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Le Coca Mariani dans le collimateur du géant Coca-Cola


Julia Sereni le Mardi 16 Mars 2021 à 18:24

C’est le pot de terre contre le pot de fer. La firme américaine Coca-Cola a décidé de s’attaquer au vin corse Coca Mariani, qui existe pourtant depuis le 19ème siècle. En cause : l’utilisation du mot « Coca ». Pour la marque de soda, il y aurait un risque de confusion.



Le vin corse Coca Mariani, en guerre avec Coca-Cola. Photo : Coca Mariani
Le vin corse Coca Mariani, en guerre avec Coca-Cola. Photo : Coca Mariani
« Je n’aurais jamais pensé que Coca-Cola puisse s’opposer à notre nom ! » Pour Christian Mariani, président de la société Coca Mariani, la surprise est de taille. Et elle est loin d’être bonne. La firme américaine tente d’interdire à l’entreprise insulaire d’utiliser le nom de « Coca » pour son vin, appellation qui existe pourtant depuis 1863.

Coca Mariani, une histoire corse

Cette année-là, Angelo Mariani, un pharmacien originaire de Pero-Casevecchie et installé à Paris, crée un vin tonique à base de feuilles de coca. Quelques années plus tard, en 1868, nait la société Coca Mariani. Le succès est fulgurant : la boisson arrive sur toutes les lèvres, de l’écrivain Jules Verne à l’inventeur Thomas Edison en passant par les papes Léon XIII, Benoît XV ou encore Pie X.
 
Jusqu’à débarquer… aux États-Unis. Là-bas, le docteur Pemberton va modifier la recette, prohibition oblige, et remplacer le vin par du soda. C’est ainsi que nait le Coca-Cola. « Le vin Coca Mariani a été créé en 1868 et le French Wine Coca en 1886. On était là 25 ans avant eux ! » commente Christophe Mariani.
 
En 2014, Christophe Mariani, qui malgré son patronyme n’a aucun lien avec le créateur initial, va avoir une idée folle : relancer le Coca Mariani. La marque est alors enregistrée en France, puis déposée en 2019 au niveau européen, via l’Office de l'Union Européenne pour la propriété intellectuelle. Et là, c’est le coup de massue : la société Coca-Cola demande l’annulation de la marque, au motif que l’utilisation du mot « Coca » pourrait induire un risque de confusion.

Christophe Mariani a rencontré Evo Morales, président de la Bolivie, l'un des plus grands producteurs au monde de feuilles de coca. Photo : Christophe Mariani
Christophe Mariani a rencontré Evo Morales, président de la Bolivie, l'un des plus grands producteurs au monde de feuilles de coca. Photo : Christophe Mariani

Réponse d’ici six mois

« Nous avons essayé de les dissuader, mais ils ne veulent rien entendre. Ils ne reconnaissent pas l’histoire, nous avons une antériorité énorme ! » plaide Christophe Mariani. « De plus, il ne s’agit pas seulement d’une marque mais d’un ingrédient, d’une plante, c’est un nom générique, ils ne peuvent pas se l’approprier. »
 
L’Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle, basé à Alicante, devrait rendre sa décision d’ici six mois. « Nous sommes totalement confiants, sinon nous ne nous serions pas lancés dans cette aventure. La notoriété ne refait pas l’histoire, le mot 'coca' ne leur appartient pas. Ils ont peut-être de l’argent mais nous, on a une histoire. Nous sommes là pour défendre nos valeurs. » conclut Christophe Mariani.

















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