Arrivée sur l’île le 15 décembre dernier, Christelle Boucher-Dubos n’a pas tardé à donner le ton. Ce mardi matin, la nouvelle directrice générale de l'Agence régionale de santé Corse a souhaité un temps « sans formalisme », pour faire connaissance avec les journalistes et exposer les grandes lignes de son action.Arrivée par bateau avec ses affaires dans le coffre, elle a commencé son travail dès le lundi matin. Une première immersion dans un territoire qu’elle n’avait, de son propre aveu, jamais visité auparavant. Ancienne députée de Gironde et ex-secrétaire d’État à la Santé entre 2018 et 2020, Christelle Boucher-Dubos assume ce regard neuf. « Je découvre la Corse comme une habitante », confie-t-elle, évoquant les réalités du quotidien : transports, infrastructures, accès aux soins, mais aussi enjeux médico-sociaux liés au vieillissement et au handicap. Une approche qu’elle considère comme un atout : « Arriver sans idée préconçue permet d’écouter davantage. »
À la tête d’une agence de 116 agents répartis entre la Corse-du-Sud et la Haute-Corse, la directrice rappelle les trois grandes missions de l’ARS : le sanitaire, le médico-social et la santé environnementale. Avec, en filigrane, un enjeu central : l’équilibre territorial. « L’équilibre entre le nord et le sud de l’île, mais aussi entre public et privé, est fondamental. Tous sont des acteurs du soin et tous doivent être accompagnés. » Fidèle à sa réputation, elle revendique une méthode résolument tournée vers le terrain. « Je ne serai pas une directrice de tableau Excel », affirme-t-elle. Dès sa première semaine, Christelle Dubos-Boucher a tenu à visiter le centre hospitalier d’Ajaccio, participé à une maraude avec la Croix-Rouge avant Noël et pris part à des conseils de surveillance hospitaliers. Une présence qu’elle entend pérenniser : au moins une à deux journées par semaine hors de son bureau, au contact des soignants et des élus.
Le futur CHU, un projet à coconstruire par étapes
Parmi les dossiers structurants figure, sans surprise, la question d’un futur CHU. Prudente, Christelle Boucher-Dubos insiste : « Il n’y a pas de feuille de route politique toute faite. » Pour elle, le sujet se construit par étapes : développement de la recherche, renforcement de la formation, accueil des internes, coopération avec les universités et réflexion sur un modèle innovant, multisite et adapté aux spécificités insulaires. Sur la désertification médicale, la directrice mise sur une approche globale : aides à l’installation, maisons de santé, consultations avancées, accueil des internes et, bientôt, docteurs juniors. Sans oublier l’environnement de vie : emploi du conjoint, garde d’enfants, services publics. « Faire venir un médecin, ce n’est pas seulement une question financière, c’est un projet de vie. »
Enfin, forte de son parcours national, elle ne cache pas vouloir utiliser ses réseaux parisiens. « Sans passe-droit, mais sans naïveté non plus », dit-elle, assumant de faire remonter les spécificités corses auprès des ministères lorsque cela peut servir le territoire. Un mois après son arrivée, Christelle Boucher-Dubos trace ainsi les contours d’une direction fondée sur la proximité, l’écoute et l’adaptation. Une prise de contact qui, au-delà du café partagé, marque le début d’une méthode : être présente, comprendre avant d’agir, et inscrire la santé en Corse dans une dynamique à la fois réaliste et ambitieuse.
Le futur CHU, un projet à coconstruire par étapes
Parmi les dossiers structurants figure, sans surprise, la question d’un futur CHU. Prudente, Christelle Boucher-Dubos insiste : « Il n’y a pas de feuille de route politique toute faite. » Pour elle, le sujet se construit par étapes : développement de la recherche, renforcement de la formation, accueil des internes, coopération avec les universités et réflexion sur un modèle innovant, multisite et adapté aux spécificités insulaires. Sur la désertification médicale, la directrice mise sur une approche globale : aides à l’installation, maisons de santé, consultations avancées, accueil des internes et, bientôt, docteurs juniors. Sans oublier l’environnement de vie : emploi du conjoint, garde d’enfants, services publics. « Faire venir un médecin, ce n’est pas seulement une question financière, c’est un projet de vie. »
Enfin, forte de son parcours national, elle ne cache pas vouloir utiliser ses réseaux parisiens. « Sans passe-droit, mais sans naïveté non plus », dit-elle, assumant de faire remonter les spécificités corses auprès des ministères lorsque cela peut servir le territoire. Un mois après son arrivée, Christelle Boucher-Dubos trace ainsi les contours d’une direction fondée sur la proximité, l’écoute et l’adaptation. Une prise de contact qui, au-delà du café partagé, marque le début d’une méthode : être présente, comprendre avant d’agir, et inscrire la santé en Corse dans une dynamique à la fois réaliste et ambitieuse.
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