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Femu a Corsica tire un bilan positif des dernières municipales


Mario Grazi le Jeudi 30 Avril 2026 à 10:43

Femu a Corsica était réuni en Cunsigliu mercredi soir à Corte. Il s’agissait pour le mouvement de faire le bilan des dernières élections municipales, mais aussi de dresser un point sur la situation politique et, enfin, de tracer les perspectives pour les semaines et mois à venir.



Les délégués des différents territoires insulaires, les élus et les cadres de Femu a Corsica étaient réunis ce mercredi soir à Corte, à l’amphi Ribellu de l’Université de Corse.

Dans un premier temps, militants et élus se sont penchés sur les résultats des dernières élections municipales que « nous trouvons tout à fait positifs », a affirmé François Martinetti, secrétaire national du parti.

« En conservant des bastions électoraux comme Bastia ou encore Biguglia, le grand Bastia, le Cap Corse, Ile-Rousse, mais aussi des conquêtes comme une quinzaine de villages en Haute-Corse comme en Corse-du-Sud, et puis surtout la victoire de Sartè, à laquelle nous avons participé, sans oublier la percée historique du mouvement nationaliste à Aiacciu avec un score jamais réalisé. Ce que nous avions dit il y a quelques mois en voulant faire converger les nationalistes et les forces de progrès, nous l’avons fait en déclinant nos fondamentaux autour de ces municipales. Ces démarches d’alliances sont porteuses d’avenir ».

Lors de ce Cunsigliu, les militants ont également évoqué les campagnes qui n’ont pas abouti, « comme Corte et d’autres cas ». « Mais si l’on tire un bilan régional, nous en sortons grandis puisque nous avons consolidé notre socle ».

Fort de ces résultats et après plus de dix ans de mandature régionale, les instances nationales et le Premier ministre ont accepté de revoir le calendrier de l’autonomie.

« Cela est une victoire importante pour que, enfin, après de nombreux mois de tergiversations et de reports, ce calendrier soit acté au plus haut niveau de l’État ».

Quant aux perspectives d’avenir, elles concernent à court terme le processus d’autonomie : « que nous soutiendrons puisque nous avons validé le programme avec nos alliés, sachant que le dernier sondage montre que 75 % des Corses sont favorables à l’autonomie. À Femu a Corsica, le statut d’autonomie, c’est l’aboutissement d’une reconnaissance politique pour notre peuple et en même temps la solution à de nombreux problèmes à régler de manière urgente ».

Le mouvement met notamment l’accent sur deux priorités : l’accès à la terre et un statut officiel pour la langue.

« Nous pouvons également évoquer les problèmes quotidiens avec, par exemple, le prix de l’essence, car nous sommes aujourd’hui à la merci d’un Premier ministre qui ne bloque pas le prix de l’essence ».

À moyen terme, il s’agit de conserver l’assise électorale, notamment en maintenant le siège de sénateur de Haute-Corse en septembre prochain, tout en travaillant sur une stratégie en Corse-du-Sud.

Femu a Corsica veut également consolider sa présence sur le terrain, surtout auprès des jeunes, « en construisant un pays avec les autres, avec nos partenaires comme Core in Fronte, comme les autres partis nationalistes ».

François Martinetti a rappelé que Femu a Corsica a toujours « maintenu le dialogue avec les nationalistes malgré des désaccords profonds. C’est notre devoir de patriotes corses ».

Il a ensuite fustigé le PNC qui « a acté une stratégie et n’a pas participé à des démarches de convergence patriotiques comme sur Aiacciu ou Sartè, voire a participé à des démarches visant à faire perdre les nationalistes, comme à Bastia ».

« Une démarche que l’on peut qualifier de tambouille électorale allant du Parti communiste français à la gauche républicaine anti-nationaliste, en passant par la droite la plus réactionnaire, avec comme candidat Julien Morganti, qui a fait toutes les boutiques politiques. C’est une donnée à prendre en compte dans nos futures discussions ».

« En tout cas, nous avons fait le choix de la cohérence : faire converger les nationalistes et les forces de progrès autour de notre base et de nos fondamentaux. Et nous continuerons à prôner cette stratégie encore demain », a conclu François Martinetti.