La question sociale s’invitera une nouvelle fois dans l’hémicycle de l’Assemblée de Corse ce jeudi. À l’occasion de la séance des questions orales, le groupe Avanzemu interpellera en effet le président du Conseil exécutif pour lui demander de réunir, « dans les délais les plus brefs », une nouvelle conférence sociale associant l’ensemble des acteurs socio-économiques et politiques de l’île.
Une demande qui intervient dans un contexte que le groupe juge particulièrement préoccupant. En ligne de mire notamment, la hausse des prix des carburants, sur laquelle le député Paul-André Colombani doit prochainement rendre les conclusions de sa mission parlementaire. Mais pour Avanzemu, ses conséquences se font déjà largement ressentir. « De facto, et par effet domino, l’impact est considérable sur le coût des transports, de celui des marchandises à grande échelle au trajet quotidien des particuliers pour se rendre sur leur lieu de travail, emmener leurs enfants à l’école ou tout autre action de la vie courante », souligne le groupe dans sa question orale.
Une situation qui prend, selon lui, une dimension particulière dans l’île. « Notre territoire, caractérisé par une population vieillissante, une précarité exponentielle et une insuffisance de transports en commun dans une île montagne, est de ce fait particulièrement vulnérable aux externalités négatives économiques et sociales », estime Avanzemu.
« Les paramètres objectifs d’une crise sociale »
Au-delà des seuls carburants, c’est plus largement la hausse du coût de la vie qui inquiète les élus du groupe. « Si l’on ajoute à l’inflation des carburants celle qui frappe de manière mécanique, chronique et durable tous les produits, biens et services, on retrouve les paramètres objectifs d’une crise sociale », alertent-ils. Une crise qui intervient de surcroît alors que les finances publiques sont elles aussi sous tension. « De l’État aux plus petites collectivités, les budgets sont contraints. Il appartient néanmoins aux responsables politiques de se soucier de l’avenir du peuple », insiste Avanzemu.
Pour le groupe, le constat est d’autant plus préoccupant que la cherté de la vie pèse déjà lourdement sur les ménages insulaires. « Les Corses subissent donc de plein fouet l’ensemble des aléas économiques inflationnistes », relève-t-il, en rappelant que les prix sont déjà plus élevés dans l’île que sur le continent. Et plusieurs signaux témoignent, selon Avanzemu, d’un malaise qui dépasse désormais la seule question du pouvoir d’achat. « L’actuel mouvement revendicatif du monde agricole, et depuis peu, des sapeurs-pompiers, corrobore ce mal-être généralisé et commande une urgence dans la réaction et l’action politique », considère encore le groupe.
C’est donc pour tenter d’apporter des réponses à cette situation qu’Avanzemu souhaite voir renaître une conférence sociale. Un dispositif que la Corse a déjà connu par le passé et qui avait permis, rappelle le groupe, « de discuter des problématiques rencontrées et d’aborder collectivement des pistes voire des solutions concrètes en faveur du pouvoir d’achat des Corses ». Pour autant, Avanzemu estime que les difficultés restent largement présentes aujourd’hui. « Il n’y a qu’à les écouter pour comprendre et compléter la longue liste de leurs aspirations, en matière de pouvoir d’achat, de logement, de fins de mois difficiles, etc. »,pose ainsi le groupe.
À quelques semaines d’un nouveau débat autour de l’évolution institutionnelle de la Corse, Avanzemu entend donc remettre le quotidien des Corses au centre des discussions. Le groupe demandera ainsi au président du Conseil exécutif s’il n’est pas temps « d’anticiper les conséquences de la crise sociale et économique actuelle », en réunissant « dans les délais les plus brefs, une nouvelle conférence sociale comprenant tous les acteurs socio-économiques et politiques du territoire ».
Une demande qui intervient dans un contexte que le groupe juge particulièrement préoccupant. En ligne de mire notamment, la hausse des prix des carburants, sur laquelle le député Paul-André Colombani doit prochainement rendre les conclusions de sa mission parlementaire. Mais pour Avanzemu, ses conséquences se font déjà largement ressentir. « De facto, et par effet domino, l’impact est considérable sur le coût des transports, de celui des marchandises à grande échelle au trajet quotidien des particuliers pour se rendre sur leur lieu de travail, emmener leurs enfants à l’école ou tout autre action de la vie courante », souligne le groupe dans sa question orale.
Une situation qui prend, selon lui, une dimension particulière dans l’île. « Notre territoire, caractérisé par une population vieillissante, une précarité exponentielle et une insuffisance de transports en commun dans une île montagne, est de ce fait particulièrement vulnérable aux externalités négatives économiques et sociales », estime Avanzemu.
« Les paramètres objectifs d’une crise sociale »
Au-delà des seuls carburants, c’est plus largement la hausse du coût de la vie qui inquiète les élus du groupe. « Si l’on ajoute à l’inflation des carburants celle qui frappe de manière mécanique, chronique et durable tous les produits, biens et services, on retrouve les paramètres objectifs d’une crise sociale », alertent-ils. Une crise qui intervient de surcroît alors que les finances publiques sont elles aussi sous tension. « De l’État aux plus petites collectivités, les budgets sont contraints. Il appartient néanmoins aux responsables politiques de se soucier de l’avenir du peuple », insiste Avanzemu.
Pour le groupe, le constat est d’autant plus préoccupant que la cherté de la vie pèse déjà lourdement sur les ménages insulaires. « Les Corses subissent donc de plein fouet l’ensemble des aléas économiques inflationnistes », relève-t-il, en rappelant que les prix sont déjà plus élevés dans l’île que sur le continent. Et plusieurs signaux témoignent, selon Avanzemu, d’un malaise qui dépasse désormais la seule question du pouvoir d’achat. « L’actuel mouvement revendicatif du monde agricole, et depuis peu, des sapeurs-pompiers, corrobore ce mal-être généralisé et commande une urgence dans la réaction et l’action politique », considère encore le groupe.
C’est donc pour tenter d’apporter des réponses à cette situation qu’Avanzemu souhaite voir renaître une conférence sociale. Un dispositif que la Corse a déjà connu par le passé et qui avait permis, rappelle le groupe, « de discuter des problématiques rencontrées et d’aborder collectivement des pistes voire des solutions concrètes en faveur du pouvoir d’achat des Corses ». Pour autant, Avanzemu estime que les difficultés restent largement présentes aujourd’hui. « Il n’y a qu’à les écouter pour comprendre et compléter la longue liste de leurs aspirations, en matière de pouvoir d’achat, de logement, de fins de mois difficiles, etc. »,pose ainsi le groupe.
À quelques semaines d’un nouveau débat autour de l’évolution institutionnelle de la Corse, Avanzemu entend donc remettre le quotidien des Corses au centre des discussions. Le groupe demandera ainsi au président du Conseil exécutif s’il n’est pas temps « d’anticiper les conséquences de la crise sociale et économique actuelle », en réunissant « dans les délais les plus brefs, une nouvelle conférence sociale comprenant tous les acteurs socio-économiques et politiques du territoire ».
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