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58e Tour de Corse Automobile-étape 2 : Latvala sort le grand jeu mais…


Rédigé par José Fanchi le Samedi 3 Octobre 2015 à 19:01 | Modifié le Samedi 3 Octobre 2015 - 19:13


Avec l’annulation de la spéciale 4, le même qui fut annulée la veille pour les raisons que l’on sait, les pilotes se sont aussitôt dirigés vers le départ de la spéciale 5 entre Francardo et Sermano. Des conditions quasi identiques que la veille, le soleil en plus. Le tracé, rendu difficile par les inondations de la veille était plus que jamais jonché de détritus de toutes sortes, à savoir terre, eau, gravettes et autres pierres souvent difficiles à éviter. Jari-Matti Latvala s'est emparé de la tête du Tour de Corse aux dépens d'Elfyn Evans. Mais le Gallois reste au contact du Finlandais qui a rencontré des problèmes de boîte de vitesses. La lutte WV-Ford s’intendifie


C’est Thierry Neuville qui ouvrait la route après ses mésaventures de la veille au pont de Casaglione qu’il a heurté de l’arrière droit avec une grosse casse. Le vainqueur du Tour de Corse 2011 a fait son possible pour réaliser un temps honorable, ce qu’il a fait avec, il convient de le souligner, un tantinet de réserve. Comme on le comprend…
Le meilleur chrono a été réalisé par Jari-mati Latvala, sur une Polo qui virevoltait dans les virages avec un pilote qui a su improviser dans les moments difficiles compte tenu des conditions de course. 26’50’’5, c’était le temps de référence, soit deux secondes de moins que le leader Evans la veille.
 
Evans toujours fragile leader…
Dans cette épreuve de 36,4 km), le Norvégien Mikkelsen signait un encourageant deuxième temps, suivi de Sébastien Ogier et ses 10 minutes de pénalisation. La bonne affaire pour Latvala qui sautait à la seconde place à seulement 1 seconde et des poussières derrière Evans, devenu fragile leader.
Au sortir de la spéciale, Latvala, le Finlandais volant, avouait timidement : « Je pense avoir amélioré mon chrono mais Dieu que c’était difficile, glissant, beaucoup de pièges, mais je m’étais bien préparé à ces conditions même si de temps à autres il a fallu improviser pour rester sur la route. Je m’en sors bien… »
Sébastien Ogier, en forme malgré ses problèmes de la veille était lui aussi satisfait, sans plus : « La route était très grasse et donc dangereuse, il y avait moins d’eau mais bon, me voilà tranquille, je continue à travailler, a faire mon apprentissage sur les routes de Corse dans des conditions difficiles certes, mais il faut savoir se faire plaisir…Les mécaniciens ont changé la boîte durant la nuit. C’est dommage d’avoir eu ce problème hier soir. Sans cela, nous aurions pu nous battre pour revenir sur la tête mais, désormais, nous ne pouvons qu’emmagasiner de l’expérience sur ces routes pour préparer l’avenir. Les conditions étaient plus glissantes aujourd’hui. Il y a bien plus de boue qu’hier. »
 
Ils ont dit
De Thierry Neuville à l’arrivée de la spéciale : « « Ce sont des conditions horribles ! Je suis allé très doucement pour ne pas prendre de risque. En plus, j’ai perdu quelques secondes dans l’épingle à cause de la boîte de vitesses, je suis resté en seconde. »
D’Ostberg, rassuré à l’arrivée à Sermano : « C’était difficile car il n’y avait pas vraiment de grip. J’ai été en difficulté dans la spéciale même si nous avons changé les réglages pour avoir plus d’adhérence. »
Meeké, dans un état second : « Nous avons dû beaucoup nous concentrer. Le grip était OK au début de la spéciale mais, après, ça s’est compliqué ! »
Evans, le vainqueur de la veille : « Le chrono n’est pas mal. Nous ne pouvions pas faire mieux. Les conditions sont piégeuses. »
Tanak :  « J’ai un meilleur feeling aujourd’hui qu’hier, même si la route ressemble encore à une spéciale du Monte-Carlo !»

Latvala aux commandes, Evans ne renonce pas

Une seconde de retard avant la plus longue spéciale du rallye, entre Muracciole et le col de Sorba, deux secondes de mieux au sortir de ce festival de glisse, il n’en fallait pas plus à Latvala pour prendre le commandement de l’épreuve devant le leader de la veille, Elfyn Evans. Le Finlandais avait réussi l’abordage du Gallois dans cette spéciale hyper rapide au cours de laquelle les pilotes ont laissé parler le pilotage pur malgré quelques pièges que les ouvreurs avaient fort heureusement signalés une bonne heure avant le départ.  Le scratch réalisé par Sébastien Ogier (Volkswagen) dans l'ES6, avec un chrono de 28'14''2 au terme des 48,46km de Muracciole – Sorba, ne rapporte rien du fait de l’abandon du Français dans la première étape. Cela n’a pas empêché son coéquipier Jari-Matti Latvala  de s’emparer de la tête au terme de cette deuxième journée.

L'avance du Finlandais reste mince, Evans, le pilote M-Sport n'accusant que deux secondes de retard. Le nouveau leader de l'épreuve a perdu du terrain en fin de parcours suite à des problèmes de boîte. Andreas Mikkelsen (Volkswagen) reste sur le podium provisoire avec une avance de plus de 22 secondes sur Kris Meeke (Citroën) qui s'est emparé de la quatrième place aux dépens de Kevin Abbring (Hyundai), plutôt lent sur la fin de la spéciale. Ostberg (Citroën) suit à seulement cinq secondes.
Hayden Paddon (Hyundai) a profité de la contre-performance de Stéphane Sarrazin (Ford) pour gagner une place. Le Français a endommagé sa direction et connu des pépins avec son turbo dans la spéciale précédente. Il chute à la neuvième place derrière son compatriote Bryan Bouffier (Ford), avec seulement deux secondes d'avance sur Tänak (Ford). Dani Sordo (Hyundai) est aux portes du top dix en devançant Stéphane Lefebvre (Citroën).

Dimanche matin, les classiques Sotta, Zerubia et Bisinao

Nous revoilà dans les grandes classiques du Tour de Corse, les spéciales mythiques des années folles qui ont laissé des bons et mauvais souvenirs aux amateurs. Dès 7 h 25 ce matin, les pilotes s’élanceront dans l’ES 7 entre Sotta et Chialza, une épreuve de 36 km qui va donner lieu à de belles empoignades, notamment au col de Bacinu et dans la fameuse épingle d’Orone qui sera sans doute prise d’assaut par les spectateurs au petit matin. Zerubia-Martini sera le gros morceau de cette dernière journée. Une spéciale de 41 km qui ne fera aucun cadeau aux pilotes. Du serré, du rapide, de la grosse attaque par la suite, notamment vers Cargiaca jusqu’au pont d’Arcoravu sans oublier la remontée vers Arbellara et le final vers i Martini, sublime. Classique parmi les classiques du Tour, la dernière spéciale (power stage)  entre Bisinao et Agosta plage demeure toujours aussi piégeuse avec ses virages serrés, ses bosses, la traversée de l’épingle de Bellevalle et Pietrosella très en glisse.
Un véritable régal pour pilotes affûtés !
J. F.

Classement général après la deuxième étape





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