Ce mercredi en fin d’après-midi, sur la D81 dans le secteur de la Balisaccia, gendarmes et représentants de l’État étaient mobilisés pour un contrôle routier. Une opération appelée à se multiplier dans les prochains jours, afin prévenir une hausse saisonnière des accidents, bien connue des autorités.
« Chaque année, on constate un pic d’accidentalité au printemps, en particulier chez les motards », explique Florian Straser, directeur de cabinet du préfet de Corse-du-Sud. « Avec le retour du beau temps, les motos ressortent, parfois avec des conducteurs qui ont perdu certains réflexes. » Le week-end de Pâques en a déjà donné un aperçu, avec plusieurs accidents impliquant des deux-roues.
Une île en tête des statistiques nationales
La situation corse reste singulière à l’échelle nationale. Rapportée à sa population, l’île demeure la région la plus touchée par la mortalité routière en France. Malgré cela, les chiffres récents laissent entrevoir une amélioration. En 2025, 10 personnes ont perdu la vie sur les routes de Corse-du-Sud, contre 19 en 2024.
Chez les motards, la diminution est encore plus marquée : 2 décès en 2025 contre 10 l’année précédente. Une évolution encourageante, mais fragile. « Depuis 2015, on oscille entre 10 et 20 morts par an. Ce niveau reste inacceptable », insiste Florian Straser. « Notre objectif est clair : descendre durablement en dessous de ce seuil. »
Autre indicateur positif : le nombre d’accidents est passé de 280 en 2024 à 215 en 2025. Malgré ces progrès, l’année en cours rappelle la nécessité de rester vigilant. Quatre décès ont déjà été enregistrés depuis janvier 2026. « Ce sont quatre morts de trop », tranche Florian Straser. « Cela montre que le combat est loin d’être gagné. »
« Chaque année, on constate un pic d’accidentalité au printemps, en particulier chez les motards », explique Florian Straser, directeur de cabinet du préfet de Corse-du-Sud. « Avec le retour du beau temps, les motos ressortent, parfois avec des conducteurs qui ont perdu certains réflexes. » Le week-end de Pâques en a déjà donné un aperçu, avec plusieurs accidents impliquant des deux-roues.
Une île en tête des statistiques nationales
La situation corse reste singulière à l’échelle nationale. Rapportée à sa population, l’île demeure la région la plus touchée par la mortalité routière en France. Malgré cela, les chiffres récents laissent entrevoir une amélioration. En 2025, 10 personnes ont perdu la vie sur les routes de Corse-du-Sud, contre 19 en 2024.
Chez les motards, la diminution est encore plus marquée : 2 décès en 2025 contre 10 l’année précédente. Une évolution encourageante, mais fragile. « Depuis 2015, on oscille entre 10 et 20 morts par an. Ce niveau reste inacceptable », insiste Florian Straser. « Notre objectif est clair : descendre durablement en dessous de ce seuil. »
Autre indicateur positif : le nombre d’accidents est passé de 280 en 2024 à 215 en 2025. Malgré ces progrès, l’année en cours rappelle la nécessité de rester vigilant. Quatre décès ont déjà été enregistrés depuis janvier 2026. « Ce sont quatre morts de trop », tranche Florian Straser. « Cela montre que le combat est loin d’être gagné. »
Des comportements à risque toujours trop fréquents
Derrière ces accidents, les causes sont bien identifiées. En 2025, 3 400 infractions ont été relevées en Corse-du-Sud. Parmi elles, plus de 1 500 concernent des faits particulièrement graves : conduite sans permis, sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. « Ce qui frappe, ce n’est pas seulement le volume, c’est la gravité des comportements », souligne le directeur de cabinet. « Et dans environ 70 % des cas, il s’agit de résidents corses. »
Selon les autorités, la vitesse, l’alcool et les stupéfiants sont responsables de près des trois quarts des décès sur la dernière décennie. Aujourd’hui, sur le terrain, les gendarmes concentrent leurs efforts sur les deux-roues motorisés. « Notre objectif est d’agir sur les comportements dangereux, mais aussi sur les équipements », explique le commandant Bernard Dupont, officier adjoint au contrôle des flux.
Cette route est loin d’être épargnée. « Récemment, deux accidents, dont un grave, sont survenus ici, liés à des dépassements dangereux et au non-respect des distances de sécurité. » Mais au-delà de la conduite, l’équipement reste un enjeu majeur. Lors du contrôle, plusieurs jeunes conducteurs de scooters ont été interceptés. S'ils étaient correctement équipés, ce n'était pas le cas leurs passagers. « Or en cas d’accident, le passager est tout aussi exposé », rappelle Florian Straser.
Derrière ces accidents, les causes sont bien identifiées. En 2025, 3 400 infractions ont été relevées en Corse-du-Sud. Parmi elles, plus de 1 500 concernent des faits particulièrement graves : conduite sans permis, sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. « Ce qui frappe, ce n’est pas seulement le volume, c’est la gravité des comportements », souligne le directeur de cabinet. « Et dans environ 70 % des cas, il s’agit de résidents corses. »
Selon les autorités, la vitesse, l’alcool et les stupéfiants sont responsables de près des trois quarts des décès sur la dernière décennie. Aujourd’hui, sur le terrain, les gendarmes concentrent leurs efforts sur les deux-roues motorisés. « Notre objectif est d’agir sur les comportements dangereux, mais aussi sur les équipements », explique le commandant Bernard Dupont, officier adjoint au contrôle des flux.
Cette route est loin d’être épargnée. « Récemment, deux accidents, dont un grave, sont survenus ici, liés à des dépassements dangereux et au non-respect des distances de sécurité. » Mais au-delà de la conduite, l’équipement reste un enjeu majeur. Lors du contrôle, plusieurs jeunes conducteurs de scooters ont été interceptés. S'ils étaient correctement équipés, ce n'était pas le cas leurs passagers. « Or en cas d’accident, le passager est tout aussi exposé », rappelle Florian Straser.
Prévenir autant que sanctionner
Avec la hausse des températures, un phénomène récurrent refait en outre surface : le relâchement des usagers. « Les gens roulent davantage pour de courts trajets et négligent les équipements comme les gants ou les bottes », observe le commandant Dupont. Une erreur lourde de conséquences. « Le jour où on chute, on peut perdre un pied, s’arracher une main… Ce sont des blessures irréversibles. »
Au-delà de la sanction, les autorités revendiquent une approche pédagogique. « Il faut sans cesse répéter les messages », insiste Florian Straser. « Nos contrôles sont aussi là pour rappeler les règles et sensibiliser. » Car pour les services de l’État, la clé reste le comportement individuel. « La sécurité routière dépend avant tout des conducteurs. Chacun a une responsabilité », conclut-il.
À l’heure où la saison touristique approche, les contrôles devraient encore s’intensifier. Avec un objectif simple, mais crucial : éviter que les routes corses ne continuent de payer un trop lourd tribut.
Avec la hausse des températures, un phénomène récurrent refait en outre surface : le relâchement des usagers. « Les gens roulent davantage pour de courts trajets et négligent les équipements comme les gants ou les bottes », observe le commandant Dupont. Une erreur lourde de conséquences. « Le jour où on chute, on peut perdre un pied, s’arracher une main… Ce sont des blessures irréversibles. »
Au-delà de la sanction, les autorités revendiquent une approche pédagogique. « Il faut sans cesse répéter les messages », insiste Florian Straser. « Nos contrôles sont aussi là pour rappeler les règles et sensibiliser. » Car pour les services de l’État, la clé reste le comportement individuel. « La sécurité routière dépend avant tout des conducteurs. Chacun a une responsabilité », conclut-il.
À l’heure où la saison touristique approche, les contrôles devraient encore s’intensifier. Avec un objectif simple, mais crucial : éviter que les routes corses ne continuent de payer un trop lourd tribut.
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