Dans la pénombre encore habitée par l’odeur des enduits frais, les murs de la cathédrale Saint-Roch reprennent lentement vie. Depuis l’été 2024, perché sur ses échafaudages, Mario Sépulcre y déploie une peinture murale faite de pigments naturels, à mi-chemin entre fresque et création contemporaine. « Ce n’est pas qu'une restauration, c’est aussi de la création », insiste-t-il. Le chantier, encore en cours, devrait s’achever dans les prochains mois.
À 69 ans, l’artiste revendique plus de quarante années de pratique, dont une trentaine consacrée à un art rare : la fresque. Une discipline exigeante, presque disparue, qu’il a apprise à contre-courant.
Le déclic des maîtres anciens
L’histoire commence tôt. À six ou sept ans déjà, son père décèle chez lui un regard, une main. On lui fait copier, observer, reproduire. Puis vient l’adolescence, et avec elle une fascination pour le surréalisme et ses maîtres comme Dalí et Magritte, dont il explore les méandres jusqu’à ses vingt ans. Mais le jeune peintre s’essouffle. « Je tournais en rond », confie-t-il.
Le déclic survient dans les musées, face aux maîtres de la Renaissance italienne. « J’ai été bouleversé par la beauté, la technique, les thèmes. » Il part alors au Québec pendant six ans, intègre une école d’art, puis poursuit sa formation à Florence, où il apprend la fresque. Une rencontre avec une fresquiste française, restauratrice au Louvre, achève de le former : « J’ai appris comme au Moyen Âge, sur le tas », sourit-il.
À 69 ans, l’artiste revendique plus de quarante années de pratique, dont une trentaine consacrée à un art rare : la fresque. Une discipline exigeante, presque disparue, qu’il a apprise à contre-courant.
Le déclic des maîtres anciens
L’histoire commence tôt. À six ou sept ans déjà, son père décèle chez lui un regard, une main. On lui fait copier, observer, reproduire. Puis vient l’adolescence, et avec elle une fascination pour le surréalisme et ses maîtres comme Dalí et Magritte, dont il explore les méandres jusqu’à ses vingt ans. Mais le jeune peintre s’essouffle. « Je tournais en rond », confie-t-il.
Le déclic survient dans les musées, face aux maîtres de la Renaissance italienne. « J’ai été bouleversé par la beauté, la technique, les thèmes. » Il part alors au Québec pendant six ans, intègre une école d’art, puis poursuit sa formation à Florence, où il apprend la fresque. Une rencontre avec une fresquiste française, restauratrice au Louvre, achève de le former : « J’ai appris comme au Moyen Âge, sur le tas », sourit-il.
L’exigence de la fresque
Car la fresque impose ses lois. Impossible de corriger, de revenir en arrière. « Quand on commence, il faut finir : on est au service de la technique », souligne l'artiste. Un travail physique, contraint par le temps et la matière, très éloigné de la peinture à l’huile, qu’il pratique en parallèle dans une temporalité plus lente.
Aujourd’hui, à Saint-Roch, Mario Sépulcre ne travaille pas en fresque pure, mais dans une technique proche : peinture murale sur enduit, avec pigments naturels. La différence tient au processus moins brutal, plus fragmenté mais l’esprit demeure : inscrire une œuvre dans la matière même du lieu.
Son travail, nourri de symbolisme, de mythologie et de spiritualité, cherche à transmettre. « L’art est au service du beau et du bien », affirme-t-il, tout en abordant aussi des thèmes plus sombres, comme la souffrance ou la mort.
Car la fresque impose ses lois. Impossible de corriger, de revenir en arrière. « Quand on commence, il faut finir : on est au service de la technique », souligne l'artiste. Un travail physique, contraint par le temps et la matière, très éloigné de la peinture à l’huile, qu’il pratique en parallèle dans une temporalité plus lente.
Aujourd’hui, à Saint-Roch, Mario Sépulcre ne travaille pas en fresque pure, mais dans une technique proche : peinture murale sur enduit, avec pigments naturels. La différence tient au processus moins brutal, plus fragmenté mais l’esprit demeure : inscrire une œuvre dans la matière même du lieu.
Son travail, nourri de symbolisme, de mythologie et de spiritualité, cherche à transmettre. « L’art est au service du beau et du bien », affirme-t-il, tout en abordant aussi des thèmes plus sombres, comme la souffrance ou la mort.
Une exposition pour révéler le dessin
Chez lui, l’art n’est pas un simple exercice esthétique. C’est un langage. « Par ce savoir-faire, on peut faire passer beaucoup de messages positifs. » Une conviction forgée par le temps, mais aussi par une certaine désillusion face à l’évolution du milieu artistique. Trop marchand, trop soumis aux modes, trop saturé d’artistes peut-être. « Aujourd’hui, c’est un peu banalisé », observe le peintre.
En parallèle, l’artiste prépare une exposition au mois de mai, consacrée exclusivement au dessin, au Locu Teatrale. Une première pour lui. « J’en ai beaucoup, et je ne les ai jamais montrés », confie-t-il. Une cinquantaine de pièces composées d’études, de personnages et d’esquisses, réalisées au crayon, au fusain ou à la craie blanche, seront présentées. Une manière de dévoiler une autre facette de son travail, plus intime.
Après les murs de Saint-Roch, Mario Sépulcre revient ainsi au geste premier. Celui du trait. Celui qui, depuis toujours, guide sa peinture. Car derrière les fresques et les grands formats, tout commence toujours de la même façon. « D’abord, il y a une idée, un thème qui nous taraude. Puis viennent les esquisses, la recherche de composition. » Le travail se construit ensuite lentement : préparation du support, ébauche, montée progressive des couleurs. La peinture à l’huile impose son rythme : plusieurs semaines de séchage entre chaque couche. Un temps de pause que l’artiste revendique. « Cela permet de réfléchir, de revenir avec un œil plus neuf. »
Alors, pour ne jamais interrompre le mouvement, il travaille sur plusieurs tableaux à la fois. Comme une manière de ne jamais cesser vraiment de peindre.
Chez lui, l’art n’est pas un simple exercice esthétique. C’est un langage. « Par ce savoir-faire, on peut faire passer beaucoup de messages positifs. » Une conviction forgée par le temps, mais aussi par une certaine désillusion face à l’évolution du milieu artistique. Trop marchand, trop soumis aux modes, trop saturé d’artistes peut-être. « Aujourd’hui, c’est un peu banalisé », observe le peintre.
En parallèle, l’artiste prépare une exposition au mois de mai, consacrée exclusivement au dessin, au Locu Teatrale. Une première pour lui. « J’en ai beaucoup, et je ne les ai jamais montrés », confie-t-il. Une cinquantaine de pièces composées d’études, de personnages et d’esquisses, réalisées au crayon, au fusain ou à la craie blanche, seront présentées. Une manière de dévoiler une autre facette de son travail, plus intime.
Après les murs de Saint-Roch, Mario Sépulcre revient ainsi au geste premier. Celui du trait. Celui qui, depuis toujours, guide sa peinture. Car derrière les fresques et les grands formats, tout commence toujours de la même façon. « D’abord, il y a une idée, un thème qui nous taraude. Puis viennent les esquisses, la recherche de composition. » Le travail se construit ensuite lentement : préparation du support, ébauche, montée progressive des couleurs. La peinture à l’huile impose son rythme : plusieurs semaines de séchage entre chaque couche. Un temps de pause que l’artiste revendique. « Cela permet de réfléchir, de revenir avec un œil plus neuf. »
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