Prairies sous les eaux, stocks de foin inondés, clôtures emportées, sols dégradés… Trois jours après les importantes intempéries qui ont notamment touché la Plaine orientale, l’Interprofession Laitière Ovine et Caprine de Corse (ILOCC) alerte sur la situation des éleveurs insulaires. Cette nouvelle catastrophe intervient en effet après un été particulièrement difficile pour les exploitations, marqué par la sécheresse et la canicule. « Les éleveurs doivent faire face à l’accumulation des pertes, alors que leurs ressources fourragères et leurs trésoreries étaient déjà fortement fragilisées », souligne l’ILOCC.
Après avoir été desséchées durant l’été, certaines prairies se sont ainsi retrouvées sous les eaux le 20 octobre. Plus préoccupant encore pour les mois à venir, des stocks de foin, indispensables pour nourrir les troupeaux, ont également été touchés par les inondations. « Aux pertes immédiates s’ajoutent des clôtures emportées et des sols dégradés », poursuit l’interprofession, qui craint désormais des conséquences plus durables sur la remise en état des parcelles, mais aussi sur les prochaines récoltes de fourrage.
Des risques sanitaires à surveiller
Dans l’immédiat, l’urgence reste de pouvoir assurer l’alimentation et la protection des animaux tout en réparant les dégâts causés sur les exploitations. Mais l’ILOCC fait également part de son inquiétude concernant d'éventuelles conséquences sanitaires sur les troupeaux, qui devront être surveillées dans les prochaines semaines. Face à cette situation, l’interprofession demande à l’État et à la Collectivité de Corse de « prendre pleinement en considération l’accumulation de ces difficultés » et de mobiliser rapidement des aides pour répondre aux pertes agricoles, aux besoins alimentaires des animaux et à la remise en état des exploitations. Elle réclame également « la reconnaissance rapide de l’état de catastrophe naturelle pour les communes sinistrées », ainsi que la mobilisation du dispositif des calamités agricoles pour les dommages pouvant en relever.
Pour l’ILOCC, la situation ne peut désormais plus attendre. « Les éleveurs ont besoin d’une réponse rapide et concrète, à la hauteur des dommages subis et des difficultés qui les précédaient », insiste-t-elle. Avant de lancer un cri d'alarme : « Il en va de la survie de nos élevages et de l’avenir de la filière ovine et caprine corse ».
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