Ils lancent un appel aux futurs maires à faire « front commun contre les pratiques mafieuses ». À un peu plus de 15 jours des élections municipales, la coordination antimafia tenait une conférence de presse ce samedi matin à Ajaccio afin d’appeler les élus locaux à « libérer leur parole ».
« 2025 a été une année charnière, un tournant dans l’antimafia en Corse avec trois manifestations, un colloque, une délibération votée par l’Assemblée de Corse, ou encore la création de lois et d’un parquet régional anticriminalité organisée à Bastia. Parallèlement, nous sommes étonnées de voir pendant cette campagne des municipales la question de la mafia, qui est au centre des préoccupations des Corses, soit oubliée, éludée, alors que la mairie est le système de base de la démocratie en France. Nous ne comprenons pas », a expliqué Jean-Toussaint Plasenzotti, l’un des membres fondateurs du collectif Massimu Susini. « Nous souhaiterions que les candidats s’expriment sur cette question, qu’ils fassent des propositions pour lutter contre la mafia car ils sont en première ligne concernant les pressions mafieuses, notamment avec les marchés publics et les constructions de Plans Locaux d’Urbanisme. Nous souhaiterions également que les électeurs tiennent compte des promesses et des mesures qu’annonceront les futures élus pour lutter contre la mafia », a-t-il ajouté.
David Brugioni, ex-maire de Centuri et référent Anticor en Corse, a pour sa part invité les élus à ne plus se cacher et à rejoindre le combat de la coordination antimafia. « J’ai encore récemment rencontré une élue qui a été menacée, je l’ai vécu aussi et je sais ce que cela peut représenter. On s’aperçoit que malgré la coordination antimafia, malgré les avancées qu’il y a pu y avoir, on a encore des élus qui sont menacés, intimidés, dénigrés au quotidien et que rien n’est fait ne serait-ce que pour les protéger psychologiquement », a-t-il déploré.
Afin de faire bouger les lignes, la coordination antimafia aspire ainsi à ce que les élus soient formés pour résister à la corruption et aux pressions, à l’instar de la sensibilisation que mène actuellement l’État auprès de 1000 fonctionnaires en poste sur l’île pour qu'ils signalent toute tentative de pression. « Il faut aller à la base des choses, c'est-à-dire former les élus à lutter contre la corruption, contre les pressions, contre les menaces. Il faut leur permettre de parler, les protéger, mais en même temps leur donner des outils pour anticiper ce qui peut s'apparenter à des pressions mafieuses. Cela peut prendre différentes formes, et aller d’un cadeau ou de l’intimidation amicale jusqu'à la menace », a souligné Jean-Toussaint Plasenzotti.
En outre, la coordination antimafia veut une application effective de la charte de l’élu local, portée par Anticor, qui prévoit notamment que toute personne amenée à exercer un mandat électif doit avoir « un casier judiciaire vierge de toute infraction à la probité » et plaide également pour davantage de protection des lanceurs d’alerte. « Je pense qu’aujourd’hui les moyens ne sont pas suffisants pour protéger les lanceurs d’alerte. Il faut que l’État prenne mieux en compte les risques pris par ces personnes », a insisté David Brugioni.
Derrière lui, Jérôme Mondoloni, avocat à la retraite et cheville ouvrière de la coordination antimafia, a insisté sur l’importance de mettre ces dispositifs en place pour le mandat qui s’ouvrira en mars, notamment au regard des obligations en matière d’urbanisme qui vont être imposées aux communes. « Lorsqu’un maire rédige un Plan Local d’Urbanisme ou une carte communale, il est souvent soumis à des pressions mafieuses. Nous sommes donc étonnés qu’autant de maires concernés par la rédaction de ces documents ne fassent, au cours de leur campagne actuelle, aucune allusion sur ce qui risque de se passer quand ils vont commencer à rédiger ces documents », a-t-il glissé en reprenant : « Nous proposons que ces maires fassent remonter automatiquement toute pression exercée contre eux lorsque se mettant au service du bien commun, ils définissent les règles d'urbanisme qui permettront peut-être de sauver les terres agricoles en Corse ou les espaces remarquables. Il est plus que temps que les maires montent au créneau pour dénoncer les pressions subies et qu’ils se regroupent pour chasser ces pressions ». Et de conclure : « S'ils ne le font pas, cela voudra dire que ces groupes mafieux auront toutes les chances d'imposer leur choix dans les documents d'urbanisme. Et cela serait sera catastrophique pour la Corse ».
« 2025 a été une année charnière, un tournant dans l’antimafia en Corse avec trois manifestations, un colloque, une délibération votée par l’Assemblée de Corse, ou encore la création de lois et d’un parquet régional anticriminalité organisée à Bastia. Parallèlement, nous sommes étonnées de voir pendant cette campagne des municipales la question de la mafia, qui est au centre des préoccupations des Corses, soit oubliée, éludée, alors que la mairie est le système de base de la démocratie en France. Nous ne comprenons pas », a expliqué Jean-Toussaint Plasenzotti, l’un des membres fondateurs du collectif Massimu Susini. « Nous souhaiterions que les candidats s’expriment sur cette question, qu’ils fassent des propositions pour lutter contre la mafia car ils sont en première ligne concernant les pressions mafieuses, notamment avec les marchés publics et les constructions de Plans Locaux d’Urbanisme. Nous souhaiterions également que les électeurs tiennent compte des promesses et des mesures qu’annonceront les futures élus pour lutter contre la mafia », a-t-il ajouté.
David Brugioni, ex-maire de Centuri et référent Anticor en Corse, a pour sa part invité les élus à ne plus se cacher et à rejoindre le combat de la coordination antimafia. « J’ai encore récemment rencontré une élue qui a été menacée, je l’ai vécu aussi et je sais ce que cela peut représenter. On s’aperçoit que malgré la coordination antimafia, malgré les avancées qu’il y a pu y avoir, on a encore des élus qui sont menacés, intimidés, dénigrés au quotidien et que rien n’est fait ne serait-ce que pour les protéger psychologiquement », a-t-il déploré.
Afin de faire bouger les lignes, la coordination antimafia aspire ainsi à ce que les élus soient formés pour résister à la corruption et aux pressions, à l’instar de la sensibilisation que mène actuellement l’État auprès de 1000 fonctionnaires en poste sur l’île pour qu'ils signalent toute tentative de pression. « Il faut aller à la base des choses, c'est-à-dire former les élus à lutter contre la corruption, contre les pressions, contre les menaces. Il faut leur permettre de parler, les protéger, mais en même temps leur donner des outils pour anticiper ce qui peut s'apparenter à des pressions mafieuses. Cela peut prendre différentes formes, et aller d’un cadeau ou de l’intimidation amicale jusqu'à la menace », a souligné Jean-Toussaint Plasenzotti.
En outre, la coordination antimafia veut une application effective de la charte de l’élu local, portée par Anticor, qui prévoit notamment que toute personne amenée à exercer un mandat électif doit avoir « un casier judiciaire vierge de toute infraction à la probité » et plaide également pour davantage de protection des lanceurs d’alerte. « Je pense qu’aujourd’hui les moyens ne sont pas suffisants pour protéger les lanceurs d’alerte. Il faut que l’État prenne mieux en compte les risques pris par ces personnes », a insisté David Brugioni.
Derrière lui, Jérôme Mondoloni, avocat à la retraite et cheville ouvrière de la coordination antimafia, a insisté sur l’importance de mettre ces dispositifs en place pour le mandat qui s’ouvrira en mars, notamment au regard des obligations en matière d’urbanisme qui vont être imposées aux communes. « Lorsqu’un maire rédige un Plan Local d’Urbanisme ou une carte communale, il est souvent soumis à des pressions mafieuses. Nous sommes donc étonnés qu’autant de maires concernés par la rédaction de ces documents ne fassent, au cours de leur campagne actuelle, aucune allusion sur ce qui risque de se passer quand ils vont commencer à rédiger ces documents », a-t-il glissé en reprenant : « Nous proposons que ces maires fassent remonter automatiquement toute pression exercée contre eux lorsque se mettant au service du bien commun, ils définissent les règles d'urbanisme qui permettront peut-être de sauver les terres agricoles en Corse ou les espaces remarquables. Il est plus que temps que les maires montent au créneau pour dénoncer les pressions subies et qu’ils se regroupent pour chasser ces pressions ». Et de conclure : « S'ils ne le font pas, cela voudra dire que ces groupes mafieux auront toutes les chances d'imposer leur choix dans les documents d'urbanisme. Et cela serait sera catastrophique pour la Corse ».
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