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Jacqueline Desanti appelle à la subjectivité dans son exposition de « figures envisagées »


Rédigé par Laetitia Salomone le Mardi 22 Septembre 2015 à 23:37 | Modifié le Jeudi 2 Novembre 2017 - 08:03


Depuis le mardi 22 septembre, et jusqu’au 2 octobre prochain, l’Espace Diamant propose aux amateurs d’art de découvrir une trentaine d’oeuvres inédites de Jacqueline Desanti. Une exposition singulière centrée sur la figure humaine.


Jacqueline Desanti appelle à la subjectivité dans son exposition de « figures envisagées »
« Surprenant ». Tel est l’adjectif qui se lit sur le visage des amateurs d’art lorsqu’ils pénètrent dans la salle d’exposition de l’Espace Diamant . Tandis que d’autres se disent déjà ravis face à l’immensité des couleurs de ces oeuvres singulières, présentées lors du vernissage de «  figures envisagées » ce mardi 22 septembre. En ce lieu, chacun cherche à interpréter les coulures, les jets, ou les éclaboussures qui viennent donner vie à des visages uniques, à des traits qui n’étaient que pictogrammes. Ils déroutent les spectateurs qui s’attardent sur chaque détail pour percer le mystère de leur auteur  : Jacqueline
Desanti. Ils satisfont, sans le savoir, les désirs de l’artiste. « J’aime les dérouter. Je veux qu’ils recomposent l’image, qu’ils s’y adaptent. Pour créer la trentaine d’oeuvres présentées ici, je ne suis partie que des yeux, de la bouche et du nez.  C’est un thème que j’ai abordé par hasard. Un petit chemin de traverse qui s’est transformé en série. Lorsque je commençais à peindre, je ne savais même pas si je représentais un homme ou une femme » avoue l’artiste plasticienne. Tour à tour, les trentaines de figures - faites de papier et de colle- représentées donnent le ton de cette exposition. Elles sont curieuses,
personnelles et déroutantes.

« Laisser des portes ouvertes  »

Tout au long de cette présentation, le public crée ses propres émotions. Mais ici la figure humaine, froissée, demande à être contemplée de près. On s’éloigne avant de se rapprocher à nouveau de chaque profil. On penche la tête, un peu à droite, un peu à gauche, pour deviner les traits des personnages. Certains rappelleraient presque des affiches de film ou des personnages connus. Comme cette femme brune à la frange épaisse, au regard égaré. Fausse illusion. « Je ne me suis inspirée d’aucun visage. Je
propose ici quelque chose d’abstrait » poursuit-elle. Et lorsque l’on tente de saisir les émotions de ces êtres qui se dérobent, Jacqueline Desanti marque sa volonté de « laisser des portes ouvertes ». Elle ajoute : « Ce que je veux c’est que l’on arrête de regarder la peinture en essayant de voir ce que le peintre a eu envie d’y mettre et que l’on y voit ce que l’on veut y voir ». Lors du vernissage, les Ajacciens ont pu rêver. Dans la salle, un homme confie «  Je trouve son travail très plaisant. Ses oeuvres ont beaucoup d’esprit ».





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