Le 17 octobre 2018, à 1h40 du matin, Hylian venait au monde au Centre hospitalier de Bastia. Mais ce qui devait être le plus beau jour de la vie de ses parents allait basculer dans le drame. Né en état de mort apparente, le nouveau-né présentait de graves lésions cérébrales consécutives à un manque d’oxygénation. Transféré en urgence au Centre hospitalier universitaire de Nice, il décédait huit jours plus tard, le 25 octobre, dans les bras de sa mère.
Depuis, huit années se sont écoulées. Huit années de deuil, de procédures, d’attente et de colère pour ses parents, qui ont choisi de s’exprimer publiquement ce vendredi 23 octobre, à Pietralba. À leurs côtés, leur avocat, Me Jean-Christophe Coubris, spécialisé dans les dossiers de responsabilité médicale, est revenu sur les circonstances de cet accouchement et sur les conclusions des expertises qui ont conduit à la mise en examen d’une sage-femme, le 20 mai 2026, pour homicide involontaire.
Un accouchement marqué par plusieurs anomalies du rythme cardiaque fœtal
La grossesse de la mère d’Hylian s’était déroulée sans complication particulière. Le terme étant dépassé de quatre jours, un déclenchement de l’accouchement avait été décidé le 16 octobre 2018. Selon les éléments du dossier présentés par l’avocat, les premiers examens étaient rassurants. Mais au fil des heures, la situation allait se dégrader. À partir de 20h40, plusieurs anomalies du rythme cardiaque fœtal étaient enregistrées, avec des ralentissements répétés, parfois jusqu’à 80 battements par minute. Malgré ces signes, la surveillance aurait été interrompue vers 21h30 et la future mère renvoyée dans sa chambre, avec pour consigne de ne pas solliciter la sage-femme avant plusieurs heures.
« La réaction normale aurait été de renforcer la sécurité, le contrôle et la surveillance de cette patiente. De façon totalement surprenante, la sage-femme décide d’enlever le monitoring et de lui demander de retourner dans sa chambre », a dénoncé Me Coubris. Ce n’est que vers 23 heures, devant l’intensification des contractions et des douleurs, que la patiente aurait de nouveau été examinée. L’accouchement n’interviendra finalement qu’à 1h40 du matin. Pour l’avocat, cette succession de décisions et l’absence d’intervention plus précoce ont joué un rôle déterminant dans le drame. « Si on avait procédé à un contrôle du monitoring, si l’obstétricien avait été appelé et si l’accouchement avait été réalisé à temps, cet enfant ne serait jamais mort », a-t-il affirmé, s’appuyant sur les conclusions des expertises médicales. À sa naissance, Hylian présentait une acidose métabolique majeure et de graves lésions cérébrales liées à une anoxie. Malgré sa prise en charge et son transfert à Nice, les lésions se révéleront irréversibles.
Des expertises qui pointent des manquements fautifs
Après le décès de leur fils, le couple Sammarcelli a engagé plusieurs démarches judiciaires pour comprendre ce qui s’était passé. Une expertise médicale, dont le rapport a été déposé le 7 février 2025, a conclu à des manquements fautifs du Centre hospitalier de Bastia. Le 6 mai 2025, la Commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) de Corse a estimé que ces fautes ouvraient droit à une réparation intégrale des préjudices subis par la famille. Parallèlement, une information judiciaire a été ouverte au tribunal judiciaire de Bastia. Le 20 mai 2026, la sage-femme qui assurait la surveillance de l’accouchement a été mise en examen pour homicide involontaire.
Selon les éléments de cette mise en examen présentés lors de la conférence de presse, plusieurs manquements lui sont reprochés , l’absence d’alerte de l’obstétricien de garde malgré les anomalies du rythme cardiaque fœtal, l’interruption prématurée du monitoring, l’absence d’examens médicaux pendant près de trois heures, la poursuite d’efforts expulsifs malgré un rythme cardiaque anormal ainsi que la pratique alléguée d’une expression abdominale, technique non conforme aux recommandations médicales. Si ces faits constituent à ce stade les éléments retenus dans le cadre de l’instruction, il convient de rappeler que la mise en examen ne préjuge pas de la culpabilité de la professionnelle concernée.
« Huit ans que nous attendons cette mise en examen »
Pour la mère d’Hylian, cette avancée judiciaire représente une étape importante, mais elle ne suffit pas à apaiser huit années de souffrance. « Cela fait huit ans que nous attendons cette mise en examen », a-t-elle confié devant les journalistes. Elle se souvient également des premières heures qui ont suivi la naissance de son fils et du sentiment d’incompréhension qui s’est immédiatement installé. Selon son témoignage, les explications fournies par le corps médical avaient rapidement éveillé les soupçons du couple, au point de les conduire à contacter un avocat avant même le décès de leur enfant.
La mère est également revenue sur les difficultés rencontrées pour rejoindre son bébé hospitalisé à Nice. « Mon fils était parti tout seul à Nice. Quand j’ai demandé quand je pourrais le rejoindre, on m’a répondu qu’aucun transfert n’était prévu pour moi. Nous avons dû payer nous-mêmes mon billet d’avion », souffle-t-elle.
Une fois sur place, elle raconte avoir dû insister pour être hébergée au sein de l’établissement hospitalier, afin de rester auprès de son nouveau-né. « Je voulais être près de mon fils, pas dans un hôtel. J’ai pu passer les huit jours de sa vie auprès de lui, m’occuper de lui », raconte-t-elle. Hylian décédera le 25 octobre 2018, dans les bras de sa mère.
« Nous, nous avons pris perpétuité »
Au-delà des circonstances médicales, les parents dénoncent également l’absence de sanctions professionnelles à l’encontre de la sage-femme mise en examen, qui, selon leur avocat, exercerait toujours au Centre hospitalier de Bastia. Une situation incompréhensible pour la mère d’Hylian. « Cela fait huit ans qu’elle continue à travailler, huit ans que tout est normal. Pour moi, ce n’est pas une erreur, c’est une succession d’erreurs », martèle-t-elle, réclamant une condamnation judiciaire, mais également des mesures destinées, selon elle, à éviter qu’un tel drame puisse se reproduire. « Elle ne sera jamais condamnée à la hauteur de ce que nous avons perdu. Notre fils ne reviendra jamais. Mais pour lui, pour les autres enfants et pour toutes les familles qui ont vécu des drames similaires, il faut que justice soit faite », renchérit-elle avant de résumer en quelques mots le sentiment qui anime aujourd’hui le couple : « Nous, nous avons pris perpétuité ».
Car derrière le dossier médical et judiciaire, il y a aussi une famille dont l’existence a profondément changé. La mère d’Hylian a évoqué avec émotion les conséquences du décès de son premier enfant sur sa vie personnelle, professionnelle et sociale. Formée à l’accompagnement de personnes vulnérables, elle avait notamment travaillé auprès d’enfants en situation de handicap et de personnes âgées. Mais reprendre une activité professionnelle après le drame s’est révélé particulièrement difficile. Elle raconte avoir tenté de retravailler dans une école. Une expérience qui s’était bien déroulée pendant plusieurs mois, avant qu’une journée ne ravive brutalement sa douleur. « Je ne voyais que des petits garçons de sept ans aux yeux bleus. J’ai été remplie de tristesse », se souvient-elle. Depuis, elle explique s’être progressivement isolée. « Je suis devenue très solitaire. Je ne sors plus beaucoup. Je m’occupe de mon fils, de mon mari, de ma famille. C’est très compliqué pour moi».
Le couple a depuis accueilli un autre enfant. Mais la naissance de ce petit frère n’a jamais effacé l’absence d’Hylian. Sa mère évoque aussi les conséquences du deuil sur leur manière d’être parents, la tristesse qui ressurgit parfois et les efforts nécessaires pour préserver leur équilibre familial. « Nous ne sommes plus les mêmes. Nous sommes devenus des parents en colère, des parents tristes. Nous essayons d’être les meilleurs parents possible, mais il y a toujours cette souffrance », confie-t-elle. Elle souligne néanmoins la solidarité qui a permis à son couple de traverser ces années. « Beaucoup de couples se séparent après la perte d’un enfant. Nous avons accepté de ne pas réagir de la même manière. Les hommes parlent parfois moins, les femmes ont davantage besoin d’en parler. Moi, je l’ai porté, c’était mon premier enfant. »
Une procédure judiciaire dénoncée pour sa lenteur
Au cours de la conférence de presse, Me Jean-Christophe Coubris a également dénoncé la durée de la procédure. Selon l’avocat, plusieurs années ont été perdues dans l’attente d’expertises et d’investigations. Il regrette notamment qu’un premier expert ait mis longtemps avant de conclure qu’il ne disposait pas des compétences nécessaires pour apprécier certains aspects du dossier. « Il nous a fallu attendre mars 2026 pour que les personnes présentes lors de cet accouchement soient auditionnées. Vous imaginez ce que représente un tel délai, alors que les souvenirs s’estompent avec les années ».
L’avocat a également mis en cause l’attitude de l’établissement hospitalier à l’égard des parents, dénonçant un manque d’accompagnement et des difficultés pour obtenir certains éléments du dossier médical. « Non seulement il y a, selon nous, une défaillance humaine, mais je trouve aussi que le comportement de l’hôpital après un événement aussi grave a été particulièrement regrettable ».
Sur le plan judiciaire, une nouvelle étape pourrait désormais s’ouvrir. Me Coubris a indiqué qu’un avis de fin d’information avait été délivré, laissant entrevoir la perspective d’un éventuel procès. Le parquet doit désormais prendre ses réquisitions avant qu’une décision soit rendue sur les suites judiciaires à donner au dossier. « J’ai espoir de pouvoir enfin annoncer à cette famille une date d’audience durant l’année 2027. Ce serait déjà un soulagement, même si cela n’effacera jamais la lenteur de la procédure », indique l'avocat du couple.
Huit ans après avoir ramené de Nice le cercueil de leur premier enfant, les parents d'Hylian espèrent désormais que la justice établira les responsabilités dans les circonstances de sa mort. « Nous savons qu’il ne reviendra pas. Nous ne faisons pas tout cela pour qu’il revienne. Mais il devrait être là aujourd’hui. Nous voulons la vérité et que les responsabilités soient reconnues », affirment-ils. Une quête de justice devenue indissociable de leur deuil, avec l’espoir que le drame vécu par leur famille ne se reproduise plus.
Depuis, huit années se sont écoulées. Huit années de deuil, de procédures, d’attente et de colère pour ses parents, qui ont choisi de s’exprimer publiquement ce vendredi 23 octobre, à Pietralba. À leurs côtés, leur avocat, Me Jean-Christophe Coubris, spécialisé dans les dossiers de responsabilité médicale, est revenu sur les circonstances de cet accouchement et sur les conclusions des expertises qui ont conduit à la mise en examen d’une sage-femme, le 20 mai 2026, pour homicide involontaire.
Un accouchement marqué par plusieurs anomalies du rythme cardiaque fœtal
La grossesse de la mère d’Hylian s’était déroulée sans complication particulière. Le terme étant dépassé de quatre jours, un déclenchement de l’accouchement avait été décidé le 16 octobre 2018. Selon les éléments du dossier présentés par l’avocat, les premiers examens étaient rassurants. Mais au fil des heures, la situation allait se dégrader. À partir de 20h40, plusieurs anomalies du rythme cardiaque fœtal étaient enregistrées, avec des ralentissements répétés, parfois jusqu’à 80 battements par minute. Malgré ces signes, la surveillance aurait été interrompue vers 21h30 et la future mère renvoyée dans sa chambre, avec pour consigne de ne pas solliciter la sage-femme avant plusieurs heures.
« La réaction normale aurait été de renforcer la sécurité, le contrôle et la surveillance de cette patiente. De façon totalement surprenante, la sage-femme décide d’enlever le monitoring et de lui demander de retourner dans sa chambre », a dénoncé Me Coubris. Ce n’est que vers 23 heures, devant l’intensification des contractions et des douleurs, que la patiente aurait de nouveau été examinée. L’accouchement n’interviendra finalement qu’à 1h40 du matin. Pour l’avocat, cette succession de décisions et l’absence d’intervention plus précoce ont joué un rôle déterminant dans le drame. « Si on avait procédé à un contrôle du monitoring, si l’obstétricien avait été appelé et si l’accouchement avait été réalisé à temps, cet enfant ne serait jamais mort », a-t-il affirmé, s’appuyant sur les conclusions des expertises médicales. À sa naissance, Hylian présentait une acidose métabolique majeure et de graves lésions cérébrales liées à une anoxie. Malgré sa prise en charge et son transfert à Nice, les lésions se révéleront irréversibles.
Des expertises qui pointent des manquements fautifs
Après le décès de leur fils, le couple Sammarcelli a engagé plusieurs démarches judiciaires pour comprendre ce qui s’était passé. Une expertise médicale, dont le rapport a été déposé le 7 février 2025, a conclu à des manquements fautifs du Centre hospitalier de Bastia. Le 6 mai 2025, la Commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) de Corse a estimé que ces fautes ouvraient droit à une réparation intégrale des préjudices subis par la famille. Parallèlement, une information judiciaire a été ouverte au tribunal judiciaire de Bastia. Le 20 mai 2026, la sage-femme qui assurait la surveillance de l’accouchement a été mise en examen pour homicide involontaire.
Selon les éléments de cette mise en examen présentés lors de la conférence de presse, plusieurs manquements lui sont reprochés , l’absence d’alerte de l’obstétricien de garde malgré les anomalies du rythme cardiaque fœtal, l’interruption prématurée du monitoring, l’absence d’examens médicaux pendant près de trois heures, la poursuite d’efforts expulsifs malgré un rythme cardiaque anormal ainsi que la pratique alléguée d’une expression abdominale, technique non conforme aux recommandations médicales. Si ces faits constituent à ce stade les éléments retenus dans le cadre de l’instruction, il convient de rappeler que la mise en examen ne préjuge pas de la culpabilité de la professionnelle concernée.
« Huit ans que nous attendons cette mise en examen »
Pour la mère d’Hylian, cette avancée judiciaire représente une étape importante, mais elle ne suffit pas à apaiser huit années de souffrance. « Cela fait huit ans que nous attendons cette mise en examen », a-t-elle confié devant les journalistes. Elle se souvient également des premières heures qui ont suivi la naissance de son fils et du sentiment d’incompréhension qui s’est immédiatement installé. Selon son témoignage, les explications fournies par le corps médical avaient rapidement éveillé les soupçons du couple, au point de les conduire à contacter un avocat avant même le décès de leur enfant.
La mère est également revenue sur les difficultés rencontrées pour rejoindre son bébé hospitalisé à Nice. « Mon fils était parti tout seul à Nice. Quand j’ai demandé quand je pourrais le rejoindre, on m’a répondu qu’aucun transfert n’était prévu pour moi. Nous avons dû payer nous-mêmes mon billet d’avion », souffle-t-elle.
Une fois sur place, elle raconte avoir dû insister pour être hébergée au sein de l’établissement hospitalier, afin de rester auprès de son nouveau-né. « Je voulais être près de mon fils, pas dans un hôtel. J’ai pu passer les huit jours de sa vie auprès de lui, m’occuper de lui », raconte-t-elle. Hylian décédera le 25 octobre 2018, dans les bras de sa mère.
« Nous, nous avons pris perpétuité »
Au-delà des circonstances médicales, les parents dénoncent également l’absence de sanctions professionnelles à l’encontre de la sage-femme mise en examen, qui, selon leur avocat, exercerait toujours au Centre hospitalier de Bastia. Une situation incompréhensible pour la mère d’Hylian. « Cela fait huit ans qu’elle continue à travailler, huit ans que tout est normal. Pour moi, ce n’est pas une erreur, c’est une succession d’erreurs », martèle-t-elle, réclamant une condamnation judiciaire, mais également des mesures destinées, selon elle, à éviter qu’un tel drame puisse se reproduire. « Elle ne sera jamais condamnée à la hauteur de ce que nous avons perdu. Notre fils ne reviendra jamais. Mais pour lui, pour les autres enfants et pour toutes les familles qui ont vécu des drames similaires, il faut que justice soit faite », renchérit-elle avant de résumer en quelques mots le sentiment qui anime aujourd’hui le couple : « Nous, nous avons pris perpétuité ».
Car derrière le dossier médical et judiciaire, il y a aussi une famille dont l’existence a profondément changé. La mère d’Hylian a évoqué avec émotion les conséquences du décès de son premier enfant sur sa vie personnelle, professionnelle et sociale. Formée à l’accompagnement de personnes vulnérables, elle avait notamment travaillé auprès d’enfants en situation de handicap et de personnes âgées. Mais reprendre une activité professionnelle après le drame s’est révélé particulièrement difficile. Elle raconte avoir tenté de retravailler dans une école. Une expérience qui s’était bien déroulée pendant plusieurs mois, avant qu’une journée ne ravive brutalement sa douleur. « Je ne voyais que des petits garçons de sept ans aux yeux bleus. J’ai été remplie de tristesse », se souvient-elle. Depuis, elle explique s’être progressivement isolée. « Je suis devenue très solitaire. Je ne sors plus beaucoup. Je m’occupe de mon fils, de mon mari, de ma famille. C’est très compliqué pour moi».
Le couple a depuis accueilli un autre enfant. Mais la naissance de ce petit frère n’a jamais effacé l’absence d’Hylian. Sa mère évoque aussi les conséquences du deuil sur leur manière d’être parents, la tristesse qui ressurgit parfois et les efforts nécessaires pour préserver leur équilibre familial. « Nous ne sommes plus les mêmes. Nous sommes devenus des parents en colère, des parents tristes. Nous essayons d’être les meilleurs parents possible, mais il y a toujours cette souffrance », confie-t-elle. Elle souligne néanmoins la solidarité qui a permis à son couple de traverser ces années. « Beaucoup de couples se séparent après la perte d’un enfant. Nous avons accepté de ne pas réagir de la même manière. Les hommes parlent parfois moins, les femmes ont davantage besoin d’en parler. Moi, je l’ai porté, c’était mon premier enfant. »
Une procédure judiciaire dénoncée pour sa lenteur
Au cours de la conférence de presse, Me Jean-Christophe Coubris a également dénoncé la durée de la procédure. Selon l’avocat, plusieurs années ont été perdues dans l’attente d’expertises et d’investigations. Il regrette notamment qu’un premier expert ait mis longtemps avant de conclure qu’il ne disposait pas des compétences nécessaires pour apprécier certains aspects du dossier. « Il nous a fallu attendre mars 2026 pour que les personnes présentes lors de cet accouchement soient auditionnées. Vous imaginez ce que représente un tel délai, alors que les souvenirs s’estompent avec les années ».
L’avocat a également mis en cause l’attitude de l’établissement hospitalier à l’égard des parents, dénonçant un manque d’accompagnement et des difficultés pour obtenir certains éléments du dossier médical. « Non seulement il y a, selon nous, une défaillance humaine, mais je trouve aussi que le comportement de l’hôpital après un événement aussi grave a été particulièrement regrettable ».
Sur le plan judiciaire, une nouvelle étape pourrait désormais s’ouvrir. Me Coubris a indiqué qu’un avis de fin d’information avait été délivré, laissant entrevoir la perspective d’un éventuel procès. Le parquet doit désormais prendre ses réquisitions avant qu’une décision soit rendue sur les suites judiciaires à donner au dossier. « J’ai espoir de pouvoir enfin annoncer à cette famille une date d’audience durant l’année 2027. Ce serait déjà un soulagement, même si cela n’effacera jamais la lenteur de la procédure », indique l'avocat du couple.
Huit ans après avoir ramené de Nice le cercueil de leur premier enfant, les parents d'Hylian espèrent désormais que la justice établira les responsabilités dans les circonstances de sa mort. « Nous savons qu’il ne reviendra pas. Nous ne faisons pas tout cela pour qu’il revienne. Mais il devrait être là aujourd’hui. Nous voulons la vérité et que les responsabilités soient reconnues », affirment-ils. Une quête de justice devenue indissociable de leur deuil, avec l’espoir que le drame vécu par leur famille ne se reproduise plus.











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