Dix sites ont ainsi été suivis et 151 substances recherchées au fil des campagnes, pour un total de 38 246 données analysées
On les imagine dans les champs, sur les cultures ou dans les sols. Pourtant, les pesticides peuvent aussi se retrouver dans l’air. Depuis 2016, Qualitair Corse surveille leur présence dans l’atmosphère à travers des campagnes de mesure menées sur différents sites de l’île. Dix ans de suivi qui permettent aujourd’hui de dresser un état des lieux.
Dix sites ont ainsi été suivis et 151 substances recherchées au fil des campagnes, pour un total de 38 246 données analysées. « En 2025, la surveillance a porté sur 72 substances actives, sur trois sites : La Marana à Lucciana, Belgodère et Confina 2 à Ajaccio. Les prélèvements ont été répartis sur l’année, avec une fréquence renforcée du printemps à l’automne », explique l’association.
Car les pesticides ne restent pas nécessairement là où ils sont épandus : ils peuvent se disperser dans l’air pendant les traitements, mais aussi après, par volatilisation ou sous l’effet du vent qui remet en suspension des particules de sol.
Des différences avec les résultats nationaux
Premier chiffre à retenir : 5,5 % des résultats d’analyse réalisés en Corse révèlent la présence d’une substance, contre 9,5 % au niveau national. Cet écart ne signifie pas pour autant que l’air insulaire est globalement moins contaminé : les résultats varient selon les substances recherchées, les sites et les périodes de prélèvement. À titre d’exemple, les herbicides métolachlore-S et la pendiméthaline sont ainsi moins fréquemment détectés en Corse que dans les données nationales étudiées.
À l’inverse, deux insecticides interdits restent détectables dans l’air. Le chlorpyriphos-méthyl, un insecticide efficace contre de nombreux nuisibles et interdit dans l’Union européenne depuis 2020, présente une fréquence de détection et une concentration moyenne supérieures aux références nationales étudiées. Le lindane, interdit en France depuis 1998, apparaît quant à lui dans 71 % des analyses corses étudiées, contre 73 % au niveau national. Leur présence peut s’expliquer par la persistance de résidus anciens dans l’environnement et ne signifie pas nécessairement une utilisation récente. La détection seule ne permet pas d’en déterminer l’origine.
Ces mesures permettent de mieux documenter la présence des pesticides dans l’air et ses variations. Elles ne suffisent toutefois pas à déterminer, à elles seules, les conséquences sur la santé : « L’évaluation d’un risque dépend cependant de la substance, de la quantité absorbée, de la durée et des voies d’exposition », explique la communiqué.
Il n’existe pas de valeurs limites réglementaires générales pour les pesticides dans l’air ambiant, contrairement à d’autres polluants atmosphérique, et une détection ne signifie pas automatiquement qu’un risque sanitaire est établi.
Qualitair Corse entend donc poursuivre cette surveillance afin d’enrichir les connaissances régionales et nationales. Une plateforme de consultation des données corses est également en développement pour rendre les résultats plus accessibles au public.
Dix sites ont ainsi été suivis et 151 substances recherchées au fil des campagnes, pour un total de 38 246 données analysées. « En 2025, la surveillance a porté sur 72 substances actives, sur trois sites : La Marana à Lucciana, Belgodère et Confina 2 à Ajaccio. Les prélèvements ont été répartis sur l’année, avec une fréquence renforcée du printemps à l’automne », explique l’association.
Car les pesticides ne restent pas nécessairement là où ils sont épandus : ils peuvent se disperser dans l’air pendant les traitements, mais aussi après, par volatilisation ou sous l’effet du vent qui remet en suspension des particules de sol.
Des différences avec les résultats nationaux
Premier chiffre à retenir : 5,5 % des résultats d’analyse réalisés en Corse révèlent la présence d’une substance, contre 9,5 % au niveau national. Cet écart ne signifie pas pour autant que l’air insulaire est globalement moins contaminé : les résultats varient selon les substances recherchées, les sites et les périodes de prélèvement. À titre d’exemple, les herbicides métolachlore-S et la pendiméthaline sont ainsi moins fréquemment détectés en Corse que dans les données nationales étudiées.
À l’inverse, deux insecticides interdits restent détectables dans l’air. Le chlorpyriphos-méthyl, un insecticide efficace contre de nombreux nuisibles et interdit dans l’Union européenne depuis 2020, présente une fréquence de détection et une concentration moyenne supérieures aux références nationales étudiées. Le lindane, interdit en France depuis 1998, apparaît quant à lui dans 71 % des analyses corses étudiées, contre 73 % au niveau national. Leur présence peut s’expliquer par la persistance de résidus anciens dans l’environnement et ne signifie pas nécessairement une utilisation récente. La détection seule ne permet pas d’en déterminer l’origine.
Ces mesures permettent de mieux documenter la présence des pesticides dans l’air et ses variations. Elles ne suffisent toutefois pas à déterminer, à elles seules, les conséquences sur la santé : « L’évaluation d’un risque dépend cependant de la substance, de la quantité absorbée, de la durée et des voies d’exposition », explique la communiqué.
Il n’existe pas de valeurs limites réglementaires générales pour les pesticides dans l’air ambiant, contrairement à d’autres polluants atmosphérique, et une détection ne signifie pas automatiquement qu’un risque sanitaire est établi.
Qualitair Corse entend donc poursuivre cette surveillance afin d’enrichir les connaissances régionales et nationales. Une plateforme de consultation des données corses est également en développement pour rendre les résultats plus accessibles au public.
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