La délégation agricole corse autour de Jean-Baptiste Arena, président de la Chambre d’agriculture régionale, Dominique Livrelli, président de l’ODARC, Jean-Baptiste Cantini, président de la MSA, Jacques Filippi, du président de la SAFER, Hélène Beretti, directrice de la Chambre régionale, Yves Conventi, directeur adjoint de l’ODARC, Robin Rubini pour Mossa Paisana et Jean-Dominique Musso pour Via Campagnola.
« Ce fut une réunion très franche, très positive. Nous avons déjà obtenu des réponses sur quatre revendications importantes ». La délégation corse, qui a été reçue mercredi après-midi au ministère de l’agriculture, sort soulagée et satisfaite de son entretien avec le cabinet d’Annie Genevard. Une délégation de huit personnes, emmenée par le président de la Chambre d’agriculture régionale, Jean-Baptiste Arena, entouré du président de l’ODARC, Dominique Livrelli, du président de la MSA, Jean-Baptiste Cantini, du président de la SAFER, Jacques Filippi, de la directrice de la Chambre régionale, Hélène Beretti, du directeur adjoint de l’ODARC, Yves Conventi, ainsi que de deux syndicalistes : Robin Rubini pour Mossa Paisana et Jean-Dominique Musso pour Via Campagnola. Au terme d’une longue discussion qui a duré 2h30 avec les neuf membres du cabinet ministériel, et en présence du préfet de Corse Eric Jalon et du directeur de la DRAAF qui avaient fait le déplacement, les quatre points de blocage, qui avaient provoqué la colère du monde agricole insulaire, ont été levés.
Une enveloppe réévaluée
La première revendication concerne le Plan CASI – Climat-adaptation-sécheresse-incendies –, un plan exceptionnel de 1,3 milliard d’euros pour soutenir les trésoreries et relancer les exploitations durement touchées par les effets de la canicule et de la sécheresse inédites qui sévissent en France depuis plusieurs mois. La faiblesse de l’enveloppe du fonds de réarmement agricole de 1,3 million € allouée à la Corse, sous dimensionnée au regard des pertes estimées à près de 20 millions € et répartie de façon linéaire, avaient provoqué une union inédite et historique de toutes les institutions et syndicats agricoles insulaires et une journée d’action jeudi dernier. « Sur le CASI, nous aurons une enveloppe supplémentaire sur le fonds de réarmement agricole dont nous connaîtrons le montant dès lundi prochain. Premier point positif », commente Jean-Baptiste Arena. La seconde revendication porte sur la nécessité d'une Politique agricole commune (PAC) qui soit adaptée aux contraintes spécifiques d’insularité et de montagne de la Corse et calibrées à la réalité du territoire, notamment par une revalorisation de l’ICHN. « Le cabinet de la ministre a accepté d’organiser très rapidement quatre réunions de travail sur un laps de temps très concentré entre la mi-octobre et la mi-novembre, deux en Visio et deux en présentiel. Nous demandons au gouvernement de plaider une revalorisation de l’ICHN et la prise en compte des spécificités insulaires dans les discussions de la prochaine PAC afin d’adapter la PAC à la Corse ».
Un barrage facilité
La délégation a obtenu également des avancées sur d’autres revendications, notamment l’allègement de certaines lourdeurs administratives environnementales, une demande que le président de la Chambre d’agriculture avait déjà mise sur la table lors de ses précédentes rencontres avec la ministre. « Le cabinet de la ministre s’est engagé à alléger certaines lourdeurs administratives, certains contrôles par rapport au gyrobroyage, notamment en ce qui concerne le défrichement, également les pertes de temps liées à l’ingénierie des dossiers, notamment celui du grand barrage hydraulique de la Plaine orientale de 9 millions de mètres cubes. Nous avons obtenu l’assurance que tout sera accéléré et que la tâche de l’Office hydraulique et de sa présidente, notre amie Vanina Chiarelli-Luzi, sera facilitée. Si certains verrous sautent, cela nous ferait gagner deux ans, le barrage sortirait en 2030 et pas en 2032 comme c’est prévu aujourd’hui ».
Une nouvelle ère
Cette réunion, que Jean-Baptiste Arena, qualifie de « très technique et très politique » a donc porté ses fruits. Elle acte, estime-t-il, « une nouvelle ère de travail, de discussions apaisées entre l’ODARC, la Chambre régionale d’agriculture et le ministère de l’agriculture qui a été à l’écoute et qui a accepté de prendre en compte l’existence de la spécificité corse et insulaire. Cette prise en compte devrait, dans les mois et les années qui viennent, se retranscrire sur le terrain à travers plusieurs dossiers ». Il tient à saluer le soutien apporté par le préfet de Corse, Eric Jalon. « La présence, et je l’en remercie, du préfet Jalon lors de la réunion d’aujourd’hui, ainsi que du DRAAF de Corse, qui accompagnaient la délégation, est un acte politique fort qui vient appuyer cette nouvelle ère au niveau de la politique agricole de la Corse, ces nouveaux liens avec le gouvernement, et en particulier le ministère de l’agriculture. Par sa présence, le préfet Jalon a affirmé sa confiance dans les institutions de la Corse et a montré son engagement et sa détermination à œuvrer pour l’agriculture productive corse ». Le président de la Chambre d’agriculture remercie tous les syndicats, les lycéens du lycée agricole et l’ensemble du monde agricole qui se sont mobilisés. « J’ai obtenu que les syndicats, qui n’était pas présents aujourd’hui, le seront lors des prochaines réunions ».
N.M.
Une enveloppe réévaluée
La première revendication concerne le Plan CASI – Climat-adaptation-sécheresse-incendies –, un plan exceptionnel de 1,3 milliard d’euros pour soutenir les trésoreries et relancer les exploitations durement touchées par les effets de la canicule et de la sécheresse inédites qui sévissent en France depuis plusieurs mois. La faiblesse de l’enveloppe du fonds de réarmement agricole de 1,3 million € allouée à la Corse, sous dimensionnée au regard des pertes estimées à près de 20 millions € et répartie de façon linéaire, avaient provoqué une union inédite et historique de toutes les institutions et syndicats agricoles insulaires et une journée d’action jeudi dernier. « Sur le CASI, nous aurons une enveloppe supplémentaire sur le fonds de réarmement agricole dont nous connaîtrons le montant dès lundi prochain. Premier point positif », commente Jean-Baptiste Arena. La seconde revendication porte sur la nécessité d'une Politique agricole commune (PAC) qui soit adaptée aux contraintes spécifiques d’insularité et de montagne de la Corse et calibrées à la réalité du territoire, notamment par une revalorisation de l’ICHN. « Le cabinet de la ministre a accepté d’organiser très rapidement quatre réunions de travail sur un laps de temps très concentré entre la mi-octobre et la mi-novembre, deux en Visio et deux en présentiel. Nous demandons au gouvernement de plaider une revalorisation de l’ICHN et la prise en compte des spécificités insulaires dans les discussions de la prochaine PAC afin d’adapter la PAC à la Corse ».
Un barrage facilité
La délégation a obtenu également des avancées sur d’autres revendications, notamment l’allègement de certaines lourdeurs administratives environnementales, une demande que le président de la Chambre d’agriculture avait déjà mise sur la table lors de ses précédentes rencontres avec la ministre. « Le cabinet de la ministre s’est engagé à alléger certaines lourdeurs administratives, certains contrôles par rapport au gyrobroyage, notamment en ce qui concerne le défrichement, également les pertes de temps liées à l’ingénierie des dossiers, notamment celui du grand barrage hydraulique de la Plaine orientale de 9 millions de mètres cubes. Nous avons obtenu l’assurance que tout sera accéléré et que la tâche de l’Office hydraulique et de sa présidente, notre amie Vanina Chiarelli-Luzi, sera facilitée. Si certains verrous sautent, cela nous ferait gagner deux ans, le barrage sortirait en 2030 et pas en 2032 comme c’est prévu aujourd’hui ».
Une nouvelle ère
Cette réunion, que Jean-Baptiste Arena, qualifie de « très technique et très politique » a donc porté ses fruits. Elle acte, estime-t-il, « une nouvelle ère de travail, de discussions apaisées entre l’ODARC, la Chambre régionale d’agriculture et le ministère de l’agriculture qui a été à l’écoute et qui a accepté de prendre en compte l’existence de la spécificité corse et insulaire. Cette prise en compte devrait, dans les mois et les années qui viennent, se retranscrire sur le terrain à travers plusieurs dossiers ». Il tient à saluer le soutien apporté par le préfet de Corse, Eric Jalon. « La présence, et je l’en remercie, du préfet Jalon lors de la réunion d’aujourd’hui, ainsi que du DRAAF de Corse, qui accompagnaient la délégation, est un acte politique fort qui vient appuyer cette nouvelle ère au niveau de la politique agricole de la Corse, ces nouveaux liens avec le gouvernement, et en particulier le ministère de l’agriculture. Par sa présence, le préfet Jalon a affirmé sa confiance dans les institutions de la Corse et a montré son engagement et sa détermination à œuvrer pour l’agriculture productive corse ». Le président de la Chambre d’agriculture remercie tous les syndicats, les lycéens du lycée agricole et l’ensemble du monde agricole qui se sont mobilisés. « J’ai obtenu que les syndicats, qui n’était pas présents aujourd’hui, le seront lors des prochaines réunions ».
N.M.
-
Ligue 3 : face à Orléans, le Sporting va-t-il enfin s’imposer à Furiani ?
-
Haute-Corse : l’interdiction de l’emploi du feu prolongée jusqu’au 18 octobre
-
Domaine de Murtoli : la justice annule deux autorisations d'occupation du domaine public
-
Borgo - Un feu se déclare après des travaux de soudure
-
Corte - L'ARWC à l’heure du prologue avec les élèves de la cité scolaire Pascal-Paoli











Envoyer à un ami
Version imprimable






