Intervenants lors de la table ronde dans l'amphithéâtre de l'église Notre-Dame de Lourdes. De gauche à droite : Ornella Botteghi, Lisandru Colombani et Matthieu Ricci.
Pour Matthieu Ricci, représentant du PNC et conseilller municipal d’opposition à Bastia et chargé des questions de santé publique au sein du parti, le constat est clair : les addictions en Corse ont trop longtemps été passées sous silence. "Pendant longtemps, dans l'île, ces questions ont été minimisées ou traitées dans le silence. Aujourd'hui, les addictions concernent nos jeunes, nos parents, notre quotidien. Il n'y a pas vraiment de profil type." Au-delà des drogues, il insiste sur des formes d'addiction souvent négligées : l'alcool, les jeux d'argent, et surtout les écrans. "C'est le grand mal d'aujourd'hui. On condamne, mais derrière, il n'y a pas vraiment d'espace où on explique les problématiques que ça peut entraîner, notamment dans le développement de l'enfant."
Repérer, orienter, accompagner
L'objectif de cette soirée n'était pas politique mais pratique. "Le but, c'est que les personnes repartent avec les éléments clés pour savoir qui contacter, qui appeler, quels sont les bons gestes." Matthieu Ricci le souligne : les structures d'accompagnement existent déjà en Corse, mais elles restent trop peu connues de la population. "Souvent, ce n'est pas qu'on manque de structures. Malheureusement, la communication a du mal à atteindre la population sur ce qui existe déjà." La table ronde a duré environ deux heures, avec un premier temps d'échange avec les deux intervenants, suivi d'une heure de questions ouvertes à la salle. Professionnels de santé, parents d'élèves et grand public étaient au rendez-vous.
Une série de rencontres à venir
Cette soirée n'est que la première d'une série. Le PNC prévoit d'aborder lors de prochaines tables rondes d'autres sujets peu traités dans le débat politique insulaire, comme les violences, le handicap ou encore la santé mentale au travail. "Il est nécessaire que le politique s'empare vraiment de ces sujets, avec un volet médical pour apporter de véritables réponses", explique Matthieu Ricci.
Son message aux familles corses touchées par ces problèmes est direct. "Demander de l'aide ne doit pas être vécu comme une honte. La prévention passe d'abord par le dialogue, l'écoute et le lien social. Ce sujet dépasse largement les clivages politiques, il concerne la société corse dans son ensemble."
Son message aux familles corses touchées par ces problèmes est direct. "Demander de l'aide ne doit pas être vécu comme une honte. La prévention passe d'abord par le dialogue, l'écoute et le lien social. Ce sujet dépasse largement les clivages politiques, il concerne la société corse dans son ensemble."
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