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France Relance : La fromagerie Ottavi et Kalliste Bois, lauréats du dispositif Territoires d'industrie


Nicole Mari le Mardi 6 Avril 2021 à 20:41

Dans le cadre du plan France Relance, des appels à projets ont été lancés par l’Etat pour réactiver l'investissement industriel dans les territoires. Cinq projets sont déjà lauréats en Haute-Corse du dispositif « Territoires d'industrie », notamment la fromagerie Ottavi à Ghisunaccia et l'entreprise Kalliste Bois Industrie à Aleria. La semaine dernière, le Préfet de la Haute-Corse, François Ravier, s’est rendu dans ces deux entreprises de Plaine Orientale pour réaffirmer l’engagement de l’Etat et finaliser les projets. Pour la fromagerie Ottavi, cette aide permettra de s’adapter à la nouvelle donne du marché, issue de la crise sanitaire.



François Ravier, préfet de Haute-Corse, à la Fromagerie Ottavi à Ghisunaccia, entouré d'Antoine Ottavi, PDG de la fromagerie Ottavi, de Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de la Collectivité de Corse, et de Francis Guidici, maire de Ghisunaccia et président de la ComCom Fium’orbu Castellu.
François Ravier, préfet de Haute-Corse, à la Fromagerie Ottavi à Ghisunaccia, entouré d'Antoine Ottavi, PDG de la fromagerie Ottavi, de Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de la Collectivité de Corse, et de Francis Guidici, maire de Ghisunaccia et président de la ComCom Fium’orbu Castellu.
Une dizaine d’entreprises de Haute-Corse vont bénéficier d’une aide exceptionnelle de l’Etat, via le dispositif « Territoires d’industrie », redéployé dans le cadre du Plan France Relance et le partenariat Etat-région. « Il s’agit de pouvoir répondre aux industries de la Haute Corse, notamment aux industries agroalimentaires qui ont besoin d’investir pour conforter leur place, développer leurs produits, trouver de nouveaux débouchés et de nouveaux marchés. Cela demande des investissements parfois un peu lourds. L’ambition du plan France Relance dans sa version « Territoires d’industries » est d’aider les entreprises à conquérir de nouveaux marchés et de nouveaux débouchés », explique François Ravier, préfet de Haute-Corse. Sur la dizaine de dossiers retenus pour la Haute Corse, cinq sont, aujourd’hui, labellisés ou en voie de l’être, cinq autres sont en cours d’instruction. Parmi les lauréats, la Fromagerie Ottavi, basée à Ghisunaccia et où s’est rendu la semaine dernière, le préfet. Il était accompagné du maire de Ghisunaccia et président de la ComCom Fium’orbu Castellu, Francis Guidici, mais aussi des élus qui avaient, le matin, participé à un Copil sur la prévention des incendies et qui ont été invités à visiter la fromagerie. Parmi eux, Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de la Collectivité de Corse, Paul Grimaldi, président du Girtec, Don Marc Albertini, maire de Ghisoni et vice-président de la ComCom, François Tiberi, maire de Ventiseri…

La fabrication du brocciu.
La fabrication du brocciu.
S’adapter à la demande
Pour la fromagerie Ottavi, l’un des leaders du marché fromager en Corse, cette aide de l'Etat va l’aider à concrétiser son projet de s’adapter à la nouvelle donne du marché, issue de la crise sanitaire. « Nous avons été très fortement impactés lors du premier confinement, de mars à juin 2020. Nous avons perdu, comme nos confrères, presque 30 % de notre activité. Cela va mieux depuis l’été et l’automne derniers, mais il faut en tirer des enseignements. Des habitudes de consommation ont changé et on se doit, pour être compétitif, de s’y adapter », explique Antoine Ottavi, PDG de la fromagerie Ottavi. « A la suite de la crise COVID, nous nous sommes aperçus que notre segmentation de produits n’était pas assez diversifiée. Les produits prédécoupés ou les produits en libre-service ont été beaucoup plus plébiscités que par le passé. Cela continue de se confirmer aujourd’hui. Ce sont des marchés que nous n’arrivons pas à toucher par manque d’équipement ou par manque de structuration. Nous sommes, donc, dans l’obligation, pour nous adapter, d’investir dans de la découpe et du conditionnement, d’améliorer nos conditions d’affinage, d’agrandir nos caves pour avoir des affinages bien plus longs. Cela nous permettra d’être plus compétitif et en phase avec la demande des consommateurs ». Dans cette optique, la fromagerie Ottavi veut construire un nouveau bâtiment avec de nouveaux équipements dans un délai d’un an. Cette diversification productive se double d’un aspect Economie d’énergie : « Dans les années à-venir, les tarifs de l’électricité, du fuel, du gasoil vont augmenter. Nous avons, là aussi, l’obligation de nous adapter, de consommer moins, et, donc, d’avoir des process et des outils qui consomment moins d’énergie, toujours pour être beaucoup plus compétitif ».

D’autres dispositifs
Le montant de l’aide qu’accordera l’Etat à la fromagerie n’est pas encore fixée : « Nous sommes en attente de la finalisation du dossier », déclare Antoine Ottavi. L’échelle des cofinancements varie entre 30% et 60 %. « Il y a un montant minimum et un montant maximum en matière d’aides de l’Etat, les entreprises de Corse ne sont pas concernées par le montant maximum. En termes de pourcentage, suivant les appels à projets, l’aide peut atteindre 20%, 40%, voire 60% », précise le préfet François Ravier. « Si une entreprise veut déposer un appel à projets dans le dispositif « Territoires d’industrie », mais qu’un autre dispositif est plus pertinent au niveau du financement, on l’orientera sur l’appel à projets le plus favorable ». Les entreprises peuvent, en effet, soumissionner à d’autres dispositifs, par exemple « Résilience des territoires » ou « Structuration des filières ». L’inadéquation du projet au dispositif choisi est la raison majeure du rejet des dossiers. « Pour l’instant, parmi les dossiers qui nous sont remontés, il y a eu très peu de refus. Un échange avec le porteur de projet permet, in fine, de savoir dans quel appel à projets l’entreprise a le plus de chance d’être labellisé et d’obtenir les financements dont elle a besoin pour se développer », ajoute François Ravier.
 
Des aides pour tous
L’idée est, aussi, d’identifier les entreprises qui n’ont pas répondu à l’appel à projets alors qu’à priori, leur activité le permet. « Peut-être les chefs d’entreprise n’ont-ils pas eu l’opportunité d’avoir toutes les informations nécessaires… Nous sommes là pour leur expliquer ce qu’est le Plan de Relance. J’ai remis, par exemple, à une entreprise, la liste des appels à projets pour son secteur et je lui ai dit : « Prenez-en connaissance, appelez-moi et je réunirai l’ensemble des services pour que vous puissiez avoir toutes les informations que vous voulez et que l’on puisse ensemble monter votre dossier pour vous donner le plus de chances d’éligibilité » ». Le Préfet conseille aux chefs d’entreprise d’appeler, dans un premier temps, La Direccte, « mais, si les chefs d’entreprise veulent m’appeler directement, il n’y a aucune difficulté ». Et d’aller sur le site de France Relance pour avoir accès à tous les programmes et tous les appels à projets avec toutes leurs caractéristiques : qui peut être éligible, à hauteur de combien, et à quelles conditions ? Toutes les entreprises, sans critère de taille, peuvent être éligibles. « Il n’y a pas, à priori, de taille critique, même si certains appels à projets, certains mécanismes sont parfois plus appropriés pour les auto-entrepreneurs. C’est un travail que nous sommes en train de finaliser avec le président de la Chambre régionale des métiers et de l’artisanat de Corse pour expliquer, de la façon la plus claire et la plus simple possible, à l’ensemble des commerçants et des artisans, les possibilités de financement qui existent dans le cas du Plan de Relance globale du gouvernement ».
 
N.M.






















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