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Ajaccio : Nouvelle exposition d'Adrien Martinetti à la galerie « L’Art du Bonheur »


Rédigé par le Samedi 27 Juin 2015 à 21:55 | Modifié le Samedi 27 Juin 2015 - 22:52


Adrien Martinetti, artiste contemporain ajaccien, a une démarche artistique qui analyse la société actuelle telle qu’il la perçoit, inquiétante, manipulatrice sans jamais oublier l’individu qui y évolue et sans qui elle n’aurait aucun sens, aucune existence. Adrien se sent libre à travers sa peinture, ses écritures et ses ateliers de partager ses idées et ses émotions sans agresser quiconque. Loin de se demander à qui cela peut ou ne peut pas plaire il continue son chemin qui le mènera à travers le monde en passant le 4 juillet, le temps d’une soirée à la galerie « L’Art du Bonheur » rue Fesch.


"Ambition"
"Ambition"
- Vous nous aviez dit vous mettre en « stand-by » votre travail il y a quelques semaines, mais il semblerait que l’artiste que vous êtes ne connaisse pas le mot trêve ?
- Disons que j’ai pris quelques heures de repos ;-)
Mais comme vous l‘avez si bien dit, l’artiste que je suis ne connait pas le mot « trêve », du moins celui-ne fait pas partie de mon état d’esprit, surtout concernant l’art. Cependant je me suis volontairement éloigné des « projecteurs » pour être sur le terrain, un retour aux sources essentiel pour moi.

 
- Quelles ont été vos démarches artistiques ces derniers temps ?
- J’ai réalisé un tableau géant sur la Rocade sur un panneau publicitaire dans le cadre de la manifestation culturelle Les Arts s’affichent. Le même jour j’étais sur la scène de l’espace Diamant pour la réalisation d’un tableau d’envergure durant un concert. Une démarche peu connue sur notre île qui a beaucoup plu aux spectateurs.
Et encore au même moment je réalisais une peinture pour le Casino d’Ajaccio, un travail important qui m’a demandé une concentration et une implication totale, mais qui me permet aujourd’hui d’avoir ma place à côté d’œuvres de maîtres qui sont exposées au sein de ce palace.

 
- Votre calendrier à venir prévoit de belles rencontres et de nombreuses expositions. Pouvez-vous nous en parler ?
- Effectivement de beaux évènements arriveront cette année. Concernant la Corse, une soirée d’exposition de mes peintures et écrits est prévue pour le samedi 4 juillet dans la rue Fesch.
Puis une exposition me sera consacrée en Suisse à Genève du 15 septembre au 15 novembre 2015. Le vernissage aura lieu le 17 septembre en ma présence.  Enfin, mes peintures seront présentées sur le marché de l’art Américain, sur la côte ouest et pour être plus précis à partir de 2016.
Mais je n’en dirai pas plus pour le moment.

 
- Votre démarche artistique implique souvent « l’autre », celui qui débute, qui a du mal à exposer, pour qui vous avez eu un coup de cœur. Comment l’expliquez-vous ?
- Concernant les difficultés à exposer, croyez-moi à mes débuts j’ai bien connu ça. Et j’en ai pris des « claques ». Mais il ne faut surtout pas que les jeunes se découragent, même si à mon grand regret les galeristes insulaires oublient parfois que c’est ce qui est fait aujourd’hui qui restera demain.
A ma grande surprise je m’aperçois que beaucoup d’artistes me demandent des conseils, je ne peux que leur répondre d’aller au bout de leurs ambitions et de leurs espérances.
Concernant mon coup de cœur il a été pour une artiste peintre nommée Marie Trani, son travail au couteau est de qualité et risque de faire beaucoup parler d’elle.


- Les enfants, mais surtout les enfants d’établissements spécialisés sur Ajaccio vous offrent beaucoup lors d’ateliers que vous leur consacrez. Quel message passe de part et d’autre à travers la peinture ?
- Ma démarche auprès des enfants autistes me semble normale, évidente. Beaucoup d’artistes prônent le partage…alors partageons ! Les ateliers avec les enfants de l’institut d’éducation motrice de la ville d’Ajaccio m’apportent tellement…et j’espère en apporter autant. Aujourd’hui les enfants avec qui je peins sont devenus mes ami(e)s et je continuerai à les représenter lors de mes expositions.
Une petite anecdote à ce sujet lors de ma rencontre avec madame Marina Picasso, la petite fille du Maître. Celle-ci, en voyant le travail réalisé par les enfants m’a glissé à l’oreille « j’en ai des frissons ». Ce qui a été fait avec ces enfants a dépassé les frontières et j’en suis fier pour eux.


- Jeune artiste très entreprenant, souvent sorti des sentiers battus, vous pensez parfois avoir été mal compris par d’autres, qu’en est-il ?
- On m’a donné le surnom de Bouscul’Art, quelle fierté!
Vous savez le monde de l’art, même insulaire, est perçu par certains comme une compétition où les pires coups bas sont possibles.
Hormis mes réalisations qui racontent notre île, mon message est clair et simple, je reste persuadé que l’humain d’aujourd’hui est formaté, tendu vers le bas pour mieux être manipulable. Si celui-ci n’a pas été compris par certains, c’est une bonne nouvelle, ça cela veut dire qu’il a été compris par d’autres, et si je vous parle aujourd’hui de ma passion, c’est que peut-être beaucoup partage mon opinion.

 
- Votre tout prochain rendez-vous ?
- Mon tout prochain rendez-vous aura lieu ce samedi 4 juillet à partir de 19h30 dans la rue Fesch dans la nouvelle salle d’exposition « L’art du Bonheur », en compagnie des créations de Sylvie Vermandel, je présenterai mes peintures le temps d’une soirée avant mon départ pour Genève.
Cette exposition est évidement ouverte à tous et à toutes.





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