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François Alfonsi : " Tous dans la rue le 9 Février "


Rédigé par le Mardi 29 Janvier 2013 à 01:22 | Modifié le Mardi 29 Janvier 2013 - 01:27


L’abrogation des Arrêtés Miot par le Conseil Constitutionnel ne provoque pas des réactions qu’en Corse. Il faut saluer la première prise de position favorable d’un parti national, qui émane d’une des composantes de la majorité présidentielle, Europe Ecologie Les Verts (EELV), par l’intermédiaire d’une tribune co-signée par son Secrétaire National, Pascal Durand, et par le Président du groupe EELV au Sénat, Jean Vincent Placé, ainsi que par sa Secrétaire Régionale Julia Sanguinetti, souligne dans un communiqué le député européen François Alfonsi.


François Alfonsi : " Tous dans la rue le 9 Février "
Dans cette tribune, les écologistes ont officiellement affirmé leur soutien à une fiscalité dérogatoire pour la Corse car «l’égalité se construit en sachant considérer différemment les réalités singulières », et ils annoncent que « Europe Ecologie Les Verts défendra auprès du gouvernement un régime fiscal transitoire et adapté, qui prenne en compte la singularité de la Corse, de son histoire, la vie de ses habitants et le calendrier de travail du Girtec. Les groupes parlementaires EELV travaillent à des propositions de régime successoral (…) en vue de la prochaine loi de finance rectificative du gouvernement ».
Espérons que ce soutien ne restera pas isolé, et que le PS, l’UMP, l’UDI, le PRG, le Modem, le Front de Gauche et tous les autres partis de la vie politique hexagonale en feront de même en emboitant le pas aux propos de leurs représentants locaux. Même si, pour l’heure, il est permis d’en douter, les écologistes ayant été jusqu’à présent les seuls à avoir pris de telles positions en faveur de la Corse, à contre-courant de la bien-pensance parisienne, comme l’avait fait Eva Joly durant la campagne présidentielle.
Cependant, tous ceux qui auront à gérer la protestation corse ont, par des biais détournés, fait savoir leur embarras car ils savent que l’affaire n’en restera pas là. Certaines informations « en rubrique confidentielle » parues dans la presse font penser que la mobilisation qui prend corps en Corse contre la décision du Conseil Constitutionnel trouble la quiétude des gouvernants, notamment ceux qui sont en première ligne. Premier bruit de couloir, celui venu du Premier Ministre et retracé dans un « téléphone rouge » du Nouvel Observateur du 10 janvier 2013, qui voit dans la décision du Conseil Constitutionnel « un responsable tout désigné, Michel Charasse » et qui affirme : « Charasse embarrasse aujourd’hui ses camarades du gouvernement, qui craignent d’ouvrir un boulevard aux nationalistes. Un conseiller inquiet soupire : « il faut absolument que l’on trouve une solution… » .
Autre écho informé paru dans le Canard Enchaîné du 23 janvier dernier, qui relate les propos « d’un proche de Manuel Valls » : « Charasse nous a mis dans la merde », et qui affirme « qu’afin de corriger le tir du Conseil, Valls cherche une parade ; mais, avoue-t-il, la voie est étroite ».
De ces échos distillés dans la presse, on peut tirer deux conclusions : primo, seule la mobilisation en Corse est de nature à renverser la situation, et, secundo, sans mobilisation, il est clair que rien ne se fera.Aussi il n’y a qu’un seul mot d’ordre qui vaille : tous dans la rue le 9 février prochain !




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