(Photos Gérard Baldocchi)
Dans le cadre de la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l'antisémitisme qui se déroule chaque année partout en France, une série d’ateliers mêlant pratiques sportives et temps de sensibilisation a été organisée ce mercredi au complexe Charles-Galletti de Lucciana. Porté par le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports, cet événement avait pour objectif de sensibiliser les plus jeunes aux discriminations.
« La lutte contre les discriminations est primordiale, c'est un combat de tous les jours et il faut mener des actions sur tout le territoire et auprès de tous les publics, et notamment les jeunes qui est un public sur lequel il faut particulièrement insister », explique Arnaud Millemann, secrétaire général de la préfecture de Haute-Corse. « Le sport est un des meilleurs vecteurs pour détecter d’éventuelles positions difficiles, mais c’est aussi un moment où on peut parler avec des jeunes qui ne se connaissaient pas mais qui jouent ensemble, et qui sont très réceptifs. »
Durant l’après-midi, en présence de Jos" Galletti, maire de Lucciani qui a mis le complexe sportif à la disposition de l'événement, plusieurs ateliers sportifs ont été proposés aux 120 enfants présents, comme du football, du rugby ou encore du karaté. « On a réuni au complexe sportif quatre clubs de rugby, la Ligue Corse de Rugby, le Comité départemental de karaté, quatre clubs de la région bastiaise et le club de foot du Gallia Club Lucciana », détaille Yohann Vauzelle, professeur de sport au Service départemental jeunesse, engagement et sport. « Le but, c'était de mixer les groupes pour que chaque enfant puisse découvrir de nouvelles activités tout en passant des messages pour les sensibiliser aux discriminations. On le fait en mettant des footballeurs avec des rugbymen par exemple, mais aussi à travers les supports fédéraux qui ont pu être mis à leur disposition par les fédérations. Je les ai trouvé très réceptifs au moment où ils ont été sensibilisés, surtout les collégiens parce qu'ils commencent à être sensibles à ces sujets et parfois à en être victime ou auteur. »
À travers les ateliers, le but était aussi de sensibiliser les jeunes à être attentifs aux situations autour d’eux. « C’est important de dire qu’il faut systématiquement en parler, au sein des clubs, des familles, du milieu scolaire, même dans les entreprises », précise le secrétaire général de la préfecture. « C'est un sujet qui concerne tout le monde et il faut que les signalements remontent. Ensuite, ces signalements font systématiquement l'objet d'une priorisation, selon la gravité des cas pour qu'on les traite, par exemple dans le milieu scolaire, par une discussion avec les élèves. Et lorsque les cas sont plus graves, il y a d'autres modes de gestion, et ça peut aller jusqu'à être judiciarisé. On rappelle que le racisme, l'antisémitisme et la discrimination sont des délits, sont condamnables. Mais le principal message aujourd'hui, c’était d'abord la prévention, et notamment parce que ce sont des sujets sur lesquels il faut mettre des mots pour être capable de les identifier. Quand on en est victime, ou quand on est témoin de situations, on doit avoir le réflexe de se dire que ce qu’il vient de se passer n’est pas normal. »
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