À deux pas de la cathédrale d'Ajaccio, la galerie Archipel affichait complet mardi soir pour le vernissage de sa nouvelle exposition. Jusqu’au 21 juin, trois artistes y sont à l’honneur. La première salle aux murs de briques est investie par le travail des artistes débutants Léna Voelckel avec ses photographies portraits en noir et blanc et Jean-François Pinelli avec ses sculptures créées à partir de matériaux recyclés. Dans la deuxième salle, l’artiste Pat O'Bine, chorégraphe et plasticienne, présente une série inédite, toujours inspirée par la danse.
D’instagram à une galerie d’art
Si nous pouvons découvrir pour la première fois dans une galerie le travail de Léna Voelckel, c’est parce que, fidèle à sa philosophie, la photographe a tenté. Elle a osé présenter à la galerie ses photographies. « Nous avons été très touchés par son histoire. Elle a énormément d’énergie, de joie de vivre et elle a souhaité photographier des personnes dans la rue, au hasard, d’autres qu’elle connaît. Elle a surtout voulu montrer des personnes qui expriment des émotions de joie, d'inquiétude, ce sont vraiment des émotions qui sont transmises à travers ces photos. C'est du noir et blanc et on a trouvé son travail très intéressant », explique Marie-Lucie Martin, fondatrice de la galerie. Il faut dire que Léna saisit l’instant sans demande préalable ni pause. Sans filtre, à son image. « Les personnes photographiées ne sont pas au courant. C’est du portrait spontané pour capter l’émotion réelle de la personne, pour que l’on voit l’aura que dégage la personne ou l’émotion, le regard », explique l'artiste en indiquant envoyer ensuite ses photos à ses modèles improvisés. Parmi les portraits, figurent des visages de l'association Tous pour un chacun, une manière «de leur dire merci ».
Souriante et coquette, cette jeune photographe âgée seulement de 24 ans, amoureuse d’Ajaccio et de la vie, donne toute la place à son énergie et elle fait de sa différence et de sa maladie une force de création et d’action. Lundi soir, famille et amis avaient fait le déplacement pour la soutenir et pour saluer son travail : une série de portraits en noirs et blancs, des instants capturés spontanément d'Ajacciennes et d’Ajacciens. Pour elle, tout a commencé sur le réseau social Instagram et sur son compte "La minute photos". En autodidacte, l'artiste a commencé à publier des portraits, pour elle d’abord. « C'est une exposition qui n'était pas prévue au programme », raconte-t-elle en confiant qu'elle n’imaginait pas que ses photos puissent un jour être présentées au public. Désormais, la jeune femme espère pouvoir développer son art et se rêve à en vivre.
Souriante et coquette, cette jeune photographe âgée seulement de 24 ans, amoureuse d’Ajaccio et de la vie, donne toute la place à son énergie et elle fait de sa différence et de sa maladie une force de création et d’action. Lundi soir, famille et amis avaient fait le déplacement pour la soutenir et pour saluer son travail : une série de portraits en noirs et blancs, des instants capturés spontanément d'Ajacciennes et d’Ajacciens. Pour elle, tout a commencé sur le réseau social Instagram et sur son compte "La minute photos". En autodidacte, l'artiste a commencé à publier des portraits, pour elle d’abord. « C'est une exposition qui n'était pas prévue au programme », raconte-t-elle en confiant qu'elle n’imaginait pas que ses photos puissent un jour être présentées au public. Désormais, la jeune femme espère pouvoir développer son art et se rêve à en vivre.
"Une belle revanche sur la vie"
Après avoir traversé des années difficiles, Léna avance aujourd’hui avec une énergie débordante et l’envie de « vivre à 100 à l’heure ». En quelques mois, sa vie a retrouvé des couleurs, même si elle continue de privilégier le noir et blanc derrière son objectif. Après de longs mois passés chez elle, « sans rien avoir à faire», la jeune photographe savoure pleinement ce nouveau chapitre. « Je suis dans mon élément, pleinement, pour la première fois de ma vie », confie-t-elle.
Pourtant, tout n’a pas toujours été aussi simple. À Strasbourg, où elle a grandi, Léna a longtemps vécu dans le mal-être et le repli sur soi. « Je ne m’acceptais pas telle que j’étais, c’était très compliqué. Je ne sortais pas de chez moi à part pour aller à l’école. J’allais quatre fois dans l’année en ville et cela me suffisait largement parce que je me faisais siffler, moquer, pointer du doigt. Ce sont des choses dont j’ai voulu me débarrasser », souffle-t-elle.
C’est pour tourner cette page qu’elle a choisi de s’installer à Ajaccio, où elle possédait déjà des attaches familiales. À près de 1 000 kilomètres de son Alsace natale, elle a trouvé un cadre propice à sa reconstruction. La cité impériale a soufflé sur son quotidien un vent de liberté et de légèreté. Portée par ses projets professionnels dans la communication et par sa passion pour la photographie, elle a le sentiment d’avoir enfin trouvé sa place. Et, peut-être, de prendre aujourd’hui « une belle revanche sur la vie ».
Pourtant, tout n’a pas toujours été aussi simple. À Strasbourg, où elle a grandi, Léna a longtemps vécu dans le mal-être et le repli sur soi. « Je ne m’acceptais pas telle que j’étais, c’était très compliqué. Je ne sortais pas de chez moi à part pour aller à l’école. J’allais quatre fois dans l’année en ville et cela me suffisait largement parce que je me faisais siffler, moquer, pointer du doigt. Ce sont des choses dont j’ai voulu me débarrasser », souffle-t-elle.
C’est pour tourner cette page qu’elle a choisi de s’installer à Ajaccio, où elle possédait déjà des attaches familiales. À près de 1 000 kilomètres de son Alsace natale, elle a trouvé un cadre propice à sa reconstruction. La cité impériale a soufflé sur son quotidien un vent de liberté et de légèreté. Portée par ses projets professionnels dans la communication et par sa passion pour la photographie, elle a le sentiment d’avoir enfin trouvé sa place. Et, peut-être, de prendre aujourd’hui « une belle revanche sur la vie ».
Le sculpteur Jean-François Pinelli laisse pour sa part libre cours à son imagination pour créer des sculptures à partir de matériaux de récupération uniquement qu’il trouve dans son dépôt (fer, bois, racines.)… Un travail d’assemblage qui donne vie à des structures « poétiques, parfois un peu inquiétantes mais c’est le but aussi de créer des émotions à travers des sculptures » explique la fondatrice de la galerie.
Après ces deux artistes, Archipel accueille une artiste plus confirmée qui a déjà exposé plusieurs fois en Corse et sur le continent, Pat O'Bine. Cette ancienne chorégraphe puise son inspiration chez les danseurs qu’elle a filmé en mouvement pour donner vie à des créations avec des techniques signature, vidéos, travail numérique, tableau, peinture acrylique. L’artiste présente une série inédite, centrée sur les visages des danseurs.
Ces expositions sont soutenues par Gîtes de France/Corse et par la Collectivité de Corse.
Galerie Archipel, 3 rue Zevaco Marie à Ajaccio.
Instagram : galerie.archipel
De 10h à 13h et de 17h à 20h.
Après ces deux artistes, Archipel accueille une artiste plus confirmée qui a déjà exposé plusieurs fois en Corse et sur le continent, Pat O'Bine. Cette ancienne chorégraphe puise son inspiration chez les danseurs qu’elle a filmé en mouvement pour donner vie à des créations avec des techniques signature, vidéos, travail numérique, tableau, peinture acrylique. L’artiste présente une série inédite, centrée sur les visages des danseurs.
Ces expositions sont soutenues par Gîtes de France/Corse et par la Collectivité de Corse.
Galerie Archipel, 3 rue Zevaco Marie à Ajaccio.
Instagram : galerie.archipel
De 10h à 13h et de 17h à 20h.













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