Aux origines, une promesse
Tout commence en 1956, dans un territoire rude, battu par les vents et souvent menacé par le feu. À l’initiative du maire Sauveur Leandri, dix-sept volontaires s’organisent autour d’un unique véhicule - une modeste Renault Goélette dotée d’une citerne - sous l’autorité du sous-lieutenant Antoine Dellacroce. C’est peu, et c’est immense déjà : la promesse d’un secours, là où tout est loin. Ces pionniers ont pour noms Sampiero Moracchini, René Andreoti, Charles Bellavigna, Antoine Caleri, Pierre Caselli, Antoine Costa, Toussaint Caselli, Jean-Sauveur Dallacroce, Marcel Dellacroce, Félix Garci, Marc Lucciani, Charles Marini, Albert Maroni, François Maroni, François Paravisini, Clément Vanucchi et Dominique Valenti. D’autres enfants du village suivront.
Être là, simplement
Soixante-dix ans plus tard, les murs ont changé, les engins aussi. La caserne reconstruite, les équipements modernisés, le centre est aujourd’hui commandé par le capitaine Stéphane Gherardi, héritier d’une lignée de chefs et d’engagements. Mais sous les évolutions, l’essentiel demeure intact : être là, simplement, pour que la vie tienne. Chaque année, près de six cents interventions rythment cette présence. La grande majorité concerne le secours aux personnes. Ici, plus qu’ailleurs peut-être, les pompiers sont le premier recours — parfois le seul — dans un territoire où la distance isole et où les services médicaux se raréfient. Dans ce contexte, le SIS 2B affirme avec détermination, son engagement en faveur du maintien des casernes en milieu rural, garant indispensable d’un service public de proximité, d’équité territoriale et de sécurité pour tous
Un territoire exigeant
Ici, chaque intervention porte la marque du terrain. Routes étroites, reliefs escarpés, hameaux isolés : porter secours demande autant de connaissance du pays que de maîtrise technique. Le vent, omniprésent, peut attiser les flammes ou compliquer les évacuations. Cette réalité forge un engagement particulier, fait d’endurance et d’adaptation, où l’expérience du lieu compte autant que l’équipement. À Luri, être pompier, c’est aussi connaître chaque virage, chaque sentier, chaque maison.
Mémoire vive
Ce lien s’enracine dans une mémoire vivante. Celle des pionniers, des noms qui traversent les décennies et donnent aujourd’hui leur nom à la caserne — Antoine Dellacroce, Dominique Valenti — ainsi que de ceux qui ont façonné, pierre après pierre, l’esprit du lieu. Parmi eux, le Lieutenant Jacques Toméi ainsi que le docteur Louis Angrisani, qui, dès 1979, comprit que le secours devait se faire aussi médical et obtint la mise en place d’une ambulance disponible à toute heure : un tournant pour le Cap-Corse.
Transmettre pour durer
Mais la mémoire, ici, n’est jamais figée. Elle circule. Elle se transmet dans les gestes, dans les silences partagés après l’intervention, dans les regards des anciens posés sur les plus jeunes. Entre générations, une continuité s’écrit, faite de respect et d’apprentissage patient. Le métier s’y apprend autant qu’il s’hérite. Et déjà, la relève se dessine. Depuis cinq ans, des collégiens du Cap s’initient à cet engagement grâce à une section de jeunes sapeurs-pompiers. Ils apprennent les gestes, mais aussi l’esprit : celui du service et de la disponibilité. À seize ans, certains rejoignent les rangs. Une poignée aujourd’hui, bientôt davantage- une promesse silencieuse d’avenir
Une flamme nécessaire
Ainsi va Luri : sans éclat inutile, mais avec constance. Soixante-dix ans de gardes, de départs précipités, de vies secourues ou simplement accompagnées. Une fidélité entre un territoire et ceux qui le veillent. Et demain, comme hier, la flamme continuera de brûler. Sans bruit. Parce qu’ici, elle n’est pas symbole : elle est nécessité.
Être là, simplement
Soixante-dix ans plus tard, les murs ont changé, les engins aussi. La caserne reconstruite, les équipements modernisés, le centre est aujourd’hui commandé par le capitaine Stéphane Gherardi, héritier d’une lignée de chefs et d’engagements. Mais sous les évolutions, l’essentiel demeure intact : être là, simplement, pour que la vie tienne. Chaque année, près de six cents interventions rythment cette présence. La grande majorité concerne le secours aux personnes. Ici, plus qu’ailleurs peut-être, les pompiers sont le premier recours — parfois le seul — dans un territoire où la distance isole et où les services médicaux se raréfient. Dans ce contexte, le SIS 2B affirme avec détermination, son engagement en faveur du maintien des casernes en milieu rural, garant indispensable d’un service public de proximité, d’équité territoriale et de sécurité pour tous
Un territoire exigeant
Ici, chaque intervention porte la marque du terrain. Routes étroites, reliefs escarpés, hameaux isolés : porter secours demande autant de connaissance du pays que de maîtrise technique. Le vent, omniprésent, peut attiser les flammes ou compliquer les évacuations. Cette réalité forge un engagement particulier, fait d’endurance et d’adaptation, où l’expérience du lieu compte autant que l’équipement. À Luri, être pompier, c’est aussi connaître chaque virage, chaque sentier, chaque maison.
Mémoire vive
Ce lien s’enracine dans une mémoire vivante. Celle des pionniers, des noms qui traversent les décennies et donnent aujourd’hui leur nom à la caserne — Antoine Dellacroce, Dominique Valenti — ainsi que de ceux qui ont façonné, pierre après pierre, l’esprit du lieu. Parmi eux, le Lieutenant Jacques Toméi ainsi que le docteur Louis Angrisani, qui, dès 1979, comprit que le secours devait se faire aussi médical et obtint la mise en place d’une ambulance disponible à toute heure : un tournant pour le Cap-Corse.
Transmettre pour durer
Mais la mémoire, ici, n’est jamais figée. Elle circule. Elle se transmet dans les gestes, dans les silences partagés après l’intervention, dans les regards des anciens posés sur les plus jeunes. Entre générations, une continuité s’écrit, faite de respect et d’apprentissage patient. Le métier s’y apprend autant qu’il s’hérite. Et déjà, la relève se dessine. Depuis cinq ans, des collégiens du Cap s’initient à cet engagement grâce à une section de jeunes sapeurs-pompiers. Ils apprennent les gestes, mais aussi l’esprit : celui du service et de la disponibilité. À seize ans, certains rejoignent les rangs. Une poignée aujourd’hui, bientôt davantage- une promesse silencieuse d’avenir
Une flamme nécessaire
Ainsi va Luri : sans éclat inutile, mais avec constance. Soixante-dix ans de gardes, de départs précipités, de vies secourues ou simplement accompagnées. Une fidélité entre un territoire et ceux qui le veillent. Et demain, comme hier, la flamme continuera de brûler. Sans bruit. Parce qu’ici, elle n’est pas symbole : elle est nécessité.
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