Fin octobre, le Comité Corse d’Escrime a organisé un stage de préparation pour ses jeunes escrimeurs à Porticcio. L’occasion pour les catégories M15, M17 et M20 de s’entraîner sous la houlette de Sylvie et Jean-Marie Moillard, deux maîtres d’armes reconnus au niveau national pour avoir porté plusieurs escrimeurs français aux championnats du monde et aux Jeux olympiques : « C’est un stage type compétition pour des jeunes qui sont amenés à aller sur les circuits régional et national », a expliqué Pierre Vitali, le président du Comité Corse d’Escrime.
Une initiative qui n’est pas nouvelle et qui répond à un double enjeu, précise le patron de l’escrime en Corse.
Le premier est de permettre aux escrimeurs insulaires d’avoir de nouveaux adversaires dans une discipline encore trop confidentielle, qui compte environ 200 licenciés : « Les deux maîtres d’armes, qui sont des amis, viennent avec de nombreux jeunes de leur club pour apporter de l’opposition à nos tireurs. Ça leur permet de rencontrer d’autres adversaires que ceux qu’ils connaissent déjà en régional et ils se retrouvent face à des tireurs plus expérimentés. »
Le deuxième enjeu répond aussi, comme dans de nombreuses disciplines sur l’île, à des manquements dans les infrastructures et l’encadrement : « La Corse a toujours eu un potentiel important dans toutes les disciplines et même dans l’escrime. Baptiste Borie-Pene chez les M15 au Cercle d’Escrime de Corte et Meryl-Elise Brunini de La Rapière à Bastia en M17 ont les capacités pour évoluer sur le circuit national, mais nous manquons de maîtres d’armes. Ces stages sont prévus pour ça. » précise Pierre Vitali, qui salue le travail mené tout au long de l’année par les quatre clubs d’escrime insulaires : « On compte aussi sur la formation des éducateurs, mais cela n’est pas suffisant pour pouvoir tirer son épingle du jeu au haut niveau. On a des classements corrects, mais c’est plus compliqué de rentrer dans les tableaux de 32 », rajoute celui qui plaide depuis de nombreuses années pour l’obtention de meilleures installations, qui devraient voir le jour avec une salle d’armes régionale à Corte.
Il est rejoint sur ce point par Sylvie Moillard. Pour la maître d’armes : « Deux jeunes escrimeurs corses sortent du lot. Ces stages permettent de combler un vide, mais ce n’est pas suffisant. On fait un mois sur deux à Bastia et à Ajaccio. » Pour elle : « Un maître d’armes sur place, à l’année, serait une bonne chose. Il y a aussi la possibilité de venir s’entraîner dans des structures en PACA, mais tout cela a un coût », rappelle celle qui connaît très bien le haut niveau : « Il y a la volonté, ça donne envie de les aider. »
C’est ce à quoi pousse, pour son protégé, Antoine Agostini, entraîneur au Cercle d’Escrime de Corte : « Un travail accru au niveau individuel, préparation physique. L’an passé, Baptiste s’était qualifié pour les championnats de France. Deuxième année M15, 14 ans, on va retenter l’expérience. Ça passe par un circuit de plusieurs compétitions, pour emmagasiner des points. Il nous manque un petit truc pour aller rechercher des performances. »
Au-delà de la performance, ce stage a aussi été l’occasion pour les escrimeurs insulaires de s’initier à l’arbitrage. Quasiment une obligation, explique Pierre Vitali, le président du Comité : « C’est très important… Qui sait bien arbitrer sait bien tirer. Quand on part sur le continent, pour quatre tireurs, il nous faut un arbitre engagé. » Antoine Agostini, également président de la commission régionale d’arbitrage, le rappelle : « C’est important, car il n’y a pas de compétition sans arbitre. On pense que c’est important de maîtriser l’arbitrage pour maîtriser le jeu, pour savoir quand il y a un point, quand il y a une erreur. Ça permet d’avoir des arbitres sur place. Le jour où l’on n’aura plus d’arbitres, on n’aura plus de compétitions. »
Une initiative qui n’est pas nouvelle et qui répond à un double enjeu, précise le patron de l’escrime en Corse.
Le premier est de permettre aux escrimeurs insulaires d’avoir de nouveaux adversaires dans une discipline encore trop confidentielle, qui compte environ 200 licenciés : « Les deux maîtres d’armes, qui sont des amis, viennent avec de nombreux jeunes de leur club pour apporter de l’opposition à nos tireurs. Ça leur permet de rencontrer d’autres adversaires que ceux qu’ils connaissent déjà en régional et ils se retrouvent face à des tireurs plus expérimentés. »
Le deuxième enjeu répond aussi, comme dans de nombreuses disciplines sur l’île, à des manquements dans les infrastructures et l’encadrement : « La Corse a toujours eu un potentiel important dans toutes les disciplines et même dans l’escrime. Baptiste Borie-Pene chez les M15 au Cercle d’Escrime de Corte et Meryl-Elise Brunini de La Rapière à Bastia en M17 ont les capacités pour évoluer sur le circuit national, mais nous manquons de maîtres d’armes. Ces stages sont prévus pour ça. » précise Pierre Vitali, qui salue le travail mené tout au long de l’année par les quatre clubs d’escrime insulaires : « On compte aussi sur la formation des éducateurs, mais cela n’est pas suffisant pour pouvoir tirer son épingle du jeu au haut niveau. On a des classements corrects, mais c’est plus compliqué de rentrer dans les tableaux de 32 », rajoute celui qui plaide depuis de nombreuses années pour l’obtention de meilleures installations, qui devraient voir le jour avec une salle d’armes régionale à Corte.
Il est rejoint sur ce point par Sylvie Moillard. Pour la maître d’armes : « Deux jeunes escrimeurs corses sortent du lot. Ces stages permettent de combler un vide, mais ce n’est pas suffisant. On fait un mois sur deux à Bastia et à Ajaccio. » Pour elle : « Un maître d’armes sur place, à l’année, serait une bonne chose. Il y a aussi la possibilité de venir s’entraîner dans des structures en PACA, mais tout cela a un coût », rappelle celle qui connaît très bien le haut niveau : « Il y a la volonté, ça donne envie de les aider. »
C’est ce à quoi pousse, pour son protégé, Antoine Agostini, entraîneur au Cercle d’Escrime de Corte : « Un travail accru au niveau individuel, préparation physique. L’an passé, Baptiste s’était qualifié pour les championnats de France. Deuxième année M15, 14 ans, on va retenter l’expérience. Ça passe par un circuit de plusieurs compétitions, pour emmagasiner des points. Il nous manque un petit truc pour aller rechercher des performances. »
Au-delà de la performance, ce stage a aussi été l’occasion pour les escrimeurs insulaires de s’initier à l’arbitrage. Quasiment une obligation, explique Pierre Vitali, le président du Comité : « C’est très important… Qui sait bien arbitrer sait bien tirer. Quand on part sur le continent, pour quatre tireurs, il nous faut un arbitre engagé. » Antoine Agostini, également président de la commission régionale d’arbitrage, le rappelle : « C’est important, car il n’y a pas de compétition sans arbitre. On pense que c’est important de maîtriser l’arbitrage pour maîtriser le jeu, pour savoir quand il y a un point, quand il y a une erreur. Ça permet d’avoir des arbitres sur place. Le jour où l’on n’aura plus d’arbitres, on n’aura plus de compétitions. »
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