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Aix-en-Provence : La diaspora avait rendez-vous pour une grande et belle soirée


Rédigé par Geneviève Lodovici le Mercredi 17 Janvier 2018 à 23:08 | Modifié le Jeudi 18 Janvier 2018 - 22:55


Certains sont venus de Montpellier, d’autres du Var même si la plupart habitent le pays d’Aix ou Marseille. Ce qui est sûr c’est qu’ils ont tous un point commun : ils font partie de la grande famille de la diaspora Corse. « Vous savez, il y a des Corses partout dans le monde et quand on fait un appel, tous les Corses se rassemblent ! », indique en riant un adhérent de l’Amicale, habitué de ces soirées.


Qui pourrait dire le contraire en ce samedi 13 janvier à la Salle des Platanes d’Aix-en-Provence ? Ils sont près de 130 à s’être inscrits à la “Grande soirée Corse” et se retrouvent pour le plaisir d’être ensemble, de parler du pays et bien sûr de partager un repas qui réveille les papilles, évoquant à tous des souvenirs.


Chaque début d’année commence ainsi avec l’association des corses d’Aix : une grande soirée sur un thème culinaire spécifique et sur fond de musiques corses. Gilbert Tabarani, chef dans le Cap, est venu spécialement pour l’occasion car, depuis longtemps, son père et lui se chargent du menu. Si l’an passé le fromage était à l’honneur, cette année c’est la pulenta qui est fêtée. Une idée que le père et le fils « avaient à l’esprit depuis longtemps ». Ce fameux plat qui suscite le débat quant à son temps de cuisson, fait l’unanimité une fois dressé dans l’assiette. Au menu donc, une terrine de sanglier suivi de la fameuse pulenta accompagnée d’un demi figatellu et d’un quart de brocciu frais. En dessert des fromages de chèvres et de brebis, servis avec la confiture de figues et des clémentines insulaires.


D’une table à l’autre on s’interpelle en corse ou en français mais bientôt les échanges sont couverts par la musique et les applaudissements. C’est le groupe Altea qui commence son concert avec une chanson emblématique du répertoire populaire de l’île: Di, du groupe I Muvrini. Stephane Albertini et Jean-Pascal Ferrer expliquent qu’ils n’ont pas défini  « liste parce qu’on travaille pas sur l’esprit d’un spectacle. On est vraiment là pour faire plaisir aux gens et pas leur imposer une liste. » Ils enchainent alors des tubes plus ou moins récents, des tangos et, à la fin du repas, le public se décide enfin à rejoindre la piste de danse. Une belle soirée qui prouve la fraternité entre les corses, au-delà de l’île et à travers les âges. 

Trois questions à Stephane Albertini et Jean-Pascal Ferrer du groupe Altea

CNI - Avez-vous prévu un répertoire particulier pour ce soir ?
Altea - Ce soir, ça va être essentiellement corse. D’habitude on joue au Son des guitares, à Marseille.  Ça fait 15 ans qu’on joue là-bas mais dans un répertoire plus varié, plus moderne et de la variété internationale. Ce soir ça sera surtout corse, sauf si quelqu’un nous demande autre chose. On n’a pas fixé de liste parce qu’on ne travaille pas sur l’esprit d’un spectacle. On est vraiment là pour faire plaisir aux gens et pas leur imposer une liste. Après il suffit qu’on regarde le public en fonction de leur âge ou de ce qu’ils nous demandent. Tout à l’heure, Petru-Paulu est venu nous voir pour nous dire de penser à faire des tangos. Mais aussi des chansons plus récentes comme I Surghjenti ou I Chjami Aghjalesi et tout le répertoire “nustrale”. Il y a un véritable répertoire « diaspora » avec par exemple des chansons corses mais avec des paroles en français. On va aussi chanter Le Prisonnier !
 
CNI - Depuis combien de temps jouez-vous pour l’amicale ?
Stéphane Albertini - Moi ça fait presque 20 ans ! Je suis arrivé ici en 1999 et la première soirée avec l’Amicale était en 2000.
Jean-Pascal Ferrer - Depuis 2004 ou 2005 je crois. C’est Stéphane qui m’a présenté à l’Amicale parce que je ne suis pas Corse mais d’origine gitane. [Avec Stéphane] on s’est rencontrés sur les bancs de l’université de musique. On était guitariste tous les deux, pas vraiment chanteurs au départ et puis on s’est retrouvés au Son des guitares à Marseille un soir, pour l’anniversaire d’une amie. Il y avait un groupe qu’on connaissait vaguement qui nous a proposé de jouer avec eux, pendant qu’ils faisaient une pause. On a pris deux guitares, ça a plus au patron et on a continué ! Tout simplement. 
 
CNI – Jean-Pascal, parlez-nous de votre rapport à la Corse et à sa musique ?
La Corse on aime ou on n’aime pas, mais on ne peut pas rester indifférent ! Quand on a commencé il a fallu que j’apprenne très vite, avec l’accent et quand on n’est pas insulaire, ce n’est évident [rires]. C’est une langue très riche, mais j’ai fait l’effort et les gens qui venaient nous voir à la fin appréciaient. Je me rappelle d’un jeune qui est venu me voir pour me demander « Tu es d’où ? Pourquoi tu joues en Corse ». C’est la seule fois ou j’ai eu une remarque comme celle-ci parce qu’après, avec l’Amicale des Corses d’Aix, on a instauré un rapport de confiance. Je ne vais pas dire que je suis assimilé mais en tout cas bien intégré !





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