Native de Calvi, journaliste politique, présentatrice télé, autrice, réalisatrice, Saveria Rojek présentait donc son documentaire « Au pouvoir et enceinte : le tabou » (2025). Dans ce court-métrage, pour la première fois, des personnalités comme Marlène Schiappa, Aurore Bergé, Olivia Grégoire, Sarah El Hairy, Mathilde Hignet et d’autres femmes politiques ont accepté d’ouvrir leur intimité pour parler d’un des combats les plus durs de leur vie de femme : devenir maman.
- L’idée de ce documentaire ?
- Ces femmes se sont-elles livrées facilement ?
- Avez eu des retours ?
- Oui, on a beaucoup de retours. On a fait des projections. Et c'est pour ça que je suis ravie de participer à ce festival Cine donne aujourd'hui. J'aime voir la réaction des jeunes, des jeunes gens. C'est intéressant de voir comment eux réagissent. Ce sont des choses que les gens ne savent pas : Qu'une femme députée, une sénatrice, une mairesse, une ministre n'a pas de congé maternité. Ça n'existe pas. On ne peut pas poser un congé maternité. Beaucoup de gens ne le savent pas et sont surpris de l’apprendre et ça déclenche beaucoup de questions. On a fait des projections, notamment à l'Assemblée nationale sous le haut patronage de sa présidente Yaël Braun-Pivet. C'était assez symbolique d'avoir toutes ces femmes qui étaient là et la première femme présidente de l'Assemblée qui montrait ce film aux jeunes générations.
- Ça peut faire bouger les choses ?
- L’idée de ce documentaire ?
- Je voulais traiter la question de l'égalité femmes-hommes, qui est un thème important, je pense, de notre société aujourd'hui. Je voulais prendre le prisme de la maternité, comment concilier la maternité et la carrière. Des thèmes qui, aujourd'hui, pour les femmes dans notre société, sont importants. Et j'ai pris le prisme des femmes politiques, de ministres, de femmes qu'on imagine puissantes, des femmes de pouvoir, comment elles avaient vécu ces questions-là. Et en fait, j'ai découvert que ça avait été tout aussi dur, si ce n'est même plus dur que pour les femmes moins exposées. Donc, si c'est si dur pour des ministres ou des femmes puissantes, qu'est-ce que ça dit de l'égalité réelle dans notre société pour toutes les femmes, en fait ? C'était ça, mon propos.
- Ces femmes se sont-elles livrées facilement ?
- Je suis journaliste politique à la base. Donc, c'est un métier, un domaine que je pratique depuis longtemps. Je les connaissais déjà. Il y avait aussi une relation de confiance. Ensuite, je pense qu'elles ont compris que mon propos n'était absolument pas un propos racoleur. Mon propos était vraiment de parler de leurs conditions face à la grossesse, à la maternité. Il fallait leur faire parler de ce qu'il y a de plus intime pour une femme comme les problèmes de fertilité, la maternité, etc., etc. Et elles ont accepté. Elles ont accepté d’être filmées chez elles. On a même filmé leurs enfants. C'est la première fois qu'elles ouvraient les portes comme ça de leur intimité. Elles ont bien compris que mon propos était vraiment un propos sociétal et non un propos racoleur.
- Avez eu des retours ?
- Oui, on a beaucoup de retours. On a fait des projections. Et c'est pour ça que je suis ravie de participer à ce festival Cine donne aujourd'hui. J'aime voir la réaction des jeunes, des jeunes gens. C'est intéressant de voir comment eux réagissent. Ce sont des choses que les gens ne savent pas : Qu'une femme députée, une sénatrice, une mairesse, une ministre n'a pas de congé maternité. Ça n'existe pas. On ne peut pas poser un congé maternité. Beaucoup de gens ne le savent pas et sont surpris de l’apprendre et ça déclenche beaucoup de questions. On a fait des projections, notamment à l'Assemblée nationale sous le haut patronage de sa présidente Yaël Braun-Pivet. C'était assez symbolique d'avoir toutes ces femmes qui étaient là et la première femme présidente de l'Assemblée qui montrait ce film aux jeunes générations.
- Ça peut faire bouger les choses ?
- En tout cas, plus on en parle, plus les choses bougent. C'est compliqué parce que pour changer les lois à ce niveau-là, par exemple, notamment la question du congé maternité, ce n’est même pas la loi, c'est la Constitution. La Constitution n'a pas prévu qu'un jour, des femmes seraient parlementaires ou ministres et encore moins des femmes en âge de procréer et d'être maman. Et c'est pour ça que le congé maternité n'est pas prévu. Il y a beaucoup de députés qui ont accouché sur le dernier mandat. Ce sont des jeunes femmes qui ont une trentaine d'années. Si on veut changer ça, il ne faut pas faire une loi, il faut changer la Constitution. Donc, c'est vrai que c'est un long travail.
La projection a été suivie d'une table ronde animé par la docteure en anthropologie Caroline-Rose Torres
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