, d’avoir sa cible dans sa ligne de mire et de l’abattre le lundi.
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