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Fin de vie : VIA | Parti Chrétien-Démocrate appelle les sénateurs corses à voter contre le texte


La rédaction le Jeudi 14 Mai 2026 à 21:56

La délégation corse de VIA | Parti Chrétien-Démocrate appelle les sénateurs corses à s’opposer à la proposition de loi sur la fin de vie, examinée en deuxième lecture au Sénat depuis le 11 mai.



(Photo d'illustration)
(Photo d'illustration)
Dans un communiqué, le mouvement dénonce un texte qui engagerait la France « dans une rupture anthropologique, éthique et juridique majeure ». Le parti estime qu’« une société véritablement humaine ne répond pas à la détresse par l’élimination de celui qui souffre, mais par l’accompagnement, le soin, la présence et l’espérance ».
La formation politique critique également les conditions d’examen du projet de loi, évoquant « un débat bâclé » et « mené avec précipitation ». Pour VIA, cette question « existentielle » nécessiterait au contraire « humilité » et « prudence », ainsi qu’un « engagement renouvelé en faveur du développement des soins palliatifs ».


La délégation corse fait aussi référence à la visite du Pape François à Ajaccio, le 15 décembre dernier. Elle invoque « l’esprit du 15 décembre », repris selon elle par le vicaire général de l’évêché de Corse, et estime que le message porté alors par le souverain pontife ne peut « s’estomper d’un revers de la main ».
Le communiqué revient également sur le déplacement en Corse de Catherine Vautrin en avril 2024. VIA rappelle que la ministre avait alors appelé à « l’humilité » et à « l’équilibre ». « Depuis, il n’y eut ni l’une ni l’autre. On y rencontra l’excès, l’arrogance et le passage en force », écrit le parti.


La délégation souligne par ailleurs les spécificités démographiques et sociales de la Corse, évoquant « le vieillissement accéléré » de la population et « le non-renouvellement des générations ».
Enfin, VIA | Parti Chrétien-Démocrate appelle « solennellement » les sénateurs corses « à faire preuve de sagesse et de courage », leur demandant de ne pas voter « un texte qui ferait, s’il était voté, du meurtre un droit, et même un devoir avec l’adoption du délit d’entrave ».